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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 23:09

Un travail de Hayette Kouadri (TL)

Mardi 11 septembre 2001, un Boeing de la compagnie American Airlines heurte l’une des deux tours du World Trade Center à New York. Dix minutes plus tard, un deuxième avion arrive droit sur l’autre tour. Une demie heure plus tard, un troisième avion s’écrase sur le Pentagone (ministère de la défense à Washington. Au  total, on dénombre plus de trois milles morts, les chaînes de télévisions du monde entier ont transmit l’attaque en direct et ne cesse depuis de repasser les images des deux tours qui s’effondrent. New York, capitale économique, et Washington, capitale politique ont été frappés. Jamais les Etats-Unis n’avaient subi sur leur sol un attentat de cette ampleur, ce qui leur a fait réaliser que malgré la victoire de la guerre du Golfe, ils restent un état vulnérable. Cet attentat est revendiqué par Ben Laden  et son mouvement terroriste Al Qaïda. Voilà que surgit un terrorisme nouveau, une guerre asymétrique encore mal connue, contre un état, voir une civilisation.

 

Le président, George W. Bush, élu en 2000, et son gouvernement préparent la riposte. Ce sera la guerre contre les Talibans, elle commencera deux semaines après les attentats et entraînera la chute du régime islamique en Afghanistan. En mars 2003, c’est au tour de l’Irak de Saddam Hussein d’être l’objet d’une offensive victorieuse des forces américaines. À l’étranger, la guerre en Afghanistan suscite l’adhésion d’une grande partie de l’opinion mondiale, contrairement à la guerre d’Irak qui creuse un  fossé.

Pourquoi donc?

Que revendique le président en allant en Irak?

Son intervention était-elle justifiable?

 

Les deux tiers des américains croient que Saddam Hussein détient des armes de destruction massive et apporte son concours au terrorisme. Cette idée change la politique étrangère des Etats-Unis : leur politique étrangère est centrée autour de la guerre au terrorisme. Elle vise à détruire les régimes jugés dangereux, les « états  voyous » (rogue states), qui mettent en péril la paix dans le monde et la sécurité des Etats-Unis, à les remplacer par des démocraties, à livrer une guerre totale aux pays, aux mouvements qui combattent les valeurs occidentales capitalistes. Pour éviter qu’un nouveau 11septembre ne se produise, il convient de déclarer lorsqu’elle est indispensable, ce que Bush va appeler la « guerre préventive » ; c’est la justification que donne alors Bush de son offensive contre l’Irak, en dépit des réticences de bon nombre de ses alliés, Français et Allemands notamment.


Ce néo-conservatisme américain souhaite exporter les idées et les pratiques qui fondent la culture américaine.
  

Combien cela va coûter au monde ?  

Des raisons officieuses doivent  être prises en compte. Des enjeux politiques, religieux, économiques et militaires.

Le premier enjeu est politique, les Etats-Unis souhaite exporter leurs idées, leur mode de vie, leur occidentalisme et leur capitalisme afin de contrôler les régimes islamiques.

La raison religieuse est la lutte contre les extrémistes radicaux musulmans qui soutiennent le terrorisme, Bush, se prenant pour un justicier, souhaite rétablir une liberté religieuse dans des pays où musulmans, juifs et chrétiens cohabitent depuis des siècles (…)

Troisième raison. Le pétrole. L’Irak étant le deuxième exportateur mondial de pétrole, les Etats-Unis souhaite s’emparer des puits afin de payer l’armement américain grâce à l’Irak, et ainsi faire d’énormes économies.

Les enjeux militaires existent grâce à la position géographique de l’Irak, en plein milieu de Moyen-Orient, là où l’Iran doit se tenir à carreaux, là où les palestiniens vivent sous la menace d’une offensive américaine en faveur d’Israël .

 

Cette guerre n’était pas justifiable car premièrement, aucune arme de destruction massive n’a été découverte, à tel point que les Etats-Unis et les Royaume-Uni ont abandonné les recherches, l’occupation existe toujours à tel point aussi, ne l’oublions pas qu’ils exploitent les ressources irakiennes  notamment le pétrole qui a fait l’objet d’importantes installations de firmes américaines en Irak, une guerre civile opposant musulmans chiite et sunnite a éclaté, pour la prise du pouvoir, afin de rétablir un régime religieux, les estimations disent le nombres de morts à 150 000,  4000 soldats morts au combats, ce qui déclencha un retournement de situation du peuple américain qui devient peu à peu anti-guerre. L’Europe fut divisé en deux, entre états pour et états contre l’intervention,  2.5 millions d’irakiens on fuit le pays pour aller en Syrie, Turquie, Jordanie. Une augmentation des dépenses militaires, un mensonge sur les raisons officiels de l’offensive, ainsi que la démission de plusieurs membres de la Maison Blanche ont remis en cause la politique de Bush dans le monde entier.

De nombreuses raisons comme celle-ci ont fait ressortir les raisons officieuses de Bush pour « coloniser » l’Irak.

 Aujourd’hui, 65% des américains pensent que cette guerre n’était qu’une erreur, 25% des anciens soldats sont aujourd’hui sans abris et non pris en charge par l’état.

Aujourd’hui, Barack Obama, nouveau président des Etats-Unis, à promis un retrait des troupes américaines qui se fera progressivement en 16mois, mais tout en gardant un certain contrôle afin d’éviter que ce pays nouveau désormais, tombe aux mains de n’importe qui.

L'explication la plus probable de l'invasion de l'Irak est l'engagement du Régime "néoconservateur" de Bush à la défense de l'expansion territoriale israélienne (une pensée pour la Palestine). Il n'existe pas un seul néoconservateur qui ne soit allié à Israël. Israël espère voler toute la Cisjordanie et le Sud du Liban pour son expansion territoriale. Un régime colonial américain en Irak ne protège pas seulement Israël contre des attaques, mais exerce aussi pression contre la Syrie et l'Iran pour qu'ils ne soutiennent pas les Palestiniens et les Libanais. La guerre d'Irak est une guerre pour l'expansion territoriale d'Israël. La "guerre contre la terreur" de Bush est un bobard qui sert à couvrir l'intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient pour le compte du "grand Israël". 
 

Je rajoute à ma dernière opinion sur la guerre trois liens vidéos dailymotion, "envoyé spécial, mai 2008", sur le mensonge de la guerre, afin de justifier ma décision finale.
Première partie     -  Deuxième partie    - Troisième partie

J'aimerais terminer par cette vidéo du clip de Médine, "11 septembre", j'ai eu la chance de connaitre ce rappeur l'an dernier lors d'un concert à bourg en bresse et petit à petit j'ai lu entre les lignes de ses paroles cette chanson retrace le monde depuis le 11/09/01.

                           


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Tout arrive à qui sait attendre (bon, un peu longtemps, mais quand même), puisque paradoxalement alors que ton travail fut l'un des premiers à m'être parvenu, c'est celui qui chronologiquement s'insére en dernier, avec plusieurs ajouts successifs. Un sujet récent où les polémiques et les prises de positions parfois radicales ne manquent pas. Il y a pas mal de bonne choses dans ce travail notamment dans toute sa première partie. J'ai rajouté quelques illustrations pour compléter un peu l'ensemble. Mais comme toujours dans les affaires de géopolitique internationale il faut aussi savoir se méfier des manipulations et des raccourcis faciles. Des méchants et des gentils, des musulmans forcément tous terroristes assoiffés de sang et du grand complot israélien qui manipule les Etats-Unis pour dépecer la Palestine. Autant de thèmes politiquement porteurs qu'on se renvoie à la figure, qui permettent de manipuler le bon peuple et qui laissent le champ libre à tout ceux, politiciens nationalistes, religieux fanatiques et marchands d'armes qui prospèrent sur ce terreau. 

 Comme souvent il n' y a pas de raisons uniques à cette intervention.  La politique américaine menée par le président Bush s'inspire fortement du thème du choc des civilisations développé par Samuel Huntington. Les attentats du 11 septembre comme tu le rappelle ont traumatisé les Etats-Unis, frappés sur leur sol pour la première fois depuis Pearl Harbor en 1941. Pour l'opinion publique, les pays musulmans ont été montré du doigt comme des responsables collectifs sur le thème. Les Etats-Unis  ont décidé d'intervenir dans cette région pour non seulement combattre le terrorisme, nouvelle obsession américaine mais aussi parce que l'idée de la "guerre préventive" est devenue le modèle militaire américain : Ne plus attendre d'être attaqué les premiers mais prendre les devants. Après avoir renversé le gouvernement taliban en Afghanistan, le gouvernement républicain a voulu faire un exemple pour montrer aux "états voyous" que s'en prendre à eux était une très mauvaise idée. Jusqu'à l'aveuglement semble t-il.


Le président Bush : "C'était marrant, maintant voyons si nos services de renseignement avaient bon."
Sur le paperboard de Condeleeza Rice (secrétaire aux affaires étrangères) : "Doctrine Bush : 1 -Tirer 2- Poser des questions."

L'Irak de Saddam Hussein constituait une cible privilégiée en effet le pays était soupçonnée par les experts américains (semblent-ils largement intoxiqués par des opposants irakiens désireux de se débarasser de Saddam Hussein pour prendre le pouvoir) de vouloir developper des armes de destructions massives depuis sa défaite lors de la guerre du Golfe. Les raisons que tu avances au début de ton texte sont réels dans l'esprit des stratéges du Pentagone, pour lutter contre le terrorisme et assurer l'approvisionnement pétrolier dans la région, établir par la force un gouvernement démocratique pro-américain était dans leur optique logique. On peut aussi retrouver une raison plus personnelle de l'administration Bush de venger l'affront fait au père du président, Georges H. Bush qui avait mené la guerre du Golfe mais n'avait pu déloger Saddam Hussein du pouvoir. Un echec qui lui avait coûté sa réelection
.

Le principal ratage des américains lors de la préparation de cette guerre en 2003 est de n'avoir pu entraîner l'ONU dans cette aventure. La France, l'Allemagne et la Russie qui avaient soutenu l'intervention en Afghanistan sont cette fois-ci beaucoup plus critiques, remettant en cause les arguments américains et faisant valoir une position multilatéraliste dans cette affaire. Cela va créer un fort ressentiment aux Etats-Unis, les conservateurs américains dénonçant pour l'occasion la "trahison" française dans la guerre contre le terrorisme en appelant au boycott des produits français.  Dans le même temps de grande manifestations anti-guerre se déroulent dans les grandes capitales du monde. Dans le même  l'anti-américanisme se développe. 

Le secrétaire d'état à la défense Colin Powell présentant à lONU des germes du virus de l'anthrax prétendument fabriqués en Irak. Une information mensongère apprendra t-on plus tard qui poussera Powell qui s'estima trompé par les services de renseignements à démissioner du gouvernement Bush.

Au final, l'intervention américaine partit en Irak sans accord international. Malgré l'arrestation et l'exécution de Saddam Hussein, l'intervention américaine se solda par un semi-échec, les divisions internes notamment entre les communautés chiites, sunnites et kurdes ont transformé le conflit en guerre civile et le nouveau gouvernement élu s'avéra assez vite corrompu et paralysé. Après 6 ans de présence américaine, les attentats déchirent toujours le pays. L'image des Etats-Unis fut passablement salie par les révélations de tortures pratiquées dans les prisons américaines en Irak .

Avec le recul, les observateurs internationaux estiment que les années Bush sont probablement parmi les plus catastrophiques pour le rayonnement des Etats-Unis dans le monde et pour la stabilité internationale. Le nouveau président Obama doit gerer un héritage compliqué.

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 00:00

Un travail de Mickaël Morain (TL)

La  guerre  en  ex-Yougoslavie  ou  le retour  de la  guerre  en Europe

Le  cas  plus  particulier  de  la  Bosnie

                                                          Carte de l'ex-Yougoslavie avant la guerre

Le retour de la guerre en Europe se fera vers la fin du XX ème siècle avec l’explosion de la République Fédérale Socialiste de Yougoslavie . Cette explosion conduira à la formation de sept nouveaux Etats : La Serbie, le Monténégro, la Croatie, le Kosovo, la Slovénie, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine. Seul deux de ces pays ont accédé à l’indépendance sans passer par la case « guerre », ce sont la Slovénie et la Macédoine. Quant aux autres ils vont se faire la guerre ce qui amènera peu à peu le retour du terme « d’épuration ethnique », c’est le premier génocide recensé en Europe après la seconde Guerre Mondiale.

 

Le principal conflit se déroulera entre la Serbie, Bosnie et Croatie. Il y a plusieurs années de guerre caractérisées par des massacres, des viols, des crimes de guerre et même la création de camps de concentration. Ce conflit se caractérise également par des déplacements forcés et massifs de population autant du côté Croate, Serbe ou Bosniaque. Ces déplacements étaient en quelques sortes un enjeu stratégique pour faire fuir les populations locales et ainsi permettre de faire avancer de plus en plus leur armée dans les terres à conquérir. A cause de ces immigrés, les pays risquant d’être conquis se retrouvent devant une situation de terreur et incitent les habitants à quitter leurs lieux de vie et ainsi à aller s’installer dans une autre région voire un autre pays. Grâce à ce phénomène, un brassage important de population et de culture a été effectué. Grâce à ce procédé, nous aurions pu penser à une unification ou même un rapprochement des populations jusque là encore ennemies, mais ce ne fut pas le cas ; a contrario la haine s’est installée et à fait place à des actes terribles et à engendrer des guerres civiles.

 

Nous nous retrouvons alors face à un réel désordre de population, de politique et de culture. Pris par la peur et la terreur ont estime à environ 200000 jeunes qui ont fuient leurs pays pour éviter le service militaire (à noter que même les femmes aller au service militaire).

 

En parlant des femmes, j’aimerais introduire un petit témoignage qui m’a été fait il y a quelques temps de la part d’une personne proche que je connais personnellement. Voici une petite partie de son témoignage :

 

« Nous avons fuit le pays mes 3 soeurs et moi. Nous avons du laisser nos parents et fuir pour échapper au service militaire qui voulait évidemment dire une préparation à l’action militaire. Je suis arrivé à Marseille en France pour rejoindre ma tante qui avait émigrés déjà depuis plusieurs années. Avec mes sœurs, nous avons étaient séparées, une de mes sœurs est allé en Angleterre, une autre en Italie et une autre en Allemagne.

La maison que mon père avait construit de ses propres mains est maintenant dévastée, mes parents ont heureusement réussis a s’en sortir. Nous nous voyons peu à cause de la situation encore peu stable en Croatie. »

 

Selon le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, la guerre a coûté la vie à 102622 personnes, dont 55261 civils qui se répartissent de cette façon :

Bosniaques et Croates : 72000 dont 38000 civils et 6000 soldats croates.

Serbes de Bosnie : 30700  dont 16700 civils.

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J'en profite pour publier les derniers travaux d'élèves. Celui-ci est un peu confus, j'ai dû reformuler un grand nombre de phrases qui étaient incohérentes en français. De plus, pas de sources et peu d'illustrations, c'est dommage. L'utilisation d'un témoignage est intéréssante et aurait peut-être pu permettre d'approfondir encore la vision de ce conflit complèxe qui illustre les profondes divisions nationalistes qui subsistent encore sur notre petit continent.

En effet on avait eu tendance à l'oublier à l'époque de la guerre froide et de la construction européenne, mais les Balkans constituent une mosaïque ethnique incroyable. Des peuples aux langues, cultures et religions variées qui se partagent non sans mal un territoire réduit. Dans l'histoire, cette région a été l'objet de très nombreuses guerres. Noublions pas que c'est à Sarajevo qu'a commencé la première guerre mondiale lorsqu'un étudiant serbe nationaliste a abattu l'héritier du trône d'Autriche Hongrie pour protester contre l'annexion de la Bosnie par cette dernière.

Cette série de carte du Monde Diplomatique permet de comprendre l'incroyable complexité des peuples qui y vivent et les nombreux bouleversement territoriaux dans cette région au XXème siècle.


La Yougoslavie, "Union des Slaves du Sud" a été crée en 1919 lors du traité de Versailles à l'initiative de la Serbie qui va la dominer. Cette fédération composée de nombreux peuples de langues, cultures et religions différentes est restée fragile et pendant la seconde mondiale a été largement remise en cause lorsqu'un gouvernement croate installé par les nazis s'est mis à persécuter les autres peuples. Après la guerre, le chef de la résistance communiste, Josif Brosip dit Tito va installer un régime socialiste indépendant de l'URSS qui va fédérer davantage le pays et permettre de le rendre plus solide.

Sous la conduite de Tito, le pays semble trouver son unité et une voie originale entre les blocs occidentaux et soviétiques. "La Yougoslavie a six Républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul parti." déclare le Maréchal Tito dont la forte personnalité fédére le pays. Si le régime est bien communiste, les européens peuvent sans problème venir faire du tourisme sur les superbes plages de Croatie.

 A la mort du grand homme en 1980, les tensions nationalistes reprennent, d'autant que la situation économique n'est pas très bonne. Dans les républiques de Croatie ou de Slovénie mais aussi en Serbie, les partis nationalistes gagnent du terrain, chacun rejettant sur l'autre la responsabilité des difficultés. Milosevic en Serbie, Tudjman en Croatie, la nouvelle génération de dirigeants jouent sur la fibre nationaliste pour se faire élire, au détriment de l'unité du pays et des droits des minorités .

En décembre 1990, alors que dans toutes l'Europe Orientale les régimes communistes disparaissent, des referendums sont faits en Croatie et en Slovénie, sous la pression des mouvements nationalistes locaux, sans en référer au gouvernement central. Les résultats sont favorables à l'indépendance. Les minorités serbes inquiétes pour leur sécurité appellent leurs frères de Serbie à l'aide. Les affrontements commencent entre l'armée régulière (majoritairement serbe) et les milices croates ou slovènes. Après de violents combats les deux républiques sécessionistes réussissent à garantir leurs indépendances avec l'aide de la Communauté Européenne, notamment de l'Allemagne qui voit là une opportunité d'accélerer l'effondrement du modèle communiste. La Slovénie réussissant même par la suite à intégrer l'Union Européenne


Mais c'est en Bosnie Herzégovine qui proclame à son tour son indépendance en 1992 que la guerre va être la plus violente. En effet l'équilibre éthnique y est beaucoup plus mélangé et Serbes, Croates et Musulmans Bosniaques (c'est le nom officiel de la population) se déchirent avec brutalité. La capitale Sarajevo est bombardée et assiégée par les milices serbes, mieux équipées. Les anciens voisins s'entre-égorgent désormais avec férocité. 

Après la guerre, on redécouvre les victimes disparues dans des charniers qui témoignent de la dureté des combats et des exactions sur les civils..

L'ONU envoie des casques bleus et ordonne le blocus des armes dans la région ce qui favorise en fait les Serbes et les Croates déjà équipés. Impuissants à arréter les combats, l'Europe redécouvre l'horreur des massacres de civils, du viol utilisé comme arme de guerre et des épurations éthniques à ses portes. La Serbie ouvre des camps de concentration où les prisonnier sont parqués dans des conditions effroyables. Les milices de chaque camps multiplient les exactions sur les civils entrainant des exodes massifs de population. 
L'Europe est surtout impuissante à empécher la guerre par la diplomatie et incapable militairement de contraindre les belligérants notamment serbes à cesser les combats. Il faudra l'intervention américaine au travers de l'OTAN qui bombarde Belgrade la capitale de la Serbie pour contraindre les Serbes à évacuer les territoires bosniaques et à négocier la paix. Ce seront les accords de Dayton patronés par les américains en 95 qui aboutiront au partage de la Bosnie en 2 entités. Serbes d'un côté, Bosno-croates de l'autre. Un partage qui va encore entrainer rancoeurs et exodes de populations..

Des mandats d'arrets pour crimes de guerre sont lancés après la guerre par le Tribunal Pénal International de la Haye contre les dirigeants essentiellement serbes qui ont ordonné les massacres de population civiles. A l'interieur de ce qui reste de la Yougoslavie, d'autres régions s'agitent à leur tour. Le Montenegro qui obtient sa séparation de l'ensemble qu'elle forme avec la Serbie en 2006. le Kosovo, berceau historique de la Serbie mais peuplé majoritairement d'Albanais devient un pays en 2008 après de nouveaux troubles violents. Même si la paix est revenue ces dernières années dans ce qui était la Yougoslavie, la situation reste toujours tendue dans toute la région.
                                                                              Des primes de la justice internationale pour la capture des dirigeants serbes accusés de crimes de guerre.

Loin d'apporter la paix espérée, l'effondrement du bloc communiste n'a fait que réactiver les vieilles rivalités nationalistes en plein coeur de l'Europe qui a redecouvert que ses vieux démons militaires et nationalistes ne sont pas forcément du passé.

Un dossier
plus complet de Radio Canada

 

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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 14:41



Un travail de Laura Pardini (TL)



1.      Sa biographie

Vladimir Vladimirovitch Poutine est le 7 octobre 1952 à Saint-Pétersbourg qui était encore à l’époque Leningrad.  Il fait des études  de droits dans sa ville natale et obtient son diplôme en 1975. Après une formation de 2 ans à Moscou il rentre au KGB les services secrets soviétiques où il restera 15 ans. Il devient père en 1985 et 1986 et se marie en 1993. Il parle couramment allemand et anglais en plus du russe.

2.      Sa montée au pouvoir

Après sa démission du KGB en 1991 il devient influant au cœur de sa ville natale jusqu’en 1996 en étant notamment l’adjoint du maire de l’époque : Anatoli Sobtchak .

En 1996 Il est nommé adjoint au directeur des affaires de la présidence à Moscou.  Boris Eltsine en est le directeur et c’est lui qui permettra a Poutine de monter jusqu’au gouvernement. En effet en 1999 il est nommé premier ministre par Eltsine, alors président. Fin 1999 il remplace Eltsine par intérim et devient président l’année d’après au suffrage universel. Il est réélu en 2004 jusqu’en 2007 où il ne pouvait être réélu et est remplacé par Dimitri Medvedev considéré comme son poulain. Actuellement il est redevenu premier ministre de la Russie.

 

3.      Sa carrière de plus près

Dès le début de son mandat  Poutine affiche son intention d'instaurer la "dictature de la loi" visant à lutter contre la mafia et les oligarques (personnalités du monde des affaires proche du pouvoir) industriels et financiers qui ont profité de la chute de l’URSS pour s’enrichir. Plusieurs de ces oligarques se sont soustraits à la justice en s'enfuyant du pays. De ce fait, l'évincement des oligarques des médias a amplifié le contrôle sur l'information de masse et induit une censure qui nuit au pluralisme politique russe.


Poutine marque diplomatiquement une certaine rupture avec l'Occident, contrairement à son prédécesseur Eltsine qui passait les intérêts du pays parfois en second plan. Avant la fin de son mandat, il met en place deux lois, l’une qui considère comme valide le scrutin quelque soit la participation et l'une pour interdire les manifestations le jour des élections.
En décembre 2007, Poutine, prend la tête de la campagne électorale pour viser la place de chef du gouvernement tout en respectant la constitution. Il l'emporte largement.
En mars 2008, son successeur Medvedev le nomme premier ministre.






                                         __________________________________


Un travail décevant, fait un peu à la va-vite, sans source, et qui s'avère être un survol complet de la question.

Le personnage de Vladimir Poutine a ceci de fascinant qu'il marque le retour au premier plan de la Russie, après les années de déclin qui ont suivi
la chute du Mur de Berlin.  Mais un retour qui s'accompagne de soupçons d'autoritarisme et d'une certaine tendance à retrouver une volonté impérialiste sur les anciennes républiques soeurs de l'URSS.

 

Lorsque Vladimir Poutine arrive au pouvoir dans les années 2000, c'est un quasi inconnu qui a l'image d'un fonctionnaire terne et sans charisme auquel la plupart des observateurs ne prédisent pas un grand avenir. Il faut dire qu'il arrive dans une Russie en proie au doute après les années de présidence de Boris Eltsine, le tombeur de Mikhaïl Gorbatchev. 



La situation de la Russie s'était nettement dégradée: l'économie socialiste s'étant effondrée face au modèle capitaliste.  Le puissant état soviétique n'était plus là pour assurer emplois à vie , logements et système de santé gratuit pour tous. Au contraire, la corruption et la criminalité explosent, les sous-marins nucléaires rouillent dans les ports faute d'entretien, soldats et fonctionnaires ne sont plus payés, l'espérance de vie recule et  un certain nombre de fortunes se bâtissent très vite sur les ruines du système sans qu'on sache toujours avec certitude d'où vient l'argent. Les soupçons s'accumulent  sur Boris Eltsine lui même qui doit faire face à des soupçons grandisssants de corruption. (photo: Eltsine et Poutine au moment de la passassion de pouvoir)

Si les années Eltsine sont marquées par l'arrivée de la démocratie en Russie, elles sont aussi celles où cette ancienne superpuissance semble s'effondrer et l'on se demande si on ne va pas dès lors classer la Russie dans les pays du Sud.

Lorsqu'il arrive au pouvoir en décembre 1999, Poutine est un inconnu en Occident. Par son parcours dans l'ancien KGB, il représente en fait les anciens responsables du parti communiste qui veulent reprendre les rênes du pouvoir pour mettre en place un régime fort qui doit permettre à la Russie de reprendre sa place de grande puissance face aux Etats-Unis. En septembre 99, une vague d'attentats extrémement violents ensanglantent les grandes villes du pays. Attribuée aux séparatistes tchétchénes, un petit état autonome de la Fédération de Russie dans le Caucase, elle est l'occasion pour Vladimir Poutine d'envoyer l'armée mater dans le sang la revolte tchétchéne et par là même de jouer sur la fibre nationaliste toujours très forte en Russie. Il faudra "buter les terroristes jusque dans les toilettes" déclare t-il. Des déclarations martiales qui font forte impression et contribuent à changer l'image de l'obscur fonctionnaire en un chef charismatique, ceinture noire de judo et combattant émérite.

Dans le même temps le pouvoir s'attaque frontalement à la corruption et au pouvoir des oligarques, ces sulfureux milliardaires qui ont bâtis leurs fortunes sur les ruines de l'URSS. Soit ils collaborent avec le pouvoir, soit ils ont de gros ennuis avec la justice qui n'hésite pas à expédier en prison quelques unes des plus grosses fortunes du pays.

S'appuyant sur la hausse des prix du  pétrole et du gaz naturel, l'économie russe se redresse. L'aisance économique retrouvée permet à Vladimir Poutine de bénéficier d'un énorme crédit auprès de sa population. Il va être réélu  triomphalement. Cette prospérité nouvelle doit être symbolisée par les Jeux Olympiques d'hiver de 2012 qui se tiendront à Sotchi, sur la mer Noire.

Revers de la médaille, l'opposition est muselée et il devient de plus en plus difficile de critiquer Poutine et son parti "Russie Unie". La
mort mystérieuse de la journaliste Anna Politkovskaïa,  enquêtant sur les exactions de l'armée en Tchétchénie, ou l'empoisonnement par un produit radioactif d'Alexandre Litvinenko  ancien agent secret devenu opposant au pouvoir russe, ont jeté le trouble. Doit-on y voir un retour aux méthodes totalitaires de l'ére soviétique ? Beaucoup le pensent, mais il est difficile d'accuser ouvertement le Kremlin.

Et lorsqu'en 2008 il doit ceder sa place comme le prévoie la constitution, il devient tout naturellement
le premier ministre de Dimitri Medvedev, son poulain. Pendant ce temps le parti Russie Uni a noyauté tout le pays, plaçant ses hommes aux postes clés,  surveillant les médias, encadrant la jeunesse dans son mouvement Michki (les oursons) puis Nachi (les notres) pour les ados et envoyant sous des prétextes fallacieux les opposants en prison à l'approche des élections. Pas tout à fait une dictature mais pas tout à fait non plus une pure démocratie.

Sur le plan international, la Russie se raidit face aux Etats-Unis. Désormais, régulièrement, elle fait entendre sa voix dans les affaires du monde. Surtout, pour Poutine, la fin de l'URSS a été la principale catastrophe du XXème siècle. Il n'hésite pas non plus à peser lourdement sur les affaires des anciennes républiques de l'URSS. Celles-ci doivent éviter de facher Moscou car Poutine n'hésite pas à recourrir à la force pour faire valoir ses vues. .. C'est ainsi qu'à plusieurs reprises l'Ukraine se voit priver de gaz naturel pour défaut de paiement, coupant au passage l'approvisionnement de l'U.E. Ou bien il fait une guerre éclair à la Georgie pour soutenir les autonomiste russophones d'Ossètie.

Même si elle n'a plus tout à fait le rayonnement de l'ére soviétique, la Russie est redevenue une puissance majeure sur laquelle il faut compter. Au prix semble t-il d'un pouvoir fort qui s'accomode parfois à sa façon des exigences démocratiques...

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 23:13

Un travail de Charlotte Le Veugle (TL)

Le Rwanda, un pays d'Afrique centrale coincé entre la république démocratique du Congo, la Tanzanie, le Burundi et l'Ouganda. Ce petit pays est l'un des plus densément peuplé au monde, avec ses presque 10 millions d'habitants pour une superficie d'un peu plus de 25 mille km. C'est une population divisée avec deux ethnies principales : les Hutus et les Tutsis. Mais peut-on vraiment parler d' « ethnies » ?

 

Les Hutus et les Tutsis ont en effet tellement de choses en commun qu'il est difficile, voire impossible, de les considérer en tant qu'ethnies : ils vivent sur un même territoire, parlent une même langue – le  kinyarwanda –, pratiquent une même religion et partagent une culture identique. Ce ne sont pas non plus des castes puisque qu'aucune hiérarchie de la pureté ni endogamie ne les séparent. L'idée de classe ne correspond pas davantage avec une diversité interne certaine, tant sur le plan social que géographique. Hutu et Tutsi ne constituent par conséquent ni des races ni des ethnies, ni des castes ni des classes ; ce n'est qu'une identification parmi d’autres.

 

Pourtant, au début du XX ème siècle, l'arrivée des colonisateurs européens, allemands puis belges, va bouleverser l'ordre établi. En effet, cette domination coloniale s'accompagne de théories raciales évidentes et l'élite Tutsi, alors considérée comme  race supérieure, va être favorisée, au détriment des Hutus.

La distinction des races est officialisée en 1931 tandis que la mention raciale apparaît sur les cartes d'identité. Quelques dizaines d'années auront suffit pour creuser le fossé racial qui entrainera le génocide de 1994.


Si l'élite Tutsi est au début favorisée, son désir d'indépendance, de plus en plus fort, incite en 1959 les Belges a renverser leur alliance au profit des Hutus. Grégoire Kayibanda devient Président de la République en 1961, et les contestations Tutsis quant au régime mis en place vont entraîner de violentes émeutes, fermement réprimées par des massacres et des pogroms (assauts avec pillages et meurtres d'une partie de la population contre une autre).

 

 

Des milliers de Tutsis trouvent refuge dans les pays voisins et Juvénal Habyarimana, profitant des troubles qui agitent le pays, renverse  Kayibanda en 1973, avant de fonder un nouveau parti, le Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement (MRND), soutenu par la France.

 

De leur côté, les exilés Tutsis se regroupent en Ouganda et mettent en place le Front Patriotique Rwandais (FPR). Ils tentent en octobre 1990 d'entrer en force au Rwanda. C'est la guerre civile. Les massacres et exécutions de Tutsis se multiplient tandis que la France, ignorant les prémices du génocide, continue de soutenir le régime de  Habyarimana. (photo ci-contre)

        
La propagande anti-Tutsi ne cesse d'augmenter et le 6 avril 1994, Habyarimana meurt dans un attentat avec le président du Burundi. C'est l'évènement déclencheur. Les massacres s'enchaînent aussitôt – guidés par la Radio Télévision Libre de Mille Collines (RTLM) – tant contre les opposants Hutu que  contre les Tutsis et l'on dénombre plus de 800 mille morts en seulement trois mois.

 

De la même façon qu'après la Shoah lors de la Seconde Guerre Mondiale, de nombreux procès ont lieu par la suite pour « crime contre l'humanité » ou encore « complicité de génocide ». Le génocide s'étant déroulé durant une guerre civile et la guerre d'indépendance, certain nient purement et simplement son existence alors que d'autres affirment qu'il s'agit d'un « double » génocide, qui aurait touché tant les Tutsis que les Hutus. Le Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR), mis en place fin 1994 par l'ONU pour juger les personnes responsables d'actes de génocide, déclare finalement que le génocide n'a plus besoin d'être prouvé.

 

Le génocide au Rwanda aura été le plus rapide de l'histoire, et celui de plus grande ampleur de par le nombre de morts par jour. Un génocide qui n'est finalement dû pas tant à des différences raciales qu'à des intérêts politiques : les colons ont divisé pour mieux régner. 


Sources : dictionnaire
; wikipédia.org ; rwanda.free.fr ; unitedhumanrights.org

                                          ---------------------------------------

Un article intéréssant qui résume assez bien les enjeux de ce génocide dont la brutalité et la soudaineté à surpris le monde entier qui pensait au milieu des années 90 qu'avec la fin de la guerre froide les guerres civiles meurtrières appartenaient au passé. Je n'ai pas mis toutes les photos de charniers qui accompagnaient ton article, celles-ci étant vraiment abominables. J'ai par contre ajouté une carte au début de l'article pour qu'on puisse mieux visualiser la situation du "pays des mille collines".

Une exhumation d'une des nombreuses fosses communes découverte après le génocide. Les familles essayent d'identifier les restes des leurs au milieu des dépouilles.

Effectivement le découpage tribal de la région semble être le fruit de la volonté du colonisateur belge, qui arrive au Rwanda à partir de 1916, considérant les Tutsis et Hutus comme deux groupes distincts. Les Tutsis sont  perçus comme étant des chasseurs ayant des traits physiques plus nobles (plus grand,  plus pâles, le nez effilé), là où les Hutus sont vus comme des paysans grossiers. favorisés par le colons, les Tutsis apparaissent aux yeux des Hutus comme les alliés des belges et des exploiteurs. D'où la naissance d'un ressentiment qui explose à l'indépendance.

Le rôle de la Belgique et de la France à souvent été montré du doigt dans cette affaire, en effet notre pays à soutenu le gouvernement Habyarimana et formé les mebres Hutus de son armée et de ses forces de sécurité. Beaucoup d'entre-eux seront impliqués dans le génocide.

L'assassinat jamais vraiment expliqué du président Habyarimana et de son homologue burundais Cyprien Ntaryamira (leur avion est abattu par deux roquettes) met le feu aux poudres. Est-ce l'oeuvre des extrémistes Hutus, du Front Patriotique Rwandais ? les services secrets français aurait-ils pu participer ?
C'est toujours une pomme de discorde entre le Rwanda et la France. D'autant que des juges rwandais ont ces dernières années émis des mandats d'arrets contre de hautes personnalités de l'époque, dont des ministres.

Le génocide a duré à peine 100 jours et on estime à 800 000 le nombre de victimes, Tutsis mais aussi Hutus modérés s'opposant aux mouvements radicaux. L'impuissance des institutions internationales et notamment de l'ONU incapable d'empêcher le génocide vont montrer les limites de ce "nouvel ordre mondial" auquel le monde aspirait après la guerre froide. Néanmoins la mise en place du
Tribunal Pénal International pour le Rwanda qui, s'inspirant du grand procès de Nuremberg qui avait permis de juger les nazis, a tenté de juger les grands responsables du génocide.


Le TPIR définit le génocide comme étant :

"L'un quelconque des actes ci-après, commis dans l'intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux:
a) meurtre de membres de groupe; b) atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membre du groupe; c) soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle; d) mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe; e) transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe."


Au final c'est le FPR de Paul Kagamé qui prendra le pouvoir. Une période de transition suivra où il faudra juger les responsables et tenter d'arriver à une paix et à un reconciliation nationale. Des tribunaux locaux les gacacas (petite herbes en kinyarwanda) doivent juger des centaines de milliers de personnes dans un  lourd climat de suspicion. De nos jours tous les procès n'ont pas aboutis et le pouvoir a surtout envie de tourner la page du déchirment national, ce qui fait dire à certains que toute la lumière est loin d'être faite sur les circonstances de ce génocide et que la cohabitation entre ancien bourreaux et victimes va être difficile.

Pour compléter :
Un excellent dossier, très clair,
sur le site de Radio Canada
Celui d'Etienne Augris avec notamment l'interview de Jean Hatzfeld auteur d'"une saison de machettes"livre bouleversant sur cette guerre civile et Jean-Paul Chrétien, historien spécialiste de l'Afrique Centrale.



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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 16:26


Un travail de Charlotte Adjemian (TL)

En quoi a consisté la guerre du Golfe ? Quelles en ont été les conséquences ?

 

La guerre du Golfe est le synonyme de la guerre pour l’or noir.

Dans ce conflit le monde entier s’engage, principalement les Américains qui luttent contre la « menace Irakienne ».

 

Tout commence en août 1990, lorsque l’Irak dirigé par le dictateur Saddam Hussein envahit le Koweït qui était autrefois une terre Irakienne, mais qui, après la colonisation, a été rendu libre par les Britanniques. Les Irakiens vont au Koweït sous prétexte « d’aider à la mise en place d’un gouvernement provisoire » mais en réalité Saddam Hussein et de l’émir Koweïtien Jaber al Sabah se disputent les droits du pétrole. En effet, Saddam Hussein souhaite augmenter le prix du pétrole pour faire plus de bénéfices, et notamment pour financer la guerre Irak/Iran qui se déroule alors. Les troupes de Saddam Hussein  s’installent au Koweït et proclament que le Koweït leur appartient donc avec ses ressources.

 

 L’ONU sentant une menace gronder, ordonne à l’Irak de retirer ses troupes du territoire koweïtien. Mais les Irakiens refusent d’obtempérer, alors les alliés ( Etats-Unis, France, Egypte, Arabie Saoudite et Grande Bretagne principalement), se préparent à une intervention, cette opération défensive est nommé « Bouclier du désert » .  Elle consiste aussi à protéger l’Arabie Saoudite d’une éventuelle menace pour ses puits. Les soldats passeront un temps fou à attendre dans le désert … Tout s’enchaine alors très vite.

 

 Dans le monde entier les finances s’effondrent pendant que le prix du pétrole augmente. On redoute le début des conflits, mais tout le monde est conscient d’être à l’aube d’une nouvelle guerre qui ne peut plus être évitée (10 janvier 1991 ).

Les Irakiens se s’équipent chimiquement pendant que les Américains attendent l’ordre d’attaquer après près de 6 mois d’attente dans le désert …

Le 17 janvier 1991 est lancé l’opération « Tempête du désert », dirigée par le commandant général américain H. Schwarzkopf après l‘expiration de l‘ultimatum posé par l‘ONU pour l‘Irak. Commence alors les bombardements…

 

On a retrouvé le journal d’un Irakien qui a écrit dans la nuit du  jeudi 17 janvier 91:

  « Dis: il ne nous arrive que ce que Dieu a décidé pour nous.

Dieu a dit la vérité. ( verset du Coran).

Ce matin, à  2h45, j’ai entendu des bruits d’avions de combat. Quelques secondes plus tard, la garde est entrée en me disant d’une voix teintée de prudence, de peur et de consternation: "Mon lieutenant, mon lieutenant, il se peut que ce soit
un largage". Je me suis habillé en vitesse et j'ai su alors que
l'agression américaine et atlantique avait commencé contre notre
territoire et que la guerre avait commencé... C'est la guerre... avec tout
ce que ce mot sous-entend. Après cela, les avions ennemis ont
commencé leur bombardement intensif sur l'aérodrome que nous
devions défendre et qui se trouve à As-Salman, dans la province de
Almatna.
Comme je suis inquiet ! Je suis plutôt très inquiet pour mes parents...
Ils sont seuls là-bas... et je sais combien ils ont peur...
O Dieu ! Protège-les.
O Dieu ! Patience.
O Dieu ! Le salut pour tous. »

 

Les alliés coupent Bagdad du reste du monde, en en prenant le contrôle et en neutralisant les forces Irakiennes. Les Irakiens subissent de grosses pertes : « L’Opération Tempête du désert a causé d’énormes pertes aux Irakiens- plus de cent mille morts-, auxquelles s’ajoute la répression des insurrections kurdes et chiites, plus sanglante encore que la guerre elle-même! » - (livre: Les conflits du proche orient-) les irakiens ripostent aux attaques aériennes et aux bombardements des américains, en attaquant l’état d’Israël. Et pour éviter que la guerre ne dégénère en conflit pire qu’il n’est, le président Bush demande a Israël de ne pas riposter aux attaques et mène une contre-attaque avec des missiles et des commandos.

 

Mi-février l’Irak décide de se retirer du Koweït après avoir perdu trop d’hommes et de matériels. La situation de l’Irak est alors délicate car l’ONU place le pays sous embargo ce qui provoque une tragédie pour le pays qui était bien développé (en avance technologiquement et socialement sur les autres pays du Moyen-Orient), mais qui sombre dans la crise humanitaire (famine). Crise qui sera aggravée  par le conflit Iran/Irak qui perdure.

Cet embargo est décidé pour empêcher le pays de se reconstruire, et d’acquérir de nouveaux  matériels militaires mais aussi pour contrôler le commerce du pays et le cout du pétrole.

Cette guerre  a eu non seulement des répercutions sur les hommes mais aussi sur le système écologique. En effet, les pertes humaines ont été très lourdes: environs 100 000 soldats Irakiens morts et enter 40 000 & 80 000 civils tués.

Cependant, il y a aussi les morts liés à la guerre pour cause de ne pas avoir eu assez de moyens médicaux et certaines maladies mentales dues à cette guerre due à son traumatisme, ce qui a entrainé chez certaines personnes des problèmes respiratoire, due aux fuites de gaz. Il y a eu aussi de nombreux cancers et des naissances d’enfants malformés.


Mais il y a aussi eu un impact sur la faune et la flore: entre 6 & 8 millions de barils de pétrole ont été jetés dans le Golfe persique: c’est la plus grosse marrée noire jamais connue.
N’oublions pas les incendies de près de 600 puits de pétrole ce qui a généré des nuages de suie, de gaz chimique qui a touché la population.

 

 

Finalement, après près de 10 ans d’embargo, c’est une autre guerre qui commence… Celle contre le terrorisme (toujours entre les Américains et les Irakiens notamment avec la destruction des Tours Jumelles en 2001)…

 

Sinon pour les cinéphile je conseille le film Jarhead qui raconte l’opération « Bouclier du désert » du coté Américain et un peu de l’opération « Tempête du désert ».

 

Sources :

http://guerredugolfe.free.fr/

encarta :

livre : "Les conflits du Proche Orient" par François Massoulé, édition Casterman Giunti


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Un bon travail qui aborde un évenement qui est le premier véritable conflit post guerre-foide.

Au passage, on parle de cette guerre comme de la première ou de la seconde Guerre du Golfe (Persique), si on considère la guerre Iran-Irak comme la première.

C'est à partir de cette guerre et du triomphe apparent de la coallition menée par les Eats-Unis qu'apparait l'idée d'un "Nouvel Ordre Mondial" qui doit permettre la victoire du droit et de l'ONU dans les relations internationales.

Pourquoi Saddam Hussein a t-il décidé de s'emparer du petit Koweit ? Bien sûr historiquement, l'émirat est une ancienne province irakienne perdue au moment de l'indépendance, mais surtout l'Irak espère grâce au pétrole koweitien éponger les énormes dettes contractées lors de sa guerre avec l'Iran de 1980 à 1985. Considérant qu'il a défendu l'Occident et le monde arabe contre la menace iranienne, il estime que personne ne viendra lui contester la "récupération" de la 19ème province.



Il se trompe lourdement, l'invasion du Koweït émeut et les pays arabes voisins comme les Etats-Unis s'inquiètent de voir l'Irak s'emparer ainsi de presque 10% des réserves de pétrole mondiale. C'est aussi l'occasion de lancer l'idée d'une guerre du droit. Il faut dire que l'Union Soviétique qui vit ses derniers mois n'est plus en état de venir s'opposer à l'opération "tempête du désert". Le président Georges Herbert Bush (le père de George W. Bush) lance donc l'idée d'une grande coalition dirigée par l'ONU et dont les Etats-Unis serait le bras armés pour restaurer le Koweït dans son droit.

"Maintenant nous voyons apparaître un nouvel ordre mondial [...]. Un monde où les Nations unies, libérées de l'impasse de la guerre froide, sont en mesure de réaliser la vision historique de leurs fondateurs. Un monde dans lequel la liberté et les droits de l'homme sont respectés par toutes les nations [...]. Ce soir, en Irak, Saddam Hussein marche parmi les ruines, sa machine de guerre écrasée [...]. Le Koweït est libre, les États-Unis et leurs alliés ont réussi le premier test de l'après-guerre froide sur la voie d'un nouvel ordre international."
George Herbert Bush, président des États-Unis (1989-1993), Discours au Congrès (extraits), 6 mars 1991. (pour retrouver l'ensemble du discours sur le site de Mr Augris )

Le président Bush rendant visite aux troupes américaines stationnées en Arabie Saoudite

C'est aussi une guerre d'un nouveau genre où le contrôle des images et l'utilisation des médias est primordiale. La télé se passionne pour cette opération et les chaînes d'info continues 24h/24 sont abreuvées d'images spectaculaires mais soigneusement contrôlées par l'état-major. Notamment C.N.N., une des première chaîne d'info 24h/24 américaine sur laquelle on peut suivre le conflit en temps réel. Les américains ne tiennent pas à renouveler l'erreur de la guerre du Vietnam où les journalistes, laissés à eux-mêmes, avaient pu découvrir la réalité des horreurs du conflit et en informer l'opinion. Cette fois-ci les journalistes sont soigneusement guidés par des officiers chargés de la communication, qui veillent à ce que la presse reflète la version officielle du conflit. Beaucoup de ces journalistes reconnaîtrons par la suite que, fascinés par cette organisation militaire, ils n'ont pas toujours fait marcher leur esprit critique et ont relayé la vision de la coalition
 .

Il faut aussi avouer que c'est une guerre très télégénique qui apparait sur les écrans. Un conflit étrange et presque irréel, avec ses "frappes chirurgicales", enregistrée par les caméras vidéos des bombardiers, avec ces bombes bourrés d'electronique et qui sont présentés comme capable de toucher leur cible au centimètre prêt. Il y a aussi ces images fantomatiques tir de missiles qui zèbrent le ciel, la nuit, surtout vues au travers du filtre vert ou orange des lunettes de vision nocturne. une chanson de Jean Leloup, 1990, revient avec humour sur cette guerre étrange vue par les téléspectateurs de l'époque.

Dans les deux camps la propagande joue à plein. L'armée irakienne est vendue à l'opinion comme "la quatrième armée du monde", bardée d'armes de destruction massive. Saddam Hussein, pourtant laïque convaincu retrouve soudain des accents religieux pour appeler les musulmans du monde entier à venir l'aider à se defendre contre l'agression occidentale.


La psychose se développe en Occident, notamment lorsque les premiers missiles irakiens "Scud" tombent sur Israël. On craint une attaque au gaz de combat ou des attentats en Europe. En France on redoute la pénurie, notamment d'essence, et stations services et supermarchés sont pris d'assaut par des consommateurs qui veulent faire des stocks. De nombreux touristes et travailleurs  occidentaux dans la région sont retenus en otage par le régime irakien qui espère ainsi dissuader les bombardements de la coalition.

Un tract largué par avion pour inciter les soldats irakiens à déserter pour rejoindre la coalition

C'est pourquoi la briéveté des combats et la rapidité avec laquelle l'armée irakienne est vaincue surprend tout le monde, mais il faut avouer que la disproportion des forces en présence est telle que la prétendue "quatrième armée du monde", mal préparée et équipée ne peut rien faire contre la puissance de feu occidentale. Le conflit, bien que rapide, laisse une région en ruine ravagée par les marrées noires et les puits de pétrole en feu.



Une fois les troupes de Saddam Hussein chassées du Koweit, le trouble grandit en Irak même, en effet les opposants, notamment kurdes et chiites, espèrent que la coalition va venir les aider à renverser le dictateur. Celle-ci encourage d'ailleurs la révolte avec l'espoir de se débarasser définitivement de Saddam Hussein. Un espoir vite déçu car l'opération "tempête du désert" n'autorise qu'à libérer le Koweït, pas à poursuivre la guerre sur le territoire irakien. La répression qui s'abat  sur ceux qui osent remettre en cause la domination du "Raïs" est terrible, celui-ci utilisant notamment des gaz de combats pour réduire les révoltes populaires. Les contradictions de cette nouvelle guerre du droit commencent à apparaître.

Saddam Hussein reste au pouvoir et peux donc continuer à diriger son pays d'une main de fer alors que George Bush Sr est battu aux elections de 1993 par Bill Clinton. L'embargo, paradoxalement, le renforce même, l'état irakien étant le seul à pouvoir contrôler et organiser la distribution de vivres dans le pays.

Jusqu'à l'intervention de 2003, sur fond de guerre contre le terrorisme, mais ça Hayette nous en reparlera...



Une courte vidéo (en anglais) qui permet de visualiser quelques images de cette guerre moderne.
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 22:55
Voici les 2 films de la série "Le dessous des cartes" que nous avons vu en classe et qui permettent de comprendre l'enjeu de Jérusalem pour les israeliens et les palestiniens et la question de la barrière de sécurité qui sépare les deux peuples.








Pour approfondir :
Un
diaporama de l'Express revenant sur l'histoire d'Israël lors du soixantième anniversaire de sa création.
Une chronologie très éclairante dans un gros dossier sur le Proche Orient par Etienne Augris.
Un dossier en ligne de France 5 très bien fait:
Israël Palestine : histoire d'un conflit

Un petit film d'animation par l'israélien Yoni Goodman "Closed Zone" qui revient de façon allégorique sur le blocus de la bande de Gaza par Israël et prouve qu'il n'y a pas que les va-t-en guerre des deux camps qui s'expriment sur ce partage.



Goodman est l'un des animateurs du film israélien "Valse avec Bashir" qui revient sur le souvenir de l'intervention israélienne au Liban dans les années 80. Pour en savoir plus sur ce film sorti l'année dernière. Là encore, je vous renvoie à
l'excellent article d'Etienne Augris sur ce film sur "Lire, écouter, voir."
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