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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 15:29




Construit au XVIIIème siècle pour le conte d'Evreux, le palais de l'Elysée est depuis 1873 la résidence officielle des présidents de la République.

Ce superbe palais, situé au 55 faubourg St Honoré dans le 8ème arrondissement de Paris ne peut normalement se visiter qu'une fois l'an lors de la journée du patrimoine. Siége du pouvoir exécutif, il est conçu pour être à la fois un lieu d'habitation, de travail et d'apparat lors des receptions officielles.


Le site de l'Elysée nous propose de découvrir ce lieu au
travers de magnifiques photos panoramiques.

Mettez en grand écran, bougez avec la souris et découvrez ce que l'on appelle parfois "les ors de la République".

On pourra au passage explorer plus avant ce site qui est celui de la présidence, on peut entre autre y retrouver des allocutions du chef de l'état, suivre son emploi du temps au jour le jour grace à son agenda et même lui poser une question en ligne.

Pour en savoir plus sur l'Elysée, on peut aussi telecharger (au format pdf), 
une brochure qui détaille l'histoire et la fonction des principales salles du palais où travaillent près d'un millier de personnes.

(Merci à Christian pour cette découverte)

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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 23:34

Une question qui tient presque plus des SES que de l’histoire géographie mais qui permet bien de voir les disparités au sein de la société française dans le cadre du chapitre correspondant. Nous n’avons encore que les chiffres de L’INSEE en 2008 pour nous renseigner sur les évolutions actuelles de la France, mais ils sont assez parlants.

 

Tout d’abord, prenons le salaire moyen français. C'est la moyenne de l'ensemble des salaires de la population active. Selon l’Insee, il était de 1 997 euros net ( c'est à dire après avoir retiré les cotisations sociales) par mois en 2008. 2140 euros si on ne compte que le secteur privé. C’est un chiffre en légère augmentation (enfin, surtout dans le privé), les salaires ayant augmenté en moyenne de 3,9% ses 5 dernières années.

 

Pour affiner, il peut être intéressant de comparer avec le salaire médian c'est-à-dire la limite à partir de laquelle la moitié des salariés de la population gagne moins et l'autre moitié gagne plus. Selon l’Insee, le salaire médian était de 1 594 euros net par mois en 2008. Ce qui semble indiquer que les hauts revenus creusent l'écart dans les salaires.

 

Si on regarde plus en détail les chiffres de l'INSEE, on s'apperçoit qu'il y a toujours un écart d’environ 400 euros entre la moyenne des rémunérations des hommes et celle des femmes au détriment de ses dernières. Régionalement, si l’agglomération parisienne concentre toujours le plus fort contingent de salaires élevés en France, on peut constater un déséquilibre régional marqué avec  l'Alsace, Rhône Alpes et les régions de l'Ouest où les revenus sont plus élevés et le Nord-Est, le Sud méditerranéen et les DOM TOM plus pauvres.

Aux extrêmes, évidemment on a des écarts impressionnants. Les
0,1% de salariés les mieux rémunérés, soit 13.000 personnes, atteignent 297.000€ par an.  Ceci sans compter les nombreux avantages en nature qui accompagnent généralement les postes à hauts revenus : résidences et voitures de fonction (voir avion de fonction), dépenses de nourriture et d’habillement prises en charge etc…

Pour assurer une redistribution équitables des salaires, une imposition sur le revenu a été mise en place. Pour les plus grosses fortunes de France l'impôt de solidarité sur la fortune est un impôt progressif payé par les personnes détenant un patrimoine net supérieur à 790 000 euros (seuil au 1er janvier 2009). En 2008, plus de 565 000 contribuables français ont réglé l'ISF, pour des recettes s'établissant à 3,81 milliards d'euros. Le Bouclier fiscal mis en place il y a deux ans limite toutefois le taux d’imposition à 50 % des revenus au maximum. Celui-ci a été institué pour éviter les trop nombreuses évasions d'argent vers des paradis fiscaux à la législation sur les impôts plus accomodante. De plus il existe de très nombreuses façons de jouer sur les lois fiscales pour obtenir des rabais sur ses impôts en achetant, par exemple, des œuvres d’arts ou des biens immobiliers dans certains DOM TOM, ce qui vous permet d’obtenir des exemptions fiscales.


De l’autre côté de l’échiquier, on peut s'interesser aux personnes touchant le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) qui est le salaire horaire minimum légal en France. Fin 2008, il s'élevait à 1 321,02 euros brut par mois, soit 8,71 euros brut de l'heure. Près de 3,4 millions de salariés perçoivent le SMIC dont 620 000 dans le secteur public. Mais évidemment pour toucher un SMIC, il faut déjà avoir un emploi et que celui-ci soit à plein temps, ce qui explique   que beaucoup de personnes en France  atteignent le seuil de pauvreté. En France c’est le montant de revenus en dessous duquel un individu est considéré comme pauvre. Il est fixé par l'Insee en 2008 à la moitié du revenu mensuel médian (soit 733 euros même si d’autres indices existent qui peuvent placer cette barre en gros entre 650 et 900 euros).  Environ 7,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté dans l'Hexagone, ce qui correspond à 13,2 % de la population.

Les évolutions récentes semblent indiquer que si le nombre global de pauvres tend à se réduire doucement ses dernières années, les situations d’exclusion sociale brutales semblent devenir de plus en plus importantes avec l'augmentation du nombre de sans-abri.

Ce qui préoccupe particulièrement les économistes en France ce sont les travailleurs pauvres,  la part de gens possédant un travail mais restant malgré tout en dessous du seuil de pauvreté, notamment à cause de la flambée des loyers. C’est la raison pour laquelle a été crée dernièrement le Revenu minimum de Solidarité Active entré en vigueur le 1er juin 2009. Le RSA vise plus de 3 millions de ménages et est attribué aux personnes de plus de 25 ans, sans emploi ou dont les rémunérations sont limitées. Il n'est pas fixe, son montant variant en fonction de la situation familiale et aussi en fonction des ressources perçues.

 


Dans le temps, l'évolution des salaires depuis 60 ans permet de constater que le pouvoir d'achat, c'est à dire ce que l'on, peut acheter avec son salaire a considérablement augmenté pendant les 30 glorieuses puis qu'il s'est tassé après les années 70. Le pouvoir d'achat progressant toujours mais de moins en moins vite. L'écart de consommation entre salaires minimums et salaires moyens se comblant lui aussi au passage grace aux revalorisations successives du SMIG puis du SMIC.


Si à l’échelle mondiale nous sommes bien sûr mieux lotis que la plupart des pays du Sud, les salariés français contrairement à une idée reçue tenace sont loin d’être les mieux payés : avec une moyenne de 22 653 € net par an, un ouvrier belge gagne presque 8 000 € de plus qu'un français (14 903 € net annuel) ! En deuxième et troisième position, on retrouve les Allemands (20 119 €) et les Américains (19 821 €). C’est valable pratiquement pour tous les niveaux de revenus du manœuvre au directeur. En fait le taux de prélèvement salarial est beaucoup plus élevé en France, ce que touche au final le salaire se retrouve amputé par de nombreuses retenues à la sources. En contrepartie depuis la Libération, les gouvernements français ont fait le choix de fortes protections sociales pour amortir les différences au sein de la société. Ce qui a eu pour conséquence de mettre en avant des services publiques collectifs de qualité et d'avoir des inégalités moins marquées. Le débat pour savoir si ces protections sociales sont des freins à la prospérité ou le moyen d'amortir les crises économiques successives continue d'agiter la classe politique... Mais là on quitte définitivement la géo pour la SES...

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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 16:31


Alors que je vous ai demandé en cours de travailler sur la place de la France dans le monde, notre président vient d'inaugurer une toute nouvelle base militaire permanente. Non pas en Afrique, notre pré-carré habituel où nous sommes restés très présents après la décolonisation mais sur ce qui apparait comme l'un des grands espaces de tension de ce début de XXème siècle :  le Golfe Persique, plus précisement à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis avec lesquels la France posséde des accords de coopération militaires depuis la première guerre du Golfe.

C'est la première base installée par la France hors de ses frontières depuis cinquante ans.  "La France montre ainsi qu'elle est prête à prendre toutes ses responsabilités pour garantir la stabilité dans cette région essentielle pour l'équilibre du monde." a pour l'occasion déclaré le Président

Des installations flambant neuves pouvant accueillir porte avions et sous-marins, 500 soldats, des avions rafales, et dit-on 
le "Dupuy de Lôme" un navire espion bourré d'électronique, fierté du Renseignement Militaire  pour surveiller les communications dans la région. Une base située à moins de 200 km de l'Iran et permettant d'après ses promoteurs d'assurer la protection des intêrets français dans la région (notamment pétroliers), de soutenir eventuellement nos troupes en Afghanistan, de faciliter nos OPEX (opérations exterieures en jargon militaire) dans la région et enfin de lutter contre la piraterie endémique dans l'Océan Indien.

Voilà qui marque la volonté de la présidence Sarkozy d'affirmer la présence militaire de la France dans une région du monde où elle était peu présente en dehors de la base de Djibouti sur la côte orientale de l'Afrique. Au passage ce serait le moyen de vendre des avions Rafales  et des technologies militaires aux pétromonarchies du Golfe, gros clients potentiels qui font rever nos sociétés d'armement en ces temps de crise. Mais sur place la concurrence est rude, notamment avec les américains, pour obtenir des contrats d'armement qui se chiffrent en millions d'euros.

Les détracteurs de cette installation lui reprochent son coût, se demandant si la France a encore les moyens de vouloir jouer les grandes puissances militaires à l'autre bout du monde. D'autres reprochent à la diplomatie française de s'aligner un peu trop sur la vision internationale américaine, après le retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. La construction de cette base semblant surtout dirigée contre l'Iran, pays qui cherche à se doter de l'arme nucléaire et qui apparait comme la grande menace contre la stabilité de la région. Ce qui au passage nous placerait en première ligne en cas de conflit ouvert entre l'Iran et ses voisins ou avec Israël qui menace toujours de bombarder les sites de recherches nucléaires de la République Islamique.

L'émir d'Abou Dhabi et Président de la fédération des Emirats Arabes Unis (EAU), Cheikh Khalifa bin Zayed al-Nahayan accueille le Président Nicolas Sarkozy.

Dans le même temps, le partenariat de la France avec Abu Dhabi ne se limite pas à la défense car le Président a aussi donné le coup d'envoi au projet de construction d'un grand musée nommé le Louvre sur le modèle du notre à Abu Dhabi (tout comme existe une université francophone  appelée la Sorbonne ). Des projets qui ont soulevé des interrogations car pouvait-on légitimement utiliser les noms de nos grands lieux de savoir comme des marques déposées pour les vendre à qui veut bâtir un musée ? En tout cas cela prouve que le rayonnement de notre culture historique "classique" reste fort aux yeux du monde.

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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 13:24

Les derniers chiffres issus des recencements statistiques de l'INSEE  sont parus et montrent que depuis ces dix dernières années, notre pays connait une croissance démographique spectaculaire: 4 millions d'habitants supplémentaires depuis 10 ans.

Si on détaille davantage, on remarque qu'il y a 62,45 millions des Français sur le territoire métropolitain, 1,85 dans les DOM, 770 000 dans les TOM.

La natalité est florissante, au cours de l'année 2008, 801 000 enfants sont nés en métropole, un chiffre jamais atteint depuis 1981, et 33 000 dans les départements d'outre-mer. Avec plus de 2,02 enfants par femme (contre le 1,98 de 2007), la France est, avec l'Irlande, le pays où le taux de fécondité est le plus fort. Nous frôlons le seuil de renouvellement de 2,1. Les immigrations et le recul de la mortalité nous permettent donc de continuer à gagner de la population.Nous sommes désormais le deuxième pays le plus peuplé de l'UE. après l'Allemagne et ses 82 millions d'habitants. Un chiffre en recul pour ce pays qui lui perd de la population depuis plusieurs années.


Les Français font plus d'enfants, mais plus tard : l'âge moyen de la maternité atteint quasiment les 30 ans, soit près de deux ans de plus qu'il y a 20 ans. Les femmes semblent donc pouvoir concilier études, travail et choisir une maternité plus tardive mais pas forcément moins féconde.

Le vieillissement de la population est une constante. En France on compte 5,6 millions personnes de 75 ans et plus. L'espérance de vie reste stable pour les hommes et est comparable à la moyenne de l'Union européenne, avec 77,5 ans pour un garçon né en 2008. Elle recule très faiblement pour les femmes, mais reste l'une des plus élevées du Vieux Continent : 84,3 ans pour une fille née en 2008.

La désertification des campagne semble se ralentir. La population des espaces ruraux, qui avait connu un déclin et après une stagnation entre 1982 et 1999, augmente au même rythme que celle de l'ensemble du territoire français (+0,7% par an).   Autre phénomène le rééquilibrage au sein des villes, les centres villes se repeuplant par rapport aux banlieues.

Le renforcement de la moitié Sud se poursuit. La moitié Nord de la France dont la population est déjà plus jeune conserve toujours un solde naturel supérieur à la moyenne ce qui compense un solde migratoire négatif. La moitié Sud de Bordeaux à Nice est très attractive mais accueille principalement des retraités venus de la moitié Nord ou du bassin parisien qui  lui reste relativement stable.

C'est ainsi que notre département, l'Isère, a vu sa population considérablement augmenter et passer de 1 000 000 à 1 100 000 âmes. 


 Jean-Christophe Diedrich s'interroge aussi sur ce sujet et propose quelques pistes d'explication.

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