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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 21:00

Arrivé en terminale, la prise de note est sensée être une technique déjà acquise par les élèves. Dans la réalité, ce n’est pas toujours le cas et on a parfois, en tant que prof, des surprises quand on découvre au final ce qui a été retenu du cours entendu pendant l’heure. C’est la raison pour laquelle il peut être intéressant d’en rappeler ici les principales méthodes.

 

Soyons honnêtes, le programme de terminale, de par le gigantisme des notions et des connaissances qu’il réclame, nécessite d’être capable de prendre efficacement le cours. De plus, après cet examen, et tout particulièrement dans les amphis de l’université, maîtriser cette technique devient vital.

 

Les objectifs de la prise de note :

 

Noter les points importants du cours, de façon claire, précise, facilement compréhensible et réutilisable quand vous les reprenez six mois plus tard. L’idéal est aussi que vos notes puissent être réutilisées sans problème par un camarade qui veut reprendre un cours où il était absent.

 De plus il existe essentiellement trois façons de mémoriser quelque chose. Ecouter, voir ou reproduire. Chaque personne mémorise les choses de façon différente. La prise de note a l’énorme avantage de cumuler l’écoute et la reproduction par l’écriture. Le visuel pourra passer par la relecture.

Mais en contrepartie, la prise de note nécessite pour pouvoir être pleinement utilisée de respecter quelques méthodes

 

1- Ecouter

 

 Il faut être attentif car le bavardage vous fait automatiquement perdre le fil du récit et donc l’enchaînement du cours. Dans le même temps, en écoutant le cours, vous faites déjà la moitié du travail de mémorisation indispensable.

Ce qu’il faut repérer dans le discours du professeur, ce sont les idées importantes qu’il  faut surtout séparer des exemples. Suivez le rythme du prof, il va répéter les idées importantes, parfois en les reformulant de manière légèrement différente. Sa voix va alors être certainement un peu plus marquée ou insistante.

 De même s’il note un terme ou une expression au tableau c’est que celle-ci (et son orthographe éventuelle) est importante.

 

2- Des notes claires.

 

Aérez au maximum vos notes de manière à vous y retrouver davantage quand vous les reprendrez plus tard. Faites de petits paragraphes, allez à la ligne régulièrement notamment dès qu’on aborde une nouvelle idée. Vous pouvez aussi avoir intérêt à décaler légèrement les exemples pour les différencier :

 

Exemple 
I) Le bilan de la seconde guerre mondiale

                

A)      une saignée humaine

          La guerre a fait 60 millions de morts, c’est la plus meurtrière de l’histoire.


         Le bilan a varié selon les pays

                        URSS pays le plus touché

                        Pologne le plus touché par rapport à son pourcentage
                        de population

                               Une guerre qui a tué autant de civils que de militaire

                                                  Bombardements, déportation…

 

Reprenez bien et mettez en valeur (couleurs /surlignage /écriture plus grande) les parties et les sous parties que le prof met généralement au tableau.

Laissez une marge sur le coté pour des rajouts éventuels, ainsi que deux ou trois lignes entre chaque sous-parties pour pouvoir rajouter après coup vos annotations de relecture.

En dehors du plan, qui se retrouve généralement au tableau, ne cherchez pas à changer de couleur ou à  vouloir souligner tout de suite. Quand vous vous relisez chez vous, c’est là que vous pouvez souligner les idées principales.

Si vous écrivez sur des feuilles volantes, numérotez les bien gros, en haut à droite pour ne pas vous emmêler ensuite dans votre classeur

 

3 –Simplifier l’écriture.

 

Il faut savoir écrire « efficace » donc évitez de vouloir prendre le cours mot à mot pour bien au contraire ne garder que les points les plus importants. Les articles et les mots de liaisons vont être les premiers à être sacrifiés, ces derniers pouvant d’ailleurs parfois être remplacés par des flèches ou des abréviations

Votre écriture doit toujours rester lisible, n’oubliez pas que vous devrez vous relire dans six mois, ou que d’autres peuvent avoir besoin de vos cours pour rattraper les leurs !

Vous allez pouvoir utiliser des abréviations. Faites cependant attention à elles. Il ne s’agit surtout pas de rendre votre devoir illisible.
Vous devez maîtriser vos abréviations, pas la peine de vouloir tout remplacer, ça deviendrait rapidement incompréhensible avec le temps. Il faut rester logique et n’employer que des symboles que vous connaissez et qui vous parleront toujours six mois plus tard.

Utiliser les abréviations, des fléches (hausse/baisse)  et les symboles mathématiques:

     

                  Ü        cause                                                 Þ         conséquence

                  ó          lié à                                                  !           attention

                  +          plus/et                                                -           moins

                  /           divisé/par                                           D          croissance

                  X          multiplié                                              Î          appartient à

                  >          supérieur                                            <          inférieur

Des mots qui reviennent souvent peuvent être abrégés.

 

                    tps        temps                       Intro/Conclu    introduction/conclusion

                    nbre      nombre                                                 î          intérêt

                     H         homme                                                  F         femme

                     †           mort                                                    W         travail
               gd         grand                                                   pt          petit
             


Un certain nombre de déterminants ou de mots de liaisons :

 

                 c.-à-.d.       c'est-à-dire                                  bcp           beaucoup
           tjs              toujours                                       tt(es)         tout(es)
           jms             jamais                                 qq/qqfois   quelque/quelquefois
           ds                dans                                           pr              pour

 

 

Pour les terminaisons en -ment ou -tion

 

                        gvt    gouvernement                                       révoq    révolution

 

 

Ce ne sont que quelques exemples, à chacun de se faire son propre lexique.

 

Attention cependant : Tout cela n’est valable que pour la prise du cours. Les signes d’abréviation sont interdits dans les devoirs. De plus l’usage répété de la prise de note à tendance à augmenter le risque de fautes d’orthographes car on a automatiquement tendance à sacrifier celle-ci à l’efficacité de la prise du cours. Il faut dès lors redoubler de vigilance sur la copie pour ne pas faire des fautes d’inattention ou laisser traîner des abréviations.  

D'autre méthodes existent  dont les cartes heuristiques ou cartes mentales, qui consistent à construire des shémas en arborescences à partir d'une idée centrale. Nous en reparlerons.

D'autres fiches conseils intéréssantes et pas qu'en histoire-géo. Celle d'un professeur de français  de collége, celle de l'académie de Grenoble en SES, celle de BA-BA un site de professeurs de français (et plus particulièrement la fiche de F. Jarraud).

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 16:17

Au cas où votre moyenne globale, après les épreuves écrites, oscillerait entre 8 et 10, vous pouvez passer l’épreuve dite de "l’oral de contrôle" appelée aussi oral de rattrapage. Vous allez pour cela choisir deux matières à repasser. Comme celles-ci conservent leur coefficient du bac, il convient dès lors de la jouer tactique et de ne pas simplement s’arrêter aux seules notes brutes. En effet, passer de 9 à 12 dans une matière à coefficient 7 rapporte 21 points, là où passer de 6 à 16 dans une matière à coefficient 2 n’en donne que 20… Choisissez donc avec le conseil de vos profs des matières à multiplicateurs élevés où vous pensez bien pouvoir faire mieux à l’oral. Est-ce vraiment la peine de vouloir améliorer un 8 en histoire géo, si toute l’année vous avez péniblement atteint 5 de moyenne…

Chaque matière a ses petites particularités mais l’oral de contrôle fonctionne à peu près toujours de la même façon. En histoire géo, l’épreuve est relativement simple et a été définie par un circulaire ministérielle en 2004: vous allez tirer au sort deux sujets, un majeur, un mineur, comportant à chaque fois une question de géographie et une question d’histoire. Dans un cas l’épreuve majeure est l’histoire, dans l’autre la géographie. Vous choisirez l’un des deux couples de sujets et aurez 20 minutes de préparation.

Les sujets ressemblent à peu de choses près à des intitulés de composition et portent sur des chapitres entiers du programme. Les instructions académiques reçues oralement cette année lors des réunions de concertation en vue des corrections insistent sur le fait que les questions ne doivent pas être accompagnées de documents. Vous allez donc avoir des sujets qui seront de simples intitulés portant sur des questions très vastes. Toutefois comme il semble que ce soit une orientation toute nouvelle qui demande encore à être confirmée et non une obligation inscrite dans les textes, il n'est pas impossible que vous puissiez avoir des documents à commenter et expliquer pour accompagner la question.

Les relations internationales de 1947 à 1991.

Les formes de la puissance américaine.

La colonisation organisation et contestations.

L’Asie, une aire de puissance en expansion.

Des questions mineures peuvent porter sur une sous-partie d’un programme, mais restent toujours assez large.

La France gaullienne.

L’axe rhénan.

La mégalopole japonaise.

La décolonisation de l’Empire français.

Pendant les 20 minutes de préparation, pas d’affolement. Avec 2 questions à traiter vous n’avez pas le temps de rédiger un texte complet avec une introduction ou une conclusion. Il vous faut définir une problématique simple mais éclairante (écrivez la en gros, en haut de votre brouillon, pour ne pas l’oublier) et un plan cohérent avec les principales idées et exemples autour de la question posée. Pas plus, mais surtout pas moins. Vous allez être évalué sur votre capacité à comprendre les grands enjeux du sujet et à les expliquer logiquement et de façon ordonnée.

C’est la raison pour laquelle si vous devez réviser en vue de l’oral de contrôle, vous devez porter une attention toute particulière au plan du cours, car les sujets étant très classiques, ils recouperont forcément le découpage des leçons. Ecrivez gros, prenez plusieurs feuilles et n’écrivez que d’un seul côté en les paginant de façon très visible. Numérotez et espacez votre plan (le surligneur peut être votre meilleur ami), ne mettez que les principales idées pour pouvoir vous retrouver clairement dans vos notes face à l’examinateur.

N’oubliez pas que vous n’avez que 20 minutes de préparation puis encore 20 mn de présentation, cela passe très vite. Surtout avec deux sujets ! N’oubliez pas de préparer les deux. L’examinateur vous expliquera dans quel ordre les présenter. Généralement on commence par l’épreuve majeure, présentation par l’élève puis questionnement. Ensuite on passe à la mineure sur le même canevas. Tant pour la préparation que pour le passage, gardez les 2/3 de votre temps pour l’épreuve majeure, 1/3 pour la mineure. N’oubliez jamais de faire les deux (j’ai l’air d’insister, mais ça arrive chaque année).

Vous allez donc présenter votre sujet. En introduction, relisez le sujet puis présentez votre problématique. Il peut-être intéressant de préciser quelles seront les grandes parties de votre plan. Puis vous pouvez passer à votre plan et au développement proprement dit. L’idéal pour conclure serait de terminer en rappelant quelle a été votre problématique et comment votre démonstration permet d’y répondre. En géographie et pour certains sujets d’histoire, un petit croquis simple que vous complétez devant le jury peut-être un plus, mais n’est nullement une obligation.

Essayez de parler calmement sans vous affoler, en soignant la clarté de votre expression orale et votre registre de langue. N’ayez pas le nez collé sur vos notes mais essayez plutôt de regarder le professeur, vous êtes aussi finalement évalué sur votre façon de présenter votre travail. Soyez clair, simple comme si vous expliquiez quelque chose à un membre de votre famille qui ne connaît rien du sujet (ça peut être au passage un bon test d’entrainement), mais essayez de placer quelques uns des termes de vocabulaire attendus (Triade, interface, Indicateur de Développement Humain, etc…)

L’examinateur va ensuite vous poser quelques questions pour approfondir votre travail. Il le fait, non pas pour vous piéger, mais au contraire pour compléter votre présentation avec des choses que vous auriez pu oublier et que vous pouvez dès lors rappeler ou bien encore pour valoriser vos connaissances. C’est généralement un bon indice pour savoir si vous avez fait une bonne prestation ou pas. Plus les questions sont "pointues" ou abordent des thèmes autres que le sujet principal, plus cela signifie qu’il est satisfait de l’exposé fourni et qu’il veut voir jusqu’où vont vos connaissances. Si par contre il revient sur des grandes généralités et évidences du sujet, c’est que vous les avez oublié dans votre présentation.

Bien sûr, soyez là à l’heure, souriant, poli et aimable avec les examinateurs qui ne sont pas là pour vous torturer et qui font passer à la chaîne tout un tas de candidats sous le chaud soleil de juillet.

Une petite vidéo d’Hugo Billard qui rappelle les principaux conseils pour aborder l’oral au mieux…

Les bons conseils de Bricabraque.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 22:32

Réaliser un croquis est une épreuve qui apparaît toujours impressionnante parmi les épreuves du bac. Pourtant c’est un exercice beaucoup plus simple qu’on ne croit si on respecte un certain nombre de règles élémentaires.

Ce que dit le Bulletin Officiel:
"Réalisation d’un croquis de géographie :
À partir de ses connaissances et en réponse à un sujet donné, le candidat réalise un croquis de géographie accompagné d’une légende organisée.
Le sujet porte sur l’un des thèmes ou ensembles géographiques définis par le programme. Il ne comporte pas de document si ce n’est, éventuellement, quelques brèves données statistiques. Il est accompagné d’un fond de carte. "

 

Soyons clairs, le nombre de croquis qui peuvent tomber au bac est relativement limité et malgré des formulations qui peuvent parfois effrayer, on ne demande généralement qu’un nombre restreint de cartes à retenir, une douzaine pour les S. une grosse quinzaine pour les L./E.S. 

UEcroquis.jpg

Un exemple de croquis organisé, sur le site de l'académie de Versailles (cliquer pour agrandir)

C’est un exercice qui s’apparente à la composition dans le sens où il repose essentiellement sur vos connaissances et votre capacité à construire un plan logique et cohérent. Donc commencez par lire le sujet et vous poser les mêmes questions que me demande t-on ? Quelle en est la problématique ? Quelles en sont les limites géographiques (le fond de carte vous apporte normalement une aide indéniable pour les déterminer).

Au bac vous pouvez compter sur 1 h. à 1h30 pour faire cette épreuve. Bien sûr, on ne peut pas se passer de connaissances précises : les noms des villes ou des pays et leur localisation. Vous serez aussi jugé sur ce genre de connaissances de base…

Les logiques internes de la plupart des croquis reposent sur des notions de hiérarchisation (intensité du développement, taille des villes, dynamisme des espaces), de contacts (la notion d’interface montre particulièrement les espaces frontaliers ou maritime ou se font les échanges), de centres et de périphéries (le Nord-Est américain par rapport au reste du pays) et d’échanges (flux en tout genres).

 

Commencez par la légende au brouillon. Vous n’avez qu’un fond de carte et pas de rechange, ce n’est pas le moment de vous tromper en le massacrant d’entrée de jeu. Vous allez regrouper logiquement vos connaissances et construire le raisonnement interne de votre légende. Elle se découpe en grandes parties (4 maximum), parfois, mais pas toujours, découpées en sous-parties. On peut y placer une bonne douzaine d’informations logiques, guère plus, sous peine de devenir illisible.

 

Une fois que vous avez regroupé les informations au brouillon, vous pouvez passer à la légende au propre. Elle peut comporter 4 types de figurés.

 

- Les zones : désignant des espaces (pays/régions). Utilisez en priorité des couleurs. Des hachures peuvent en second lieu permettre de croiser deux informations sur le même espace. Si vous avez une hiérarchie entre ces zones, pensez toujours en terme de dégradé de couleur du plus important au moins important. La combinaison classique rouge/orange/jaune est un incontournable qui fait toujours son petit effet. L’équivalent du dégradé pour les hachures est de jouer sur l’espacement de celles-ci. Attention toutefois à rester lisible car les hachures ont vite tendance à surcharger un croquis.

 

-Les points : (villes/ lieux remarquables, centres de décisions et autres) Il s’agit là d’un lieu à dessiner. Des ronds, des carrés, des étoiles mais toujours des symboles abstraits. Faites varier leur taille pour en indiquer l’importance, leur couleur pour symboliser quelque chose.

 

-Les traits: symbolisent des coupures (limites Nord Sud, frontières, limites entre régions) ou au contraire des regroupements de pays (l’ALENA...)

 

-les flèches : symbolisent des flux. Echanges, migrations etc… Là encore leur grosseur peut permettre de montrer l’importance du phénomène. Faites-les simples et relativement droites.

 

Une fois équipé de tout ça, vous pouvez passer au croquis proprement dit. D’abord au crayon à papier (contour des zones, puis figurés ponctuels et flux), puis quand vous êtes sûrs de votre coup, faites-le au propre. Ne laissez pas d’espaces en blanc non expliqués. De même tout dessin doit se retrouver dans la légende.

 

Les noms ne se mettent qu’en dernier. Faites simple, écrivez horizontalement et de préférence en majuscule. Vous pouvez éventuellement faire varier la couleur du nom pour indiquer une information supplémentaire mais celle-ci doit se retrouver dans la légende. Seule exception, les fleuves qui peuvent être en bleu (tout comme les mers et les lacs) et suivre le cours d’eau.

Si vous craignez de surcharger votre travail, vous avez parfaitement le droit de faire une nomenclature, c'est-à-dire de remplacer les noms par des numéros que vous listez dans un coin de votre croquis.

 

N’oubliez pas le titre ! Et soignez l’esthétique. Utilisez des crayons de couleurs, proscrivez les cartes faites au feutre ou au stylo. Dans l’idéal, un croquis parfait doit pouvoir être compris sans sa légende : les phénomènes les plus importants doivent vous sauter aux yeux rien qu’en regardant la carte et la logique interne du raisonnement doit apparaître d'elle-même.

jpg_DP_8056_Organisation_territoire_usa.jpg(cliquer pour agrandir)

Pour approfondir : des propositions de croquis de terminales
sur Clioweb
Sur le site Annejo

Les animations powerpoint d'Educreuse

 

 

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12 décembre 2007 3 12 /12 /décembre /2007 00:07

Voici donc l’épreuve la plus difficile du baccalauréat. En tout cas celle qui apparaît la plus effrayante pour la plupart des candidats. Soyons honnêtes, ce n’est pas une épreuve facile car sans documents, elle ne repose que sur vos connaissances et vous oblige à rédiger un texte long et organisé selon un plan précis. Fondamentalement, dans ce type de devoir, il n’y a pratiquement pas de différence entre l’histoire et la géographie.

 
 
 

L’épreuve se présente donc de la façon suivante : un sujet, généralement sous forme d’une affirmation : « L’Europe pendant la guerre froide » / « Les fondements de la puissance américaine ». Elle peut, mais ce n’est pas une obligation, être accompagnée par un document de complément. En histoire, une mini chronologie, en géographie mais c’est plus rare quelques statistiques.

 Baccalaureat.jpg
27 juin 1880... Pas de panique, vous n'êtes pas les premiers à passer le bac
 

1ère étape : Analyser le sujet :

 

C’est une étape fondamentale mais hélas trop souvent ignorée.

 

Repérez les mots importants, les termes de vocabulaire à définir et donc de quoi vous aller parler. Fixez les limites chronologiques (de quelle période vais-je parler ?) et géographiques (quels espaces/pays vais-je traiter ?).

 

Ex :« Le bloc occidental pendant la guerre froide »

Quoi (et où ? ) : le bloc occidental : ce sont les Etats-Unis + ses alliés

Quand : pendant la guerre froide donc 1947 - 1991

 

Les documents complémentaires sont là pour vous fournir des pistes, la chronologie permettant au passage d’être sûr de ne pas se tromper quant aux limites chronologiques à définir. Par contre n'essayez pas de la prendre pour plan de devoir.

 
La démarche à suivre peut souvent être induite par l’intitulé lui-même. Parfois la formulation même du sujet contient un plan logique. En histoire géo, on cherche essentiellement à croiser les informations autour d’un thème central. Le terme « et » très souvent utilisé peut facilement induire en erreur:
 

Ex : « La mondialisation : facteurs et conséquences »

 

Vous avez là les deux grandes parties (les facteurs de la mondialisation puis la façon dont ils s’appliquent) car le sujet principal est ici la mondialisation qui va apparaître dans tout le devoir.

 
Par contre « L’URSS et les Etats-Unis pendant la guerre froide »
 

Il ne s’agit pas de juxtaposer l’un puis l’autre mais bien de croiser les informations les concernant. Car c’est leur affrontement qui est le thème principal qui doit apparaître sur toute la copie. On pourra envisager les deux modèles puis les moyens de l'affrontement (constitution des blocs, propagande etc...) puis enfin les grandes phases de l'affrontement.

 

2ème étape : Mise au brouillon des connaissances

Sur une feuille de brouillon, mettez en vrac tout ce qui vous vient sur le sujet. Mots, expressions, morceaux de phrases, idées, il s’agit de mobiliser ses connaissances pour répondre à la question posée.
 
Puis une fois cela effectué, reclassez ceux-ci en thèmes communs. Utilisez des crayons de couleurs ou des surligneurs et essayer de regrouper les informations par sujets communs. Faites des flèches pour ce qui vous semble lié : les causes, les conséquences, les faits qui se ressemblent.
 

3ème partie construire le plan et la problématique au brouillon

 
La problématique devrait logiquement commencer à apparaître à partir de vos notes de brouillon. Celle-ci est la grande question qui sous-tend votre travail. Si elle n’apparaît pas ici, ne vous inquiétez pas et passez au plan, la problématique peut parfois se dégager après avoir construit celui-ci.

 

 
Le plan devrait lui aussi apparaître à partir de vos notes de brouillon. Regardez ce que vous avez regroupé et reclassez l’ensemble en grandes colonnes. Un plan normal compte de deux à trois parties (jamais quatre ou au delà). Ces parties sont divisées en sous parties qui correspondent aux idées secondaires qui détaillent l’argumentation. Là on peut dépasser trois sous parties si le sujet s’y prête et qu’il reste à peu près équilibré, Ne dépassez pas cinq au grand maximum. Soyons clair : une sous partie c’est une grande idée qui s’appuie sur un (ou parfois deux ) exemples. Dites vous bien qu’il n’existe jamais un plan unique.

 

Ex : Les Sud, unité ou diversité

Problématique : « Peut-on encore parler du Sud comme d’un tout dans la mondialisation »

1ère partie : Qu’est ce qui caractérise les pays du Sud

                 Sous-partie 1 : Une place secondaire dans la mondialisation (ex : moins de 20 % du commerce mondial)

                 Sous partie 2 : Des retards socio culturels importants (IDH faible / persistance analphabétisme / pauvreté de masse)

                 Sous partie 3 : Une instabilité politique chronique (guerre / dictature ex : Birmanie)

                 Sous partie 4 : Des inégalités intérieures marquées (poids écrasant des métropoles / inégalités sociales très accentuées / zones entières laissées vierge ou peu exploitées ex : Brésil)

2ème partie des situations variées… (je vous laisse chercher les sous parties vous même)

 
 

4ème partie : Rédigez l’introduction et la conclusion au brouillon

Ces deux parties sont très importantes et souvent difficiles à faire. Préparez les à l’avance au brouillon ensemble. En effet elles se répondent. De plus la conclusion étant la dernière chose que lit le correcteur, il vaut mieux ne pas la bâcler.
 

Les deux sont assez codifiées mais ne doivent pas être forcement très longues. Une dizaine de lignes peuvent largement suffire.

 
 
L’introduction :
 
A) L’annonce du sujet : Vous devez présenter de quoi vous aller parler : définissez les termes de vocabulaire qu’on retrouve dans le sujet et ses limites chronologiques et géographiques.
 
B) La problématique : C’est la question centrale.

 

C) L’annonce du plan : Les grandes parties uniquement, sans les numéroter mais en utilisant des formules de style qui vous permettent de les enchaîner (Dans un premier temps il apparaît que… , puis…, toutefois…, etc…) Vous avez le droit d’utiliser la première personne du pluriel ( nous découvrirons que… puis nous constaterons que… et enfin nous nous interrogerons sur…)



La conclusion :

Elle ne doit pas apporter d’informations neuves sur le sujet. Ce n’est pas une sous-partie de secours, elle est là pour boucler le devoir et répondre aux questions posées par votre plan.

 
A ) Le bilan : Vous répondez à la problématique. La plupart du temps c’est résumer ce qu’il faut en retenir et qui apparaît dans le plan. Bien sûr cette réponse est rarement d’un seul bloc mais peut justement contenir les nuances qui font l’intérêt du devoir (ex : les pays du Sud gardent des caractères communs de dépendance face aux Nord, mais ils sont tellement différents les uns des autres qu’on ne peut plus guère les considérer comme un bloc homogène)

B)
Donner votre avis : optionnel si le sujet s’y prête et si vous avez un avis sur la question. C’est le seul moment où vous en avez le droit. Restez toutefois modéré, ce n’est après tout qu’une copie de bac vous ne changerez pas le monde avec…

C) Ouverture : en théorie, il faudrait évoquer un autre sujet de devoir possible lié à celui que vous venez de traiter ( ex avec les Sud : existe-t-il aussi un Nord unique ? Ou quel a pu être le poids de la colonisation ou de la décolonisation dans leur situation actuelle.)
 
 

5ème étape : la rédaction sur la copie

 

L’intro et la conclusion sont les seuls à rédiger au brouillon.

Le développement s’organise en parties séparées qui correspondent aux grandes idées, les parties sont elles-mêmes divisées en paragraphes présentant les idées secondaires. On saute deux lignes entre les grandes parties de même qu’après l’introduction et avant la conclusion. On saute une ligne à chaque paragraphe.

 

Press-BAC---loto.gifN’oubliez jamais qu’on attend un texte rédigé (pas d’abréviations sauf pour quelques sigles connus URSS /ONU, pas de tiret avec renvoi à la ligne, pas de numérotation des sous parties etc…), un vocabulaire précis (celui du cours, si vous citez un sigle particulier comme PMA ou PED mettez le au complet en toutes lettres avec des majuscules (Pays les Moins Avancés) la première fois que vous l’utilisez), un registre de langue au moins courant sinon soutenu et bien sûr une certaine maîtrise du français.

 
 
 

N’écrivez pas le passé au futur, évitez les « on » et les « il y a » un peu impersonnels. N’hésitez pas à faire des phrases de transitions entre chaque partie avec des mots de liaisons.

 
 
 

En géographie (plus rarement en histoire) vous avez le droit d’accompagner votre texte d’un petit croquis explicatif pas trop compliqué avec une légende qui respecte les règles cartographiques. Ex : le découpage de l’Allemagne et de Berlin en 4 zones d’occupations. C’est purement optionnel mais c'est souvent apprécié. Limitez vous à un seul croquis pour ne pas transformer le devoir en une bande dessinée.

 
 

6ème étape : Relisez vous.

 
L’orthographe et surtout la grammaire peuvent vous coûter des points. Relisez vous pour éviter les catastrophes.

Un entraînement sur le site de l'académie de Grenoble

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13 novembre 2007 2 13 /11 /novembre /2007 23:48

Nous avons beaucoup insisté sur ce type particulier de document tant en cours que sur le blog. Il est temps de faire le point sur l’image de propagande, un des supports documentaires privilégiés de l’épreuve d’histoire.

 huanghe.jpg
Les enfants du Fleuve Jaune (peinture chinoise des années 40)
Mao Ze Dong montre l'avenir forcément glorieux à une jeunesse belle et vive
 

La propagande tout d’abord  : qu’est ce que c’est ? Il s’agit d’une technique de communication pour influencer et agir sur une opinion publique, modifier son comportement pour lui faire adopter un état d’esprit ou un comportement particulier. C’est ce qu’on pourrait simplifier sous le terme de « publicité politique »

 
Sous forme d’image, elle doit être simple, percutante et aller à l’essentiel : Pas de discours complexes ou subtils. On doit séduire, frapper les esprits et désigner les bons et les méchants.
 
 
Les grands principes (tels qu’ils sont définis par Jean-Marie Domenach dans « la propagande politique » en 1950)
 

La simplification : une formule, un mot d’ordre, des symboles simples et immédiatement reconnaissables.

L’ennemi : forcément grotesque et/ou maléfique. L’idéal est de se présenter comme une victime, c’est toujours l’autre qui attaque.

Le grossissement : la magnification ou la défiguration : on accentue, on déforme. Les méchants seront forcément ignobles et laids, les gentils beaux et grandioses.

L’orchestration : on répète inlassablement la même idée jusqu’à ce qu’elle apparaisse comme une évidence. Tous les supports (image, cinéma, chanson, manifestation sportive) peuvent être l’occasion de faire passer l’idée.

La transfusion : on se sert de vieux mythes, de symboles patriotiques, de héros du passé pour s’inscrire dans la durée.

 
 com103.jpg       
Viol rouge ! Ca pourrait se passer ici!

Un pulp, roman bon marché américain des années 50 imaginant l'invasion des Etats Unis par les "Ivan" des soviétiques qui terrorisent la population. Un soldat soviétique au visage hideux (je concéde que le dessinateur étant assez médiocre, même le héros et la fille sont très laids) est abattu par un héros vif comme l'éclair dont les vétements couleur sable et le blouson de cuir rappellent l'uniforme des pilotes de l'armée américaine. Le soviétique est un sadique débraillé qui fouette une blonde et innocente victime. Le sous-entendu est évident : les "commies" (surnom américain des communistes) sont les agents d'un régime policier et arbitraire. Notez enfin le fond rouge sang, la couleur du drapeau de l'URSS.

La lecture d’image de façon générale nécessite de se poser la question suivante : comment celle–ci est elle construite ?

 
Bien sûr chaque image a ses spécificités et il n’y a pas de façon unique de les analyser.
 
 
Découpez l’image en plans. Regardez ou se croisent les lignes de fuite du document, c’est généralement là que se porte le regard donc c’est souvent là que se trouve ce qui doit dominer dans l’image.
 
Le premier plan est généralement le plus important, ce qui doit ressortir, ce qui doit accrocher le regard.
L’arrière plan plante le décor et peut permettre de glisser quelques détails supplémentaires.
 0000-4234-5-Soviet-Communist-Posters.jpg
Nous voulons la paix!

Une affiche soviétique de 1946 qui paradoxalement inverse premier et deuxième plans. L'ouvrier soviétique en salopette de travail, beau mais grave, tient un drapeau rouge, symbole du communisme, où est inscrit le slogan. Son poing s'abat sur une table où des leaders du camp occidental (on reconnait de face Truman (le 2ème à partir de la gauche), Churchill (le 3ème) et De Gaulle (le 5ème), sont dessinés de façon caricaturale et en noir et blanc. Sur la table, des armes miniatures, symbole du militarisme et de l'impérialisme du camp d'en face. Remarquez la dynamique du regard de l'ouvrier qui forme une diagonale centrale avec son poing et qui donne toute sa force à l'ensemble.
 


Un grand classique est l’image en opposition avec le bon et le méchant clairement opposés. Voici un exemple issu de l’imagerie soviétique

 deux-mondes-deux-resultats.jpg
 
 
affiche soviétique de 1955 :
en haut : "Deux mondes-deux résultats"
"Les résultats de la production industrielle dans les Etats du camp socialiste et dans les Etats du camp capitaliste"
Sur la locomotive est écrit : "les pays du camp socialiste"
en dessous le long de la flèche noire : " les pays du camp capitaliste"
 
La locomotive rouge (couleur du communisme) symbolise le progrès et l'industrialisation rapide du pays (mais celle-ci part de tellement bas que forcément les chiffres apparaissent spectaculaires) là où le camp occidental, dont l'indice de production passe pourtant de 100 à 176, est représenté en gris morose et semble progresser péniblement comme sur une tortue. Un camp occidental representé par deux capitalistes grotesques en costume et chapeau haut de forme et mené par un militaire signifiant l'impérialisme américain.
 
 

Dites vous bien que la plupart du temps le choix des couleurs ou des symboles ne doit rien au hasard. Voici quelques symboliques « classiques » au XXème siècle

 
Couleurs :
Le rouge = communisme / le sang
Le vert = islam /écologie
Le bleu = la France / L’Union Européenne
Le blanc= la paix / le christianisme (c’est la couleur du pape)
Le noir = le mal / le fascisme italien
Le brun = le nazisme
 
 Animaux :
 
La pieuvre/l’araignée = le mal tentaculaire
Le serpent = la traîtrise
La colombe = la paix
Le vautour / la chauve souris vampire = les profiteurs
Le mouton/l'agneau =la foule idiote/ la victime
 
Des animaux peuvent symboliser des pays :
 
Le coq =La France
L’aigle =les Etats-Unis/ L’Allemagne/la Pologne
L’ours=la Russie
Le lion=La Grande Bretagne
Le dragon/le panda =la Chine
Le tigre/l’éléphant=l’Inde
 
   

Dans la même famille d’image on peut la regrouper avec la publicité, la caricature et l’affiche politique. Une photo, soigneusement cadrée et composée peut facilement être utilisée comme une image de propagande, nous en reparlerons.

 
 colombe-sanglante-small.jpg

Allez, je lance de nouveau un petit concours d'interprétation autour de cette image réservée à mes TL et mes TS. A la clef, une (bonne) note d'exercice sur 10 pour celui ou celle qui dans chaque classe m'enverra avant le jeudi 22 novembre la meilleure interprétation possible de cette affiche de propagande. Pas d'indication de source ou d'auteur pour vous aider, si ce n'est que nous avons déjà vu "Paix et liberté" en cours.
P.S. Evidemment Armand comme tu as déjà brillament répondu à celle sur Staline et que tu as obtenu un 10/10 pour cela, tu es hors concours !
 

(source « un siècle de propagande par l’image » de Patrick Mougenet / documents :site de Bernard Collet)

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Published by Mr Tribouilloy - dans Méthodologie
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 22:04

exam.jpg
Elle se présente sous la forme de 5 documents accompagnés de questions portant sur un ou plusieurs documents à la fois. Puis une réponse organisée utilisant les informations issues des documents et les connaissances du cours.


En histoire, les documents sont de natures diverses : textes, images, cartes, statistiques... En géo il y a traditionnellement une majorité de cartes, photos et schéma rarement plus de deux textes.

C’est l’épreuve la plus rassurante parce qu’elle permet de se raccrocher à des documents. Cependant sous son apparente facilité elle nécessite de bien analyser le sujet posé pour ne pas répondre à côté de la question. En règle générale, comme l’épreuve est considérée comme « plus facile que la composition », les examinateurs ont tendance à être plus exigeants en terme de connaissances précises (les termes de vocabulaire notamment) et d’organisation de la synthèse.

 
Les questions : elles vous invitent à définir des notions, à rechercher des informations précises, à confronter les documents et à exercer votre esprit critique. Elles ne sont pas là pour vous piéger mais bien au contraire de vous permettre de faire sortir les données importantes pour construire la synthèse. Elles appellent à un développement raisonnable, en effet on a facilement tendance à perdre un temps fou sur les premières questions. Entre 5 et 10 lignes sont largement suffisantes. On attend que vous explicitiez les allusions, références ou termes de vocabulaire en rapport avec le sujet. Ainsi sur une carte du commerce mondial, si on vous demande où se situent les principaux centres d’impulsion, on ne vous pardonnera pas de ne pas parler de la Triade. De même sur un texte parlant du Plan Marshall, il serait impardonnable de ne pas rappeler qu’il s’agit de l’aide matérielle et financière consentie par les américains à l’Europe pour se reconstruire.
 
Attention : Cette épreuve ne nécessite pas de présenter les documents ! Même si cet esprit critique reste toujours utile surtout en histoire

La réponse organisée (parfois encore appelée synthèse) reprend les mêmes principes que la composition, en moins développé toutefois. La problématique est souvent induite dans le sujet ou bien en regardant les réponses et l’ordre des questions, les grands thèmes doivent apparaître. Vous devez répondre au sujet en évitant absolument de paraphraser les questions précédentes (là se cache l’une des principales difficultés de l’exercice car Dieu sait que c’est tentant de répéter ce qu’on a déjà dit.) Pour cela vous devez étoffer et illustrer les documents par des connaissances et des références du cours.


La réponse organisée doit être aérée, le correcteur doit facilement pouvoir retrouver les grandes parties, écrite comme il se doit en français correct dans un registre sinon soutenu, au moins courant. (Méfiez vous des abréviations et des répétitions). Il n’y a pas d’indication de volume, n’essayez pas de faire trop long, ce n’est pas une composition. Disons qu’à moins d’une page recto verso cela risque de paraître un peu léger mais qu’au-delà d’une copie dourevisions-sur-internet.jpgble, ça commence à faire beaucoup.

L’introduction après avoir présenté le sujet se contente de présenter la problématique. Nul besoin de décrire à nouveau les documents. La conclusion se contente d’être un bilan qui essaye de répondre à la problématique.

N’oubliez pas de bien gérer votre temps. En devoir nous n’aurons que 2 heures pour réaliser ce genre d’épreuve. Au bac avec les 4 h. d’épreuve, vous pourrez pousser jusqu’à 2h30 pour laisser 1 h à l’épreuve courte et une demi heure pour lire et choisir les sujets, faire des pauses pipi, grignoter un en-cas réparateur et maudire les rédacteurs de ces épreuves qui vous font suer sang et eau…
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