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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 16:43
"Le statut de deuxième économie mondiale pour le Japon est en train de toucher à sa fin" vient d'admettre le Ministère de l'économie nippon (le METI) dans un rapport rendu officiel aujourd'hui. Depuis 1968, le Japon était, après les Etats-Unis, la 2ème puissance économique mondiale. Mais touché de plein fouet par la crise actuelle l'archipel a vu son économie se ralentir et ses grandes entreprises, au premier chef duquel Toyota, pourtant première firme mondiale, licencier en masse.


Les manifestations de chômeurs se multiplient au Japon depuis le début de l'année. (Photo : New York Times)

   
Le Fonds Monétaire International l'avait annoncé il y a déjà quelques temps le PNB global de la Chine devrait être supérieur à celui du Japon en 2010, 
peut-être même dès cette année si les difficultés actuelles de l'économie japonaise continuent. Si la Chine a bien souffert elle aussi de la crise (son taux de croissance est passé d'environ 8% à 6,5%), elle continue à se developper notamment en essayant d'accroître la consommation de sa population ce qui génére de l'activité là où le Japon, arrivé au sommet de sa puissance comme la plupart des économies occidentales, voit sa croissance devenir négative (le FMI estime ce recul à - 6,2 %).

Le Japon estime desormais qu'il doit se tourner vers d'autres formes de developpements et se transformer en"pays trouveur de solutions pour les problèmes mondiaux", en orientant son économie vers l'aide aux pays pauvres ou le developpement de l'écologie.

Après être passé la France et la Grande Bretagne, puis devant l'Allemagne l'année dernière, la Chine continue à devenir le centre de l'économie mondial. nos vieux schémas de division Nord Sud, de primauté de la Triade sont en train de vieillir à une allure ahurissante et l'état du monde ne cesse d'évoluer à vitesse grand V.
                                                                           L'immeuble de la Bank of China à Hong Kong, réalisé par l'architecte Li Peng ( a qui on doit la Pyramide du Louvres),  symbole du modernisme chinois



En tout cas à cette vitesse là, les sujets du bac commencent à devenir obsolétes avant même d'être imprimés...
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Published by Mr Tribouilloy - dans Asie de l'Est
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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 02:35

Ca faisait longtemps que je n'avais pas remis un croquis de géographie en ligne. Voici une carte de synthèse sur les dynamismes de l'Asie Orientale qui reprend et illustre celle que nous avons réalisé il y a quelques temps en classe.

Vous pouvez récupérer le fond de carte ici.

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 10:40

La Corée du Nord vient de procéder ce lundi 25 mai à un essai nucléaire souterrain, le deuxième depuis 2006, (même si la réalité du caractére atomique de l'explosion nucléaire de 2006 reste toujours sujet à caution.). Quelques heures plus tard, elle en a profité pour lancer un missile expérimental au dessus de la mer du Japon.

Kim Jong Il, leader de la Corée du Nord et son état-major (photo: Associated Press/le Figaro)


"L'essai va contribuer à garantir notre souveraineté, le socialisme, la paix et la sécurité sur la péninsule coréenne et dans la région", affirme l'agence du Nord KCNA dans le plus pur style propagande d'état. Une manière de rappeler à ses voisins Coréens du Sud et Japonais et par delà au monde que cette dictature stalinienne absurde, vestige de la guerre froide où la famille Kim tient le pouvoir d'une main de fer est une puissance avec laquelle il faut compter.

L'ensemble de la communauté internationale a condamné cette démonstration de force et le conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir pour décider de la réaction à avoir face à cette violation de tous les traités de non-prolifération nucléaire. Pyongyang ayant quitté le 14 avril la table des négociations avec l'ONU sur l'arret de son programme nucléaire en l'échange d'une aide internationale. Américains, Russe et Européens ont condamné cette démonstration de force. Même la Chine habituellement favorable à la Corée du nord semble géné par cette opération.

 La Corée du Sud a réunit une cellule de crise, tout comme le Japon a lui annoncé qu'il considerait le tir de missile comme une menace directe contre son territoire et envisage d'intervenir militairement si besoin.

Cette tactique de la démonstration de force est un moyen pour un régime militarisé à outrance, paranoïaque et à bout de souffle, de faire chanter la communauté internationale. Le pays, totalement refermé sur lui même est ruiné, derrière la façade du "paradis socialiste" que vante la propagande, le pays souffre de la famine et les Nord Coréens en sont réduits à fuir en Chine pour trouver de meilleures conditions de vie. Il a su négocier la tranquilité du régime et des aides internationales contre la non utilisation de son impressionant arsenal.

Simple péripétie dans une partie de poker entre ce petit état militariste et les instances internationales ou réelle volonté belliqueuse ? En tout cas la guerre froide n'est pas tout à fait morte en Asie Orientale...


Pour comprendre cette situation très particulière, un très bon reportage en 2 parties sur la Corée du Nord diffusé sur la 5ème qui revient sur ce régime étonnant et sur ce parti de bras de fer nucléaire.

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 01:50
La junte birmane a repris les choses en main et par la force. Malgré la venue d’un émissaire de l’ONU pour négocier l’arrêt de la répression, les militaires ont écrasé les manifestations avec violence. Comme de bien entendu, les dirigeants prétendent qu’il n’y a eu qu’une dizaine de victimes tout au plus. Les manifestations ayant parfois été réprimées à balles réelles, ces chiffres paraissent plus que douteux. De même les généraux avouent du bout des lèvres un petit millier d’arrestations parmi les moines et les opposants, ce qui semble bien peu dans un pays de 54 millions d’habitants. En fait le régime militaire a repris le pays en main.

Le pouvoir a bien lâché un peu de lest en acceptant de discuter avec Aung San Suu Kyi, la principale opposante du régime que son prix Nobel de la paix à rendu très médiatique auprès des pays occidentaux (et donc difficilement neutralisable de façon discrète par les militaires). Mais il n’y a guère d’illusions à se faire : il y a peu de chances que les choses changent au Myanmar (nom officiel de la Birmanie).

 

5841-unsc-ca.jpg Caricature canadienne illustrant dès 2006 le refus de la Russie, du Japon et de la Chine de sanctionner  la junte birmane à l'ONU. (Pour la traduction... Eh oh ! Vous faites anglais non ?)

Cette crise met aussi en évidence les faiblesses de l’ONU (dont nous étudions la naissance avec les TL en ce moment). En effet le conseil de sécurité est très partagé. Les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne ont proposé un projet de résolution condamnant la junte et imposant des sanctions économiques sur le pays. Mais la Chine, allié traditionnel du gouvernement birman et la Russie qui lui vend beaucoup d’armes s’y opposent. La Chine notamment ne veut pas que l’occident saisisse l’occasion d’intervenir à ses frontières, les américains ayant facilement tendance à installer des bases militaires dans les pays qu’ils viennent aider…

 
Ils sont suivis en cela par la plupart des voisins de la Birmanie pour qui cette crise est une affaire intérieure qui ne regarde que le Myanmar. En effet les pays de l’ASEAN (Association des Nations d'Asie du Sud-Est) menés par l’Indonésie, présente parmi les membres non permanents au conseil de sécurité, considère que le respect de la souveraineté des pays doit rester la règle. Ces états, suivant en cela les chinois, craignent que cette crise soit un prétexte pour une intervention américaine dans la région. Mais contrairement à Pékin, pas tant  pour des raisons politiques que pour des raisons économiques : ainsi la société pétrolière d’état malaise Petronas qui exploite largement le gaz naturel birman avec la bénédiction de la junte, qui touche de confortables commissions au passage, redoute de voir ses concurrents américains réclamer une part du gâteau gazier en cas de nouveau gouvernement… De plus la disparition d’un régime fort en Birmanie pourrait être l’occasion pour des peuples minoritaires vivants sur les frontières de se révolter (Shan, Karen Kachin, etc… plus de 40 % de la population totale de Birmanie), ce qui risquerait de réveiller des guérillas chez tous les voisins (Thaïlande, Laos, Chine) où vivent aussi ces différentes minorités.


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 Le représentant birman à l'ONU et à sa droite Ibrahim Gambari, émissaire spécial de l'ONU (photo AFP)

 

Quand à l’idée d’un embargo économique notamment sur le teck ou le santal, des bois précieux qui avec le gaz naturel sont les principales ressources du pays, elle n’enthousiasme personne car elle risque de ruiner encore plus le Myanmar et donc par contre coup, de renforcer le régime en place qui est le seul à avoir les moyens d’assurer la subsistance du pays. Surtout quand on sait que l’autre grande production du pays est l’opium et que si on coupe les revenus légaux de la Birmanie, les généraux qui sont déjà largement impliqués dans la culture du pavot n’hésiteront pas une seconde à accentuer le trafic de drogue depuis le Triangle d’Or.

 
L’ONU continue donc à sermonner les généraux birmans, mais tiraillée par les intérêts contradictoires de ses membres et par le veto de ses grandes puissances elle montre dans la réalité les limites de la diplomatie internationale…

birmanie-20-dec-06-copie-1.gifLa Birmanie :en rouge les régions à statuts spéciaux où se trouvent des minorités ethniques (source: ministère des affaires étrangères)

 

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 15:23

La situation en Birmanie ne cesse d’inquiéter et malgré l’envoi d’un émissaire spécial de l’ONU, Ibrahim Gambari pour négocier avec la junte militaire et éviter que les manifestations menées par les moines bouddhistes ne soient réprimées dans le sang. Le gouvernement birman prétend qu’il n’y a eu que 9 morts (dont un journaliste japonais) mais les ambassades occidentales et les quelques images qui nous sont parvenues semblent indiquer que l’armée frappe sans pitié les manifestants. Le gouvernement essaye d’ailleurs de contrôler étroitement les images mais avec les téléphones portables et internet les images "prises sur le vif " font le tour du monde.  Dans ce pays du Sud Est asiatique dirigé par un régime militaire qui pille de façon systématique les richesses du pays, l’augmentation du coût de la vie liée à la flambée du prix du pétrole a été l’étincelle pour un mouvement de contestation populaire qui a vite tourné à la remise en cause de la junte au pouvoir.

2007-09-26T103109Z-01-NOOTR-RTRIDSP-3-OFRTP-MYANMAR-RANGOUN-20070926.jpg

Source : agence Reuters


Quelques données tirées du Monde qui permettent de résumer les événements.

  

 

  

Dernière image de Birmanie
LEMONDE.FR | 28.09.07

 

© Le Monde.fr

 

Un très bon article qui présente cela sur l'excellent weblog d'Hugo Billon, collègue professeur d'Histoire-Géo..

 

Une analyse plus complexe, mais très intéressante faite par un ancien journaliste de France Presse qui évoque aussi le jeu des grandes puissances et des voisins (Chine, Russie Etats-Unis, U.E, Japon, Thaïlande... ) dans cette histoire.

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