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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 16:38

 

L'Union Européenne vient cette semaine de se doter d'un président et d'un haut représentant aux affaires étrangères. Le belge Herman von Rompuy et la britannique Catherine Ashton  ont été élus respectivement à ces deux postes par les 27 chefs d'états réunis en Conseil européen à Stockholm.

Une bonne nouvelle pour la construction européenne, mais le choix de deux quasi inconnus plus appréciés pour leurs capacités de conciliateur que pour leur vision politique est aussi le symbole de la paralysie actuelle du projet d'Union Européenne.

C'est la suite logique de la mise en place du traité de Lisbonne en cours de ratification à l'heure actuelle. Même s'il n'a pas encore été totalement signé par les 27, il doit commencer à fonctionner le 1er décembre 2009. Il faut donc conformément à celui-ci désigner un président et un ministre des affaires étrangères capables de représenter l'Union.

Quel sont leurs rôles ? le président est élu pour un mandat de deux ans et demi renouvelable une seule fois, et doit donner un visage à l'Europe sur la scène internationale. Il n'a pas de véritable pouvoir de décision mais sera surtout un médiateur chargé de trouver des compromis entre les nombreux membres de l’UE et de servir d'arbitre dans leurs querelles. Problème, c'est déjà un peu le rôle du Président de la Commission européenne (à l'heure actuelle José Manuel Barroso) qui dirige cette institution au centre de l'Union.

La charge de haut représentant aux affaires étrangères (une fonction qui existe déjà sous une forme un peu différente) est, elle, mise en place pour une durée de cinq ans. Celui-ci doit s'occuper des négociations diplomatiques de l'U.E. avec le reste du monde. 

Les tractations politiques ont été importantes, il fallait à la fois ménager les susceptibilités de tous les pays et trouver des personnalités suffisamment consensuelles pour plaire à tout le monde . C'est ainsi que Tony Blair, l'ancien premier ministre britannique longtemps favori pour le poste de président a été recalé du fait du souvenir de son soutien à l'engagement américain en Irak. 

Le choix d'Herman Von Rompuy, premier ministre belge, est celui d'un homme discret, peu connu internationalement mais qui a su se montrer capable de faire fonctionner une Belgique déchirée entre Wallons et Flamands. Un homme compétent et diplomate mais qui ne risque pas de chercher à faire de l'ombre aux grands dirigeants de chaque pays.

Celui de Catherine Ashton a été plus surprenant, cette commissaire européenne est peu connue, y compris dans son propre pays et s'est surtout occupé d'économie et d'affaires sociales. Beaucoup d'observateurs pensent qu'il s'agit là du moyen de mettre à la fois une femme à un poste majeur, de manière à introduire davantage de parité dans les instances européennes, et une Britannique pour contenter le Royaume-Uni qui s'estime sous-représenté dans les postes de décisions importants.

Il ne reste plus qu'à attendre de voir ce que vont faire réellement ces deux nouveaux responsables, même si la plupart des commentateurs restent sceptiques sur leur véritable importance face aux Etats qui n'ont pas vraiment envie de renoncer davantage à leur souveraineté politique et diplomatique au profit de l'Europe.

Le président européen vu par Martin Vidberg

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 20:06


Ce week-end s'est déroulé un scrutin qui a largement retenu l'attention dans toute l'Union Européenne : les Irlandais étaient pour la seconde fois appelés aux urnes pour ratifier le traité de Lisbonne visant à renover les institutions européenne. Après une campagne passionnée dans les deux camps, le "oui" l'a remporté d'un massif 67,13%

Ce traité de Lisbonne fait suite à un premier projet de traité constitutionnel réfusé par referendum par les français et les néerlandais en 2005. Ce nouveau traité "simplifié" a été rédigé en 2007 pour présenter un nouveau projet de reforme des institutions européennes qui ont de plus en plus de mal à fonctionner à 27.



La suite sur Histoire-Géo en Première

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 23:17

Un travail de Marion Loridan (TL)

Depuis le 1er janvier 2007, avec l'adhésion de la Bulgarie ainsi que de la Roumanie, l'Union Européenne compte 27 membres. Un nombre qui pourrait très prochainement augmenter puisque les pays des Balkans, mais aussi la Turquie, ont déposés leurs candidatures et négocient leurs entrées au sein de l'UE. Néanmoins les négociations avec la Turquie ont enclenché un nouveau débat chez les citoyens européens : jusqu’où ouvrir l’Union Européenne à de nouveaux entrants ? Doit dont se soucier avant tout du coût budgétaire ainsi que des conséquences économiques, des risques sociaux ou des problèmes géographiques que de nouvelles adhésions entraîneraient ?



Certes, avec un PIB (produit intérieur brut) avoisinant 16 748 milliards de dollars US, l’UE se place première puissance économique mondiale et ne connaît pas de réelles difficultés financières. Mais chaque nouvel élargissement lui coûte plusieurs milliards d’euros.

Les finances de l’UE (sous l’intitulé « Compétitivité et Cohésion » se cache en fait des dépenses relatives aux différentes adhésions européennes.)

Ainsi, le 5eme élargissement, en 2007, a engagé 33 milliards d'euros de son budget et ce pour que les nouveaux Etats membres puissent « développer leur politique agricole et régionale, améliorer leurs infrastructures, renforcer leur sécurité nucléaire, adapter leur système d'administration publique et protéger davantage leurs frontières ». De plus, 540 millions d’euros a été accordé à tous les Etats membres pour relancer la recherche, la culture et l’éducation.


Si nous nous penchons plus en avant sur le cas de la Turquie et de sa possible adhésion à l’UE, nous faisons face à des conséquences économiques non négligeables puisque la Turquie se placerait premier Etat en nombre d’habitants et en superficie. De ce fait elle se placerait directement en temps que « pays leader » et son industrialisation serait a revoir pour rentrer aux normes de l’UE.

                 La Turquie, sur un plan économique et sociale, face à l’UE des 15.

Les conséquences budgétaires peuvent être un frein à l’élargissement de l’UE, mais il ne faut pas s’y restreindre cependant.

           

Mais l’UE ne doit pas se limiter à une construction économique. Il existe en effet d’autres facteurs qui freinent ou encouragent l’UE a faciliter les adhésions d’autres membres possibles, tels les risques sociaux et l’idée que l’UE repose sur une politique commune qui garantie les droits de l’homme et la démocratie.

Ainsi l’élargissement de l’UE vers l’Est a encouragé des pays anciennement communistes et très peu développés à se frayer un chemin dans l’immense organisme qu’est l’UE. Ainsi, comme nous le disions précédemment, la Roumanie et la Bulgarie sont Etats membres depuis 2004. Or ces deux pays ont des revenues extrêmement bas par rapport au reste des Etats européens. De là, deux problèmes se posent. Le premier est celui des délocalisations, rendus possibles beaucoup plus facilement avec l’espace Schengen, puisque les firmes des pays plus développés vont immigrés dans ces pays où la main d’œuvre est moins chère et où il est pourtant facile d’exporter ses produits à tout le territoire européen. Le deuxième est celui de l’immigration. En effet il est dit que tous citoyens européens peuvent circuler à leur guise dans les pays membres de l’UE. Or, les Roumains par exemple, ont vite fait le choix d’une condition de vie meilleure et d’un salaire plus élevé dans un pays européen de l’Ouest, plus riche et développé, qui offre des possibilités de vie meilleure. Il se créé alors un système qui peut rapidement entraîné un risque de chômage élevé.

Mais il ne faut pas oublier que pour faire partie de l’UE, les Etats doivent respecter quelques contraintes imposées par l’organisme et ce dans l’optique du total respect de droits de l’homme dans le monde. Ainsi chaque Etats membres se doit de respecter la démocratie et les droits de l’homme. Pour revenir sur le cas de la Turquie, se sont aussi ses mesures sociales qui ralentissent, voire stoppe, sa possible adhésion. Certes, depuis 2001, la Turquie a travaillé dans le sens des droits de  l’homme et de la démocratie en abolissant la peine de mort, en revoyant à la baisse les prérogatives constitutionnelles de l'armée, et en reconnaissant l’identité kurde. Cependant, la Turquie ne veut toujours pas reconnaître le génocide arménien qui eu lieu lors de la première guerre mondiale.  Quant aux pays des Balkans, tout n’est plus qu’une question de temps puisque ces Etats se sont peu à peu remis de la guerre de Yougoslavie et respecte autant la démocratie que les droits de l’homme, de plus, ces pays sont totalement intégrés géographiquement au sein de l’UE. Mais alors, sur le plan géographique justement, jusqu’où peut aller l’UE ?

C’est principalement avec la candidature de la Turquie que la question s’est posée de savoir si, oui ou non, cet Etat pouvait être inclus dans l’UE malgré le fait de son éloignement. En effet, la Turquie n’est pas un Etat au cœur de l’Europe, mais dans sa périphérie. Mais dans les faits, l’UE n’est qu’une construction mentale, qui n’est délimitée par aucune frontière concrète de l’Asie. Et du fait de ce flou autour de l’UE, des pays africains méditerranéens déposent eux aussi leur candidature. Dans ce cas, il est clair que ces Etats font partie du continent africain, mais pour la Turquie, cette question reste incertaine. De plus, la Turquie est un point stratégique, qui s’ouvre directement sur le Moyen Orient et ses mines de pétroles.

Comme nous l’avons dit plus haut, la Turquie est un pays aussi important en terme d’habitants que de superficie. Or, pour de nombreux citoyens européens, l’UE est une construction mentale qui repose d’une part sur un espace géographique précis et limité, ce que nous verrons par la suite, mais aussi sur une vieille coutume qui rassemble des Etats chrétiens, et il faut savoir que 99% des Turcs sont de religion musulmane. L’adhésion de la Turquie serait une adhésion symbolique qui encouragerait les pays musulmans à poser leur candidature.  Et c’est principalement pour cette raison qu’il existe de nombreuses appréhensions quant à l’adhésion de la Turquie.


Caricature de Plantu où Valéry Giscard d’Estaing (qui s'était prononcé contre l'entrée de la Turquie dans l'UE) est représenté face au peuple turc.

L’Union Européenne est donc un espace flou, qui depuis 2004 fonctionne un peu « au ralenti », mais où chaque adhésion est un pas décisif qui entraîne une reconstruction mentale, des habitudes européennes qui doivent changer, des conséquences financières ou sociales considérables. Et c’est encore pourquoi aujourd’hui, pour bon nombre de citoyens européens l’UE reste floue et indécise et que la question de l’élargissement est présent dans tous les esprits.



Vidéo « Le dessous des Cartes » sur la question « L’Europe, pour quoi faire ? »


Source :
·         Site de l’ « Assemblée Nationale »
·
        
Site de « La Documentation Française »
·
        
Site de « Arte », rubrique « Les Dessous des Cartes »
·
        
Wikipédia pour plusieurs définitions ou informations sur les événements historiques de l’Union Européenne
·         Le site d'histoire du lycée Sainte Marie de Gignac-Marignane (Bouches du Rhône)

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Mieux vaut tard que jamais, voici enfin le dernier travail sur l'Union Européenne, avec un certain retard. Cela aurait été dommage, il est plutôt bien fait et permet d'embrasser de façon assez large la question de l'intégration de nouveaux pays et notamment la Turquie, celui qui fait le plus débat jusqu'à présent.

Mais il ne faut pas oublier qu'outre la Turquie se pose la question des anciennes républiques de l'URSS :la Bielorussie, l'Ukraine, la Moldavie,  mais aussi dans le Caucase l'Arménie et la Georgie qui ne verraient pas d'un mauvais oeil une entrée dans cet espace de prospérité économique. Sans compter le Maroc qui a déjà fait sa demande, plus symbolique qu'autre chose dans sa volonté de nouer des relations plus étroites avec son premier partenaire économique. 

Sans compter la Russie. Que faire si un jour ce géant demande à rentrer dans l'U.E. ?

C'est aussi une crise profonde de scepticisme à laquelle  l'U.E. doit faire face:  en effet si le projet était enthousiasmant dans ses débuts en "petit comité", il est dévenu de plus en plus lourd et complèxe à gérer à 27 et les habitants des pays riches de l'Ouest regardent avec méfiance voire irritation l'entrée des "pauvres" de l'Est. C'est pourquoi de plus en plus, l'Europe se tourne vers le "partenariat" avec ses voisins pluôt que vers l'adhésion pure et simple. Ainsi, fin mars 2009, la chancelière allemande Angela Merkel  a prôné une "pause" dans l'élargissement de l'Union européenne jetant un certain trouble en Croatie ou en Bosnie qui rêvent d'intégrer l'UE.



Pour approfondir: des données juridiques sur les conditions d'entrée des candidats à l'Union sur le site : touteleurope.fr
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:47

Un travail de Nicolas Dobrowolski (TL)

Le 9 et 10 Décembre 1991, le conseil européen adopte le traité de Maastricht, qui prévoit l’établissement
d’une monnaie unique. Le 1er Janvier 1999, une nouvelle monnaie commune aux pays participants est introduite: l’Euro, qui sera mis en circulation le 1er Janvier 2002. Sept ans plus tard, il est devenu la monnaie internationale la plus importante après le Dollar. Il est aujourd’hui une monnaie de référence dans les échanges commerciaux internationaux.

 

Alors, quel bilan pouvons nous tirer de ces sept ans qui ont passé depuis la mise en circulation de l’Euro ? Quelles sont ses forces, mais aussi ses faiblesses ?

 

Sa mise en place avait soulevé nombre d’inquiétudes, tant chez les économistes que chez les populations, souvent attachées à leur monnaie nationale. Ses détracteurs dénonçaient - et dénoncent toujours - que l’Euro serait responsable d‘une montée de l‘inflation. Cette crainte s’était accompagnée d’un scepticisme sur l’utilité d’avoir une monnaie commune alors même que les États membres ne parvenaient à s’entendre sur la politique intérieure à mener au sein de l’Europe. Une question se posait alors, celle de savoir comment les membres de la zone euro allaient gérer ce tout nouveau système monétaire. Ainsi, selon certains économistes, avoir une monnaie unique ne serait qu’une façade d’unité, pour espérer masquer ce manque cruel de cohésion qui caractérise l’UE. Selon un sondage publié par la Commission européenne (Eurobaromètre Gallup, réalise en septembre 2006), les citoyens des pays participant à la monnaie unique ne sont plus que 48% à répondre que l'adoption de l'euro a été «avantageuse», contre 38% qui pensent le contraire. L’euro n’est pas idéalement perçu au sein de la zone euro, souvent considéré comme le facteur principal de la hausse des prix qui touche les pays européens.

 

Malgré tout l’Euro est devenu un symbole, celui « du sentiment d’appartenance à un espace commun » comme le dit l'éditorialiste Pierre Haski dans Libération du 28 décembre 2006. Tous les États membres ont enfin quelque chose en commun: l’Euro. Ils partagent une même économie, sont confrontés aux mêmes taux d’intérêts. Le passage à l’euro permet donc « d’harmoniser » les différentes politiques économiques des pays membres de l’Union Européenne

L’Euro ne manque pas d’atouts: transparences des prix, taux d’intérêts stables, plus de risques de fluctuation.

 


   Depuis, la parité euro-dollar semble être redescendue aux alentours de 1,30 dollar pour 1 euro.

L’investissement des entreprises est alors stimulé par cette baisse des taux d’intérêts Par ailleurs le fait de posséder une monnaie unique, renforce le poids de l’Europe dans l’économie mondiale, et son rôle dans les enceintes et les organisations internationales, telles que le Fonds monétaire international, ou la Banque mondiale. Cette union monétaire représente une force pour l’Europe vis-à-vis de l’extérieure, car elle peut compter sur l’Euro pour jouer un rôle dans les grands organismes financiers mondiaux. C’est certainement à l’intérieur de la zone euro que l’on peut comprendre les premières faiblesses de cette monnaie.

Tout d’abord, bien que symbole d’unité, les avis sur l’Euro divergent et manifestent un désaccord au sein même des États membres. Le meilleur exemple que l’on peut trouver est celui de la France et de l’Allemagne. L’euro montre ses faiblesses en partie parce qu’il s’apprécie fortement face au dollar, ainsi en ce moment un euro vaut un peu moins d’1,30 Dollars. Cela pénalise et limite les exportations de la zone euro, car un bien européen vaut plus cher en dollar qu’en euro. Cela ne profite pas à la France, mais l’Allemagne a su en tirer parti.

 

Si bien que l’Euro est qualifiée de monnaie apolitique, c’est-à-dire qui refuse toute activité ou implication politique. Que représente l’Euro pour l’Europe dans ce cas, s’il n’est pas vecteur de cette union économique à laquelle espère tant les pro-européens ?Une force certaine dans l’économie mondiale où la monnaie unique joue un rôle prépondérant sur les échanges internationaux. Une force qui permet la compétitivité des entreprises avec plus d’échanges « intra zone ». Une force qui a permis de créer une politique commune budgétaire, contraignant les États à se soumettre aux décisions de la Banque Centrale Européenne (que l'on voit ici sur la photo), une force donc qui unifie tant bien que mal les membres de la zone euro. Mais la monnaie européenne unique présente aussi des faiblesses, une responsabilité non négligeable à la montée de l’inflation, un euro fort qui s’apprécie trop face aux autres grandes monnaies telles que le Dollar ou le Yen, limitant considérablement les exportations européennes entraînant alors la perte de compétitivité des entreprises, françaises notamment

 On pourrait alors se référer à un Extrait d'une interview dans Les Échos du 17 Octobre 2001 de Jacques Séguéla: « Les lois, les fiscalités, les coutumes, les langues sont différentes. L’Euro est désormais le plus petit dénominateur commun de l’Europe »

 

L’article de 20minutes.fr : Force et faiblesse de l’euro fort m’a été bien utile, l’article de Eric Girardin paru dans Revue économique m’a servi pour la compréhension globale des faiblesses de l’euro, et enfin le site du Monde.fr dans la rubrique économie en ce qui concerne les conséquences de l’euro sur l’économie française


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Un bon travail qui analyse assez bien la situation actuelle de l'euro, monnaie volontairement maintenue à un cours élevé pour éviter l'inflation par la Banque Centrale Européenne de Francfort, institution dont l'indépendance est garantie dans les textes européens. J'ai juste changé le graphique pour en mettre à long terme un plus parlant.


Peut-être ton article est il un peu trop économique et ne revient pas assez sur la volonté historique de faire une monnaie commune qui prémunissse l'Europe contre les risques de fluctuation des cours des monnaies internationales. Notamment le dollar, indispensable par exemple pour acheter le pétrole. Cette idée est née quand les américain ont abandonné la convertibilité du dollar en or en 1971 pour pouvoir jouer sur la valeur de leur monnaie pour booster leur économie. l'Europe a réagit en créant le Système Monétaire Européen qui devait permettre de garantir la valeur des différentes monnaies nationales grace à une surveillance des deficits et de l'inflation de chaque pays qui ne doivent pas trop monter ou baisser par rapport à une moyenne européenne (surnommée "le serpent monétaire" à cause de la forme zigzaguante des courbes sur les graphiques des économistes de l'époque). Il est aussi mis en place une monnaie de compte spéciale, l'European Currency Unit ou ECU. Cette monnaie fictive est le premier ancêtre de l'Euro. Elle ne fut jamais transformée en billets réel mais permis aux différentes monnaie de l'Union de se soutenir.

Créer une monnaie unique ne fut pas facile. Battre son propre argent est une grande prérogative des états et il n'est pas facile d'y renoncer. De plus l'Euro étant au départ calculé à partir de la valeur des monnaies des pays qui la compose, il vaut mieux atteindre une Stabilité Monétaire indispensable pour ne pas l'affaiblir. Ca veut dire pour chaque pays surveiller sérieusement ses déficits et ses dépenses.

Si la monnaie unique est décidée au traité de Maastricht en 1992, il faut attendre 10 ans pour stabiliser les finances européennes et pouvoir éditer les billets en 2002 sous la surveillance de la Banque Centrale Européenne dont l'indépendance par rapport aux états lui garantit un rôle d'arbitre.

 


 



Certains pays dont la Grande Bretagne ont préféré rester hors de la zone euro pour garder leur indépendance. D'autres, notamment en Europe de l'Est n'ont pas encore une économie suffisamment solide pour leur permettre sans risque de rentrer dans ce système monétaire commun. Néanmoins avec les difficultés financières actuelles, cette monnaie commune semble être devenue un refuge solide qui tente de plus en plus les milieux d'affaire de Londres ou de Copenhague.

 

Accueilli avec un certain scepticisme au départ, l'Euro gagne progressivement ses galons de grande monnaie d'échange internationale. mais de là à détrôner le roi dollar, il y a encore un long chemin à parcourir...

 


Pour connaître la signification des pièces et des billets de chaque pays.
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 15:11

Avant les vacances avec les quelques L qui étaient là malgré les grèves, nous avons terminé notre présentation de la puissance européenne par la construction d’une carte de l’axe rhénan.

 

 

L’axe rhénan est donc la vallée du Rhin, une vieille région profondément urbanisée qui va du Nord de la Suisse au Pays Bas en passant par l’Est de la France et l’Ouest de l’Allemagne. C’est le cœur de l’U.E., un territoire central où les densités dépassent les 200 habitants au km2, riche d’une histoire commune symbolisée par l’invention de l’imprimerie et par Erasme, l’humaniste qui voyagea d’universités en universités à la Renaissance et qui a donné son nom au programme d’échanges entre étudiants de l’Union.  

C’est une vielle région industrielle qui a dû sa puissance au charbon et à l’acier lors de la révolution industrielle du XIXème siècle. Malgré le déclin de ces industries à partir des années 70, elle a gardé un rôle industrielle majeur en demeurant l’espace de très nombreuses grandes sociétés notamment allemandes et en opérant une reconversion vers des secteurs plus technologiques ou vers les services (banques, assurances…).

C’est un axe de passage, avec un fleuve qui a été sur 800 km  totalement aménagé par l’homme et qui est connecté à un réseau d’affluents sur lesquels circulent des péniches à gros gabarits. Le tout doublé par un réseau ferré et autoroutier connecté vers les grandes métropoles européennes.

Par contre, ce n’est pas un espace politique. Les principales capitales européennes (Londres, Paris, Berlin, Rome ) n’en font pas partie, mais en sont souvent proches. Mais n'oublions pas que les 4 capitales européennes (Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg, Francfort) sont dans cet espace qui correspond au lieu de naissance (Italie exceptée) de l’U.E. en 1949 lorsqu’on créait la Communauté Economique du Charbon et de l’Acier… comme par hasard les principales ressources de l’axe rhénan à cette époque.

 

Croquis de l'espace rhénan réalisé par Francis Monthe, cliquer sur l'image pour l'agrandir et avoir sa légende.

 

De l’embouchure à la source…

 

Le gigantisme des installations portuaires de Rotterdam


Commençons par son ouverture sur la mer du Nord. Un reportage vidéo de TF1 sur le fonctionnement du port de Rotterdam qui permet de comprendre comment ce port, connecté par le Rhin mais aussi désormais par le rail et la route, est devenu la porte d’entrée de l’Europe de l’Ouest.

 



Le port de Rotterdam. Bulk peut se traduire approximativement par "en vrac", je vous laisse faire le reste.


C’est le premier port d'Europe au cœur d’une région industrialo-portuaire qu’on appelle le Northern Range, c'est-à-dire le grand littoral qui va de la Manche à la mer du Nord et qui a totalement supplanté la Méditerranée  comme lieu de l’activité maritime de l’Europe. Il  a traité en 2007 377 millions de tonnes de marchandises, soit une hausse de 1.7%. C’est un nouveau record pour le port, même si Shanghai et Singapour sont toujours légèrement devant lui en terme de trafic maritime. On retiendra notamment une progression de 4% du trafic des conteneurs, avec 9.6 millions de boites.

Comme il est arrivé à saturation, les néerlandais envisagent de construire une nouveau secteur du port sur un polder, c'est-à-dire de gagner 1000 km2 sur la mer pour l’agrandir.

Continuons notre petit voyage vers le Sud et rentrons en Allemagne. La vallée du Rhin, le vieux centre industriel du pays est désormais en reconversion. C'est une région fortement urbanisée et qui peut être symbolisée par une ville : Francfort

600 000 habitants, dans un bassin de population de 4,5 millions de personnes, c’est le troisième aéroport européen après Londres et Paris ; C’’est surtout avec sa bourse la capitale économique de l’Allemagne et le siège de la Banque Centrale Européenne où se décide l’avenir de l’euro. L’industrie y est encore très présente, témoin son incontournable salon de l’automobile. C’est aussi le siège de très nombreuses grandes banques (Commerz Bank, Dresdner Bank), assurances (Allianz), groupes de publicité (Saatchi and Saatchi) qui ont leurs sièges dans un CBD que n’aurait pas renié une métropole américaine.




Enfin lorsqu’on s’approche des Alpes, plus en amont, entre la Bavière, l’Alsace et la Suisse, on se retrouve dans une région qui connaît un développement très fort, lié à un cadre naturel encore préservé et attractif. Des industries nouvelles liées aux nouvelles technologies cherchent à s’y implanter. C’est la connection avec l’Europe du Sud. Il n’est ainsi pas un hasard que depuis plusieurs années la région Rhône-Alpes milite pour un canal Rhin-Rhône qui permettrait de relier les deux fleuves et d’ancrer Lyon à cet ensemble.

Pour approfondir:

Une carte interactive qui vous permettra de vous y retrouver.

Un exemple de sujet d’entraînement au commentaire de documents multiples issu de l’académie d’Aix Marseille

De même pour remettre en ordre tout cela, voici le corrigé d’un sujet de composition sur « l’axe rhénan cœur économique de l’Union Européenne »

Pour se balader le long du Rhin

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 00:08

De nombreux sites reviennent sur l'Union Européenne.

Petit tour d'horizon de quelques ressources utiles...
drapeau.jpg


Sur le site Toute l'Europe.fr, retrouvez tout un tas de données historiques et géographiques sur l'Union.

En fait l'Union Européenne n'est pas la seule forme d'association en Europe. Et au sein même de cette Union, tous les pays n'adhérent pas forcement aux mêmes projets.

Ce schéma animé vous présente les différents espaces européens et leur évolution dans le temps.


Retrouvez l'histoire de l'UE au travers d'une frise chronologique

Quelques cartes pour présenter les pays européens





Le site du Parlement Européen est riche quoiqu'un peu technique. De même le site de la présidence allemande de l'UE (en français rassurez vous) est aussi très complet.

La fondation Robert Schuman propose des cartes et des quizz pour mieux connaître l'Europe.

Quelques jeux de cartes sur le site commercial Histoire à la carte (en théorie payant mais l'histoire récente de l'Europe se retrouve en démonstration)

Enfin quelques jeux pour mieux connaître l'Union...
Ce schéma animé vous présente les différents espaces européens et leur évolution dans le temps.

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