Au cas où votre moyenne globale, après les épreuves écrites, oscillerait entre 8 et 10, vous pouvez passer l’épreuve dite de "l’oral de
contrôle" appelée aussi oral de rattrapage. Vous allez pour cela choisir deux matières à repasser. Comme celles-ci conservent leur coefficient du bac, il convient dès lors de la jouer tactique et
de ne pas simplement s’arrêter aux seules notes brutes. En effet, passer de 9 à 12 dans une matière à coefficient 7 rapporte 21 points, là où passer de 6 à 16 dans une matière à coefficient 2
n’en donne que 20… Choisissez donc avec le conseil de vos profs des matières à multiplicateurs élevés où vous pensez bien pouvoir faire mieux à l’oral. Est-ce vraiment la peine de vouloir
améliorer un 8 en histoire géo, si toute l’année vous avez péniblement atteint 5 de moyenne…
L’examinateur va ensuite vous poser quelques questions pour approfondir votre
travail. Il le fait, non pas pour vous piéger, mais au contraire pour compléter votre présentation avec des choses que vous auriez pu oublier et que vous pouvez dès lors rappeler ou
bien encore pour valoriser vos connaissances. C’est généralement un bon indice pour savoir si vous avez fait une bonne prestation ou pas. Plus les questions sont "pointues" ou abordent des
thèmes autres que le sujet principal, plus cela signifie qu’il est satisfait de l’exposé fourni et qu’il veut voir jusqu’où vont vos connaissances. Si par contre il revient sur des grandes
généralités et évidences du sujet, c’est que vous les avez oublié dans votre présentation.
Réaliser un croquis est une épreuve qui apparaît toujours impressionnante parmi les épreuves du bac. Pourtant c’est un exercice beaucoup plus simple qu’on ne croit si on respecte un certain nombre de règles élémentaires.
Soyons clairs, le nombre de croquis qui peuvent tomber au bac est relativement limité et malgré des formulations qui peuvent parfois effrayer, on ne demande généralement qu’un nombre restreint de cartes à retenir, une douzaine pour les S. une grosse quinzaine pour les L./E.S.
C’est un exercice qui s’apparente à la composition dans le sens où il repose essentiellement sur vos connaissances et votre capacité à construire un plan logique et cohérent. Donc commencez par lire le sujet et vous poser les mêmes questions que me demande t-on ? Quelle en est la problématique ? Quelles en sont les limites géographiques (le fond de carte vous apporte normalement une aide indéniable pour les déterminer).
Au bac vous pouvez compter sur 1 h. à 1h30 pour faire cette épreuve. Bien sûr, on ne peut pas se passer de connaissances précises : les noms des villes ou des pays et leur localisation. Vous serez aussi jugé sur ce genre de connaissances de base…
Les logiques internes de la plupart des croquis reposent sur des notions de hiérarchisation (intensité du développement, taille des villes, dynamisme des espaces), de contacts (la notion d’interface montre particulièrement les espaces frontaliers ou maritime ou se font les échanges), de centres et de périphéries (le Nord-Est américain par rapport au reste du pays) et d’échanges (flux en tout genres).
Commencez par la légende au brouillon. Vous n’avez qu’un fond de carte et pas de rechange, ce n’est pas le moment de vous tromper en le massacrant d’entrée de jeu. Vous allez
regrouper logiquement vos connaissances et construire le raisonnement interne de votre légende. Elle se découpe en grandes parties (4 maximum), parfois, mais pas toujours,
découpées en sous-parties. On peut y placer une bonne douzaine d’informations logiques, guère plus, sous peine de devenir illisible.
Une fois que vous avez regroupé les informations au brouillon, vous pouvez passer à la légende au propre. Elle peut comporter 4 types de figurés.
- Les zones : désignant des espaces (pays/régions). Utilisez en priorité des couleurs. Des hachures peuvent en second lieu permettre de croiser deux informations sur le même espace. Si vous avez une hiérarchie entre ces zones, pensez toujours en terme de dégradé de couleur du plus important au moins important. La combinaison classique rouge/orange/jaune est un incontournable qui fait toujours son petit effet. L’équivalent du dégradé pour les hachures est de jouer sur l’espacement de celles-ci. Attention toutefois à rester lisible car les hachures ont vite tendance à surcharger un croquis.
-Les points : (villes/ lieux remarquables, centres de décisions et autres) Il s’agit là d’un lieu à dessiner. Des ronds, des carrés, des étoiles mais toujours des symboles abstraits. Faites varier leur taille pour en indiquer l’importance, leur couleur pour symboliser quelque chose.
-Les traits: symbolisent des coupures (limites Nord Sud, frontières, limites entre régions) ou au contraire des regroupements de pays (l’ALENA...)
-les flèches : symbolisent des flux. Echanges, migrations etc… Là encore leur grosseur peut permettre de montrer l’importance du phénomène. Faites-les simples et relativement droites.
Une fois équipé de tout ça, vous pouvez passer au croquis proprement dit. D’abord au crayon à papier (contour des zones, puis figurés ponctuels et flux), puis quand vous êtes sûrs de votre coup, faites-le au propre. Ne laissez pas d’espaces en blanc non expliqués. De même tout dessin doit se retrouver dans la légende.
Les noms ne se mettent qu’en dernier. Faites simple, écrivez horizontalement et de préférence en majuscule. Vous pouvez éventuellement faire varier la couleur du nom pour indiquer une information supplémentaire mais celle-ci doit se retrouver dans la légende. Seule exception, les fleuves qui peuvent être en bleu (tout comme les mers et les lacs) et suivre le cours d’eau.
Si vous craignez de surcharger votre travail, vous avez parfaitement le droit de faire une nomenclature, c'est-à-dire de remplacer les noms par des numéros que vous listez dans un coin de votre croquis.
N’oubliez pas le titre ! Et soignez l’esthétique. Utilisez des crayons de couleurs, proscrivez les cartes faites au feutre ou au stylo. Dans l’idéal, un croquis parfait doit pouvoir être compris sans sa légende : les phénomènes les plus importants doivent vous sauter aux yeux rien qu’en regardant la carte et la logique interne du raisonnement doit apparaître d'elle-même.
Voici donc l’épreuve la plus difficile du baccalauréat. En tout cas celle qui apparaît la plus effrayante pour la plupart des candidats. Soyons honnêtes, ce n’est pas une épreuve facile car sans documents, elle ne repose que sur vos connaissances et vous oblige à rédiger un texte long et organisé selon un plan précis. Fondamentalement, dans ce type de devoir, il n’y a pratiquement pas de différence entre l’histoire et la géographie.
L’épreuve se présente donc de la façon suivante : un sujet, généralement sous forme d’une affirmation : « L’Europe pendant la guerre froide » /
« Les fondements de la puissance américaine ». Elle peut, mais ce n’est pas une obligation, être accompagnée par un document de complément. En histoire, une mini
chronologie, en géographie mais c’est plus rare quelques statistiques.

1ère étape : Analyser le sujet :
C’est une étape fondamentale mais hélas trop souvent ignorée.
Repérez les mots importants, les termes de vocabulaire à définir et donc de quoi vous aller parler. Fixez les limites chronologiques (de quelle période vais-je parler ?) et géographiques (quels espaces/pays vais-je traiter ?).
Ex :« Le bloc occidental pendant la guerre froide »
Quoi (et où ? ) : le bloc occidental : ce sont les Etats-Unis + ses alliés
Quand : pendant la guerre froide donc 1947 - 1991
Les documents complémentaires sont là pour vous fournir des pistes, la chronologie permettant au passage d’être sûr de ne pas se tromper quant aux limites chronologiques à définir. Par
contre n'essayez pas de la prendre pour plan de devoir.
Ex : « La mondialisation : facteurs et conséquences »
Vous avez là les deux grandes parties (les facteurs de la mondialisation puis la façon dont ils s’appliquent) car le sujet principal est ici la mondialisation qui va apparaître dans tout le devoir.
Il ne s’agit pas de juxtaposer l’un puis l’autre mais bien de croiser les informations les concernant. Car c’est leur affrontement qui est le thème principal qui doit apparaître sur
toute la copie. On pourra envisager les deux modèles puis les moyens de l'affrontement (constitution des blocs, propagande etc...) puis enfin les grandes phases de l'affrontement.
2ème étape : Mise au brouillon des connaissances
3ème partie construire le plan et la problématique au brouillon
Ex : Les Sud, unité ou diversité
Problématique : « Peut-on encore parler du Sud comme d’un tout dans la mondialisation »
1ère partie : Qu’est ce qui caractérise les pays du Sud
Sous-partie 1 : Une place secondaire dans la mondialisation (ex : moins de 20 % du commerce mondial)
Sous partie 2 : Des retards socio culturels importants (IDH faible / persistance analphabétisme / pauvreté de masse)
Sous partie 3 : Une instabilité politique chronique (guerre / dictature ex : Birmanie)
Sous partie 4 : Des inégalités intérieures marquées (poids écrasant des métropoles / inégalités sociales très accentuées / zones entières laissées vierge ou peu exploitées ex : Brésil)
2ème partie des situations variées… (je vous laisse chercher les sous parties vous même)
4ème partie : Rédigez l’introduction et la conclusion au brouillon
Les deux sont assez codifiées mais ne doivent pas être forcement très longues. Une dizaine de lignes peuvent largement suffire.
La conclusion :
Elle ne doit pas apporter d’informations neuves sur le sujet. Ce n’est pas une sous-partie de secours, elle est là pour boucler le devoir et répondre aux questions posées par votre plan.
5ème étape : la rédaction sur la copie
L’intro et la conclusion sont les seuls à rédiger au brouillon.
Le développement s’organise en parties séparées qui correspondent aux grandes idées, les parties sont elles-mêmes divisées en paragraphes présentant les idées secondaires. On saute
deux lignes entre les grandes parties de même qu’après l’introduction et avant la conclusion. On saute une ligne à chaque paragraphe.
N’oubliez jamais qu’on attend
un texte rédigé (pas d’abréviations sauf pour quelques sigles connus URSS /ONU, pas de tiret avec renvoi à la ligne, pas de numérotation des sous parties etc…), un
vocabulaire précis (celui du cours, si vous citez un sigle particulier comme PMA ou PED mettez le au complet en toutes lettres avec des majuscules (Pays les Moins Avancés) la
première fois que vous l’utilisez), un registre de langue au moins courant sinon soutenu et bien sûr une certaine maîtrise du français.
N’écrivez pas le passé au futur, évitez les « on » et les « il y a » un peu impersonnels. N’hésitez pas à faire des phrases de transitions entre chaque partie avec des mots de liaisons.
En géographie (plus rarement en histoire) vous avez le droit d’accompagner votre texte d’un petit croquis explicatif pas trop compliqué avec une légende qui respecte les règles cartographiques. Ex : le découpage de l’Allemagne et de Berlin en 4 zones d’occupations. C’est purement optionnel mais c'est souvent apprécié. Limitez vous à un seul croquis pour ne pas transformer le devoir en une bande dessinée.
6ème étape : Relisez vous.
Nous avons beaucoup insisté sur ce type particulier de document tant en cours que sur le blog. Il est temps de faire le point sur l’image de propagande, un des supports documentaires privilégiés de l’épreuve d’histoire.

La propagande tout d’abord : qu’est ce que c’est ? Il s’agit d’une technique de communication pour influencer et agir sur une opinion publique, modifier son comportement pour lui faire adopter un état d’esprit ou un comportement particulier. C’est ce qu’on pourrait simplifier sous le terme de « publicité politique »
La simplification : une formule, un mot d’ordre, des symboles simples et immédiatement reconnaissables.
L’ennemi : forcément grotesque et/ou maléfique. L’idéal est de se présenter comme une victime, c’est toujours l’autre qui attaque.
Le grossissement : la magnification ou la défiguration : on accentue, on déforme. Les méchants seront forcément ignobles et laids, les gentils beaux et grandioses.
L’orchestration : on répète inlassablement la même idée jusqu’à ce qu’elle apparaisse comme une évidence. Tous les supports (image, cinéma, chanson, manifestation sportive) peuvent être l’occasion de faire passer l’idée.
La transfusion : on se sert de vieux mythes, de symboles patriotiques, de héros du passé pour s’inscrire dans la durée.
La lecture d’image de façon générale nécessite de se poser la question suivante : comment celle–ci est elle construite ?

Un grand classique est l’image en opposition avec le bon et le méchant clairement opposés. Voici un exemple issu de l’imagerie soviétique
Dites vous bien que la plupart du temps le choix des couleurs ou des symboles ne doit rien au hasard. Voici quelques symboliques « classiques » au XXème siècle
Dans la même famille d’image on peut la regrouper avec la publicité, la caricature et l’affiche politique. Une photo, soigneusement cadrée et composée peut facilement être utilisée comme une image de propagande, nous en reparlerons.

(source « un siècle de propagande par l’image » de Patrick Mougenet / documents :site de Bernard Collet)

Elle se présente sous la forme de 5 documents accompagnés de questions portant sur un ou plusieurs documents à la fois. Puis une réponse organisée
utilisant les informations issues des documents et les connaissances du cours.
La réponse organisée doit être aérée, le correcteur doit facilement pouvoir retrouver les grandes parties, écrite comme il se doit en français correct dans un registre sinon soutenu, au moins
courant. (Méfiez vous des abréviations et des répétitions). Il n’y a pas d’indication de volume, n’essayez pas de faire trop long, ce n’est pas une composition. Disons qu’à moins d’une page recto
verso cela risque de paraitre un peu léger mais qu’au-delà d’une copie dou
ble, ça commence à faire beaucoup.
L’introduction après avoir présenté le sujet se contente de présenter la problématique. Nul besoin de décrire à nouveau les documents. La conclusion se contente d’être un bilan qui essaye de
répondre à la problématique.
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