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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 16:00
Le blog est pour des raisons pratiques un peu en sommeil depuis le début du mois.
Pas de panique, je suis juste pas mal occupé sur différentes choses en même temps. Je vous mitonne de nouveaux articles pour début novembre...
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 15:29




Construit au XVIIIème siècle pour le conte d'Evreux, le palais de l'Elysée est depuis 1873 la résidence officielle des présidents de la République.

Ce superbe palais, situé au 55 faubourg St Honoré dans le 8ème arrondissement de Paris ne peut normalement se visiter qu'une fois l'an lors de la journée du patrimoine. Siége du pouvoir exécutif, il est conçu pour être à la fois un lieu d'habitation, de travail et d'apparat lors des receptions officielles.


Le site de l'Elysée nous propose de découvrir ce lieu au
travers de magnifiques photos panoramiques.

Mettez en grand écran, bougez avec la souris et découvrez ce que l'on appelle parfois "les ors de la République".

On pourra au passage explorer plus avant ce site qui est celui de la présidence, on peut entre autre y retrouver des allocutions du chef de l'état, suivre son emploi du temps au jour le jour grace à son agenda et même lui poser une question en ligne.

Pour en savoir plus sur l'Elysée, on peut aussi telecharger (au format pdf), 
une brochure qui détaille l'histoire et la fonction des principales salles du palais où travaillent près d'un millier de personnes.

(Merci à Christian pour cette découverte)

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 20:06


Ce week-end s'est déroulé un scrutin qui a largement retenu l'attention dans toute l'Union Européenne : les Irlandais étaient pour la seconde fois appelés aux urnes pour ratifier le traité de Lisbonne visant à renover les institutions européenne. Après une campagne passionnée dans les deux camps, le "oui" l'a remporté d'un massif 67,13%

Ce traité de Lisbonne fait suite à un premier projet de traité constitutionnel réfusé par referendum par les français et les néerlandais en 2005. Ce nouveau traité "simplifié" a été rédigé en 2007 pour présenter un nouveau projet de reforme des institutions européennes qui ont de plus en plus de mal à fonctionner à 27.



La suite sur Histoire-Géo en Première

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 12:30

Jour de fête à Pékin et dans tout le pays qui s'apprête à célébrer ce 1er octobre le soixantième anniversaire de la révolution chinoise.  (Pour plus de détail sur cet événement voir l'article que nous y avons consacré.)
                    Le défilé des personnels féminins de l'armée chinoise a fait sensation.

100 000 personnes ont défilé sur la place Tien An Men au centre de Pekin. Des militaires bien sûr avec avion de chasse et missiles intercontinentaux, mais aussi des écoliers ou les sportifs héros des derniers
Jeux Olympiques de Pekin en 2008. Des actions symboliques ont été menées pour renforcer l'unité du pays sécoué par les revendications nationales des Tibétains ou des Ouigours. Les minorités ethniques au sein du pays sont mises en avant au travers de 56 colonnes représentant les différents peuples de la Chine Une cérémonie retransmise dans tout le pays par la télévision nationale et qui sera clôturée par un gigantesque feu d'artifice.

Le JDD montre dans un superbe diaporama les fastes de cette journée.

Le président Hu Jintao, du haut de la terrasse de la Paix Celeste où trône le portrait de Mao Ze Dong a ainsi lancé:
"Le développement et le progrès de la nouvelle Chine depuis 60 ans ont  prouvé pleinement que seul le socialisme peut sauver la Chine et que seules la  réforme et l'ouverture pouvent assurer le développement de la Chine, du  socialisme et du marxisme"

Voilà résumé l'étrange paradoxe qu'est cette Chine triomphante. Un régime politique qui cite Marx et qui tient d'une main de fer le pays tout en s'étant totalement ouvert économiquement aux joies du capitalisme et de la consommation. Cela peut paraître étonnant à nos yeux mais finalement dans l'optique chinoise, le socialisme est là pour contrôler cette croissance économique et permettre le developpement harmonieux de l'ensemble du pays. Le nationalisme, toujours très fort dans "l'Empire du Milieu" permet de souder le peuple et ses dirigeants. Le XIXème siècle a été le siècle de l'Europe, le XXème celui des Etats-Unis, le XXIème sera celui de la Chine.

Comme toujours en Chine, la sécurité a été impressionnante et la capitale consciencieusement quadrillée par la police pour éviter toute contestation ou débordement. Le centre de Pekin (une ville de 17 millions d'habitants) étant interdit au public dès la veille.

Quelques chiffres illustrent bien la croissance chinoise qui s'apprête à doubler le Japon et devenir derrière les Etats-Unis
la 2ème puissance économique mondiale. (origine des données chiffrées : Alternatives économiques /  l'Alsace.fr)

En 2008, le PIB de la Chine est de 3007 milliards d'euros contre 3371 milliards pour le Japon (et 1962 milliards pour la France)  Les Etats-Unis gardent encore une confortable avance avec environ 9770 milliards d'euros. Depuis 30 ans, la Chine continue d'afficher une croissance insolante avec un progression de 10% en 2008 là où l'U.E., les Etats-Unis ou le Japon atteignent péniblement 1,5%

La Chine a produit l’année dernière 500 millions de tonnes d’acier (contre 150 000 tonnes en 1949) et 501 millions de tonnes de céréales (contre 300 millions de tonnes en 1978 et 113 millions de tonnes en 1949). Les usines de montages installées dans les Zones Economiques Spéciales y produisent 9,3 millions de voitures par an.

La situation matérielle d'une bonne partie des chinois s'est largement améliorée : le pays est passé de 20% de personnes sachant lire et écrire en 1949 à un taux de scolarité de plus de 99% comparable aux pays développés. Du fait de ses 1, 3 milliard d'habitants, le PIB par personne de 3630 euros reste encore loin des standards européens (17800 euros environ) mais on vend en Chine un million de voitures par mois et des centaines de supermarchés (dont 125 Carrefours) fleurissent dans tout le pays.

                   

Malgré tout cette grande fête est aussi un moyen de se rassurer: la Chine est  un peu inquiéte pour son avenir : Comme le montre ce graphique de la balance commerciale chinoise, les exportations et les importations ont flanché depuis un an. En touchant ses principaux clients et fournisseurs, la crise économique l'a lourdement frappée et les chiffres de 2009 risquent de ne pas être aussi bons que ceux des années précédentes. La répartition des richesses est un autre problème dans ce pays de 1,3 milliards d'habitants où les campagnes de l'interieur restent pauvres. De plus elle commence aussi à prendre conscience que son urbanisation et son industrialisation massive n'est pas sans coût environnemental. L'air des grandes villes chinoises est l'un des plus pollué du monde, les reserves d'eau potables ont été contaminées par des métaux lourds tout comme de nombreuses terres agricoles.

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 00:00

A partir de la fin de la seconde guerre mondiale, l'Union Soviétique est présente dans quasiment toute l'Europe de l'Est.  Les troupes de l'armée rouge qui ont vaincu le nazisme sont désormais stationnées de la Pologne à la Bulgarie pour faire face à la menace impérialiste américaine. Les gouvernements des pays libérés basculent progressivement dans le communisme. Parfois dans l'enthousiasme, car les communistes bénéficient du prestige né de la lutte contre l'Allemagne nazie. Mais la plupart du temps en prenant le pouvoir par la force ou l'intimidation. Le tout sur fond de culte de la personnalité de Staline.

La rupture avec l'Ouest a lieu officiellement en 1947, lorsque les deux camps énoncent leurs doctrines respectives, Truman contre Jdanov. A l'Est, Staline crée le Kominform, un organisme de coordination et d'échanges entre les nouvelles démocraties populaires auxquels sont associés les partis communiste français et italiens. Dans la réalité c'est pour Moscou le moyen de contrôler étroitement ceux-ci et de dicter ses consignes pour faire face en bloc à l'Occident. Julien Blottière revient en détail sur la création de ce Kominform

Mais Staline doit faire face dans son camp à une volonté d'indépendance plus grande que prévue. De nombreux dirigeants locaux, communistes sincères et convaincus qui ont gagnés leur popularité pendant les années de résistance au nazisme entendent garder une certaine liberté d'initiative dans leur pays et ne veulent pas se contenter de suivre aveuglement les ordres venus de Moscou.

Le clash le plus important à lieu avec Joseph Tito, le dirigeant yougoslave, qui a réussit à chasser les Allemands de son pays sans avoir besoin de l'armée soviétique et qui s'oppose de plus en plus ouvertement à Staline. Pourtant, sur le fond, les deux hommes ont à peu près les mêmes idées, mais la personnalité indépendante et la popularité de Tito ne plait pas à l'orgueilleux "petit père des peuples". En 1948, la rupture est consommée: la Yougoslavie est officiellement exclue du Kominfom et Tito devient un rebelle aux yeux des autorités soviétiques. Désormais, tout dirigeant communiste qui a des velléités d'indépendances se voit accuser de "titisme". C'est à dire une dérive nationaliste et personnelle du communisme dangereuse pour l'unité de la Révolution mondiale. Autant dire un traitre.

Commence alors une série de purges spectaculaires qui,  de 1948 à 1953, va frapper quasiment tous les pays d'Europe Orientale. Elle touche bien entendu les adversaires déclarés du marxisme, mais va aussi emporter au passage un certain nombre de dirigeants communistes. Pour Staline, c'est l'occasion d'éliminer tous les leaders communistes un peu trop populaires ou indépendants pour les remplacer par des hommes dévoués, qui devront leur pouvoir à Moscou et qui se monteront dociles. Il poursuit en cela la dérive totalitaire du communiste qu'il avait entamé dans les années 30 en Union Soviétique.

Il va pour ce faire utiliser des méthodes qui ont déjà fait leurs preuves en URSS. En Bulgarie, Roumanie, Pologne, Albanie et Hongrie, les vieux compagnons de routes du communisme sont mis en accusation.

Ainsi Lazlo Rajk en Hongrie, ministre de l'interieur est arrété en 49 et accusé de titisme et de trahison. Après un violent interrogatoire et la promesse de l'acquittement s'il confesse sa faute, il finit par avouer. Il est purement et simplement condamné à mort et pendu. Commence alors dans le pays une vague d'arrestation qui va toucher des milliers de personnes

Même chose en Bulgarie où Traitcho Kostov, premier secretaire du parti et président du conseil des ministres est arrété avec 11 autres personnalités et condamné à mort.

                      Caricature tchecoslovaque éditée dans les années 50 pour la réhabilitation des accusés

Mais c'est en Tchécoslovaquie, pays où les communistes se sont imposés par la force et où les partis démocratiques étaient bien implantés que la répression va être la plus spectaculaire. Après une vague d'arrestations qui touche les membres de ces partis, l'Eglise et la bougeoisie locale, plusieurs dirigeants du Parti Communiste Tchecoslovaque sont arrétés à leur tour. 14 hauts responsables du parti sont mis en accusation dont Rudolf Slansky (que l'on voit ici sur la photo lors du procès), vétéran des guerres d'Espagne contre Franco dans les années 30 et numéro 2 du Parti communiste, ou Vladimir Clementis, ministre des affaires étrangères. Ils sont accusés de trahison, de titisme et d'être secretement payés par les Etats-Unis et par Israël pour comploter contre le parti communiste. 11 des accusés étant juifs, ils seront au passage accusé de sionisme, les relations entre le jeune état d'Israel et l'URSS étant alors assez mauvaises, ravivant un fond d'antisémitisme en Europe de l'Est .

Après être resté au secret plusieurs semaines, ils subissent des interrogatoires particulièrement brutaux où on cherche à leur faire avouer leur "crimes". Les interrogateurs, généralement des experts soviétiques vétérans des purges staliniennes, sont passés maîtres dans l'art de briser la volonté de leur proies. Jouant sur la torture, la contrainte, la menace envers les proches, mais utilisant aussi les convictions communistes sur le thème, "avouez pour le bien du parti", ils obtiennent des aveux. Lorsque les accusés sont amenés devant un tribunal d'exception, retransmis à la radio, ils sont psychologiquement brisés et confessent leur trahison en se contentant mécaniquement de réciter des réponses apprises par coeur. De toutes façon, au cas où, ces aveux ont déjà été enregistrés sur bande pour pouvoir s'en servir si un accusé se rebellait. Le procès de Prague aboutit à 11 condamnations à mort et 3 emprisonnements à vie. Le président Clement Gottwald, chef du Parti Communiste tchécoslovaque, qui semble t-il à coordonné cette purge est desormais le seul maître à bord... après Staline bien sûr.

Ce genre de purge va aussi toucher les partis communistes occidentaux et notamment le parti communiste français. En effet, celui-ci est après la guerre repris en main par Moscou qui entend imposer Maurice Thorez, fidèle stalinien comme seul autorité dans le parti. C'est ainsi que de grandes figures comme André Marty ou Charles Tillon, héros de la Résistance, députés, membres respectés du Parti sont purement et simplement exclu après un procès interne où ils sont considérés comme des traitres et des "agents de l'impérialisme".


En Union Soviétique même, les purges continuent aussi, ainsi au début des années 50 des medecins juifs sont accusés d'avoir médicalement assassiné pour le compte des "impérialistes" et des "sionistes" plusieurs dirigeants soviétiques dont Jdanov mort en 1948. C'est "le complot des blouses blanches". Le tout sur un fond très net d'antisémitisme. C'est aussi une façon d'atteindre Lavrenti Beria, chef de la sécurité qui est proche de ces medecins et qu'on présente comme le successeur désigné de Staline, ce qui a le don d'enerver "le patron" qui avait pourtant fait de Beria son homme de confiance.

La mort brutale de Staline en 1953 marque la fin de cette vague de procès. (Ironiquement Clement Gottwald, déjà malade, meurt à son tour 9 jours après son protecteur). Beria et surtout Khrouchtchev vont remettre en cause ces pratiques et progressivement permettre une réhabilitation des accusés. Mais dans le fond les pays d'Europe de l'Est ont été épurés et fermement ancrés dans le camp communiste.


Un film tourné en 1970, basé sur les souvenirs d'Arthur London, un des accusés du Procés de Prague, "L'aveu" de Costa-Gavras avec Yves Montand revient sur cet épisode. Devant et derrière la caméra on trouve beaucoup d'anciens communistes déçus par ce qu'est devenue l'URSS et qui dénoncent la dérive autoritaire de l'Union Soviétique. Il est tourné au moment où dans les pays de l'Est, on commence à revenir sur ces purges et à progressivement réhabiliter les condamnés.

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 07:18

 

   Ca y est, le petit frère du blog vient de naître :


               Histoire-géo en première 


 Il est encore à ses débuts, mais n'hésitez pas à venir y faire un tour.
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 20:43
Si vous avez consulté certains articles anciens ces derniers temps vous vous êtes peut-être apperçu que des vidéos ne sont plus disponibles. Il semblerait en effet que Dailymotion a organisé un grand ménage dans ses vidéos pour des questions de droits , notamment celles de l'excellente emission de J.C. Victor: "le dessous des cartes".

Je les laisse pour l'instant car je vais essayer de les retrouver sur d'autres supports (youtube, wat etc...), quand c'est possible.
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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 11:56

Mesurer les inégalités dans le monde est un travail difficile tant les paramétres à comptabiliser peuvent être variés.  Il faut s'arreter sur le principal d'entre eux : l'Indicateur de Developpement Humain.

Pendant longtemps, on s'était contenté de regarder la croissance économique et les  revenus financiers des pays pour diviser le monde entre pays riches et pays pauvres. Ce qui avait permis aux pays du Tiers Monde d'envisager de se regrouper pour se défendre et peser davantage dans les institutions mondiales. A partir des années 70, les différences d'un pays du Tiers monde à l'autre sont telles que ce genre de simplification n'est plus possible. Comment comparer un pays qui regorge de pétrole, un géant démographique dont la population atteint le milliard d'habitant et une petite nation d'Afrique ravagée par la guerre civile ? De même on s'apperçut assez vite que des pays bénéficiant de ressources et dont l'économie semblait en apparence florissante pouvaient cacher une dictature où la quasi totalité de l'argent était (d'ailleurs pourquoi utilise-je le passé ? est) détourné par ses dirigeants et où la population ne voit guère son sort s'améliorer.


L'Indicateur ( ou Indice) de Developpement humain a donc été imaginé par les statisticiens de l'O.N.U en 1990 pour pouvoir mesurer en quelque sorte le degré de bien-être des populations dans le monde. Il ne s'agit plus de savoir qui est le plus riche mais plutôt où on vit le mieux. Il s'inspire des travaux d'économistes pakistanais et indiens, notamment le prix Nobel d'économie Amartya Sen qui s'était penché sur ce qu'il appelait "l'économie du bien-être".

Comment mesurer ce "bien-être" ? 3 critères essentiels ont été retenus.

- La richesse: Soyons honnête, il est plus facile de vivre bien quand on a de l'argent. C'est pourquoi on prend le revenus moyens des habitants calculés à partir du Produit Interieur Brut divisé par le nombre d'habitants. Le tout en dollars américains.

-L'accés à l'éducation, gage d'un developpement futur. On fait une moyenne entre le taux de scolarisation et le taux d'alphabétisation des adultes (être capable de lire et de comprendre un texte simple)

-La santé : tout simplement l'espérance de vie bon reflet de l'état sanitaire d'un pays...


Evidemment melanger des années, des pourcentages et des dollars par an est un peu compliqué et la formule pour calculer l'indice est particulièrement alambiquée (Pour simplifier disons qu'il y a des logarithmes dedans).

On en arrive à un chiffre compris entre 0 et 1. Plus on se rapproche de 1, meilleure est la situation. Au contraire plus le chiffre est proche de zero, plus le niveau de bien-être est mauvais. Le Programme des Nations Unies pour le Developpement calcule chaque année cet indice.

Pour simplifier le calcul on peut estimer:

Qu'un PIB/hab de 100 $ est à 0, un PIB/hab  de 40 000 est à 1
Qu'un pays dont l’espérance de vie est de 25 ans est à 0, et 1 pour un pays où on vit 85 ans.
Et que pour l'alphabétisation on va de 0 (0%) à 1 (100%).


                        Source atelier cartographique du Monde Diplomatique

Les divisions Nord-Sud se retrouvent assez bien, la situation catastrophique d'une bonne partie de l'Afrique subsaharienne qui ressort tout particulièrement.

Si on affine un peu on s'apperçoit que la première place n'est pas tenue par les géants financiers, même si la triade domine, surtout de petits pays prospéres qui ont souvent mis en avant une protection sociale importante. l'Islande avec 0,968 suivis par la Norvège et l'Australie. la France est 10ème avec 0,952 devant les Eats-Unis (12ème) mais derrière le Japon (8ème).

Tout en bas du classement on trouve le petit état africain de Sierra Leone, à qui sort d'une guerre civile particulièrement meurtrière. Avec un IDH de 0,336, une durée de vie moyenne de 41 ans, un taux d'alphabetisme de 34% et un revenu moyen de 806 $ par an et par habitants.

L'évolution générale de l'IDH depuis 1975 (date à partir de laquelle on dispose de données suffisamment fiables pour pouvoir faire les calculs) montre une croissance notable pour toutes les regions du monde sauf l'Afrique subsaharienne qui stagne depuis 40 ans autour de 0,4.

Le site du PNUD permet de visualiser et d'avoir plus de renseignements sur cet indice notamment au travers d'animations.

Mais comme toutes les moyennes, l'IDH n'est pas à 100% satisfaisant. Alors pour affiner on a aussi pris en compte la différence entre la situation des hommes et des femmes selon les pays avec l’Indicateur sexospécifique du développement humain (ISDH)  calcule cette situation en séparant les sexes. Existe aussi l’indice de la pauvreté humaine (IPH) qui lui calcule ce qui manque pour arriver à un niveau de vie décent.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 12:02

A la fin de la seconde guerre mondiale, la nécessité d'avoir un moyen d'éviter les futurs conflits en favorisant la diplomatie sur l'usage de la force parait évidente. C'est pourquoi d'avril à juin 45 se tient à San Francisco une grande conférence réunissant 51 pays où est votée à l'unanimité la Charte des Nations Unies instituant la création d'une assemblée mondiale où tous les pays du monde seront représentés : l'Organisation des Nations Unies.


«L'ONU n'a pas créé le paradis, mais elle a évité l'enfer», dira d'elle son deuxième secrétaire général, le Suédois Dag Hammarskjöld...


L'idée n'est pas nouvelle et succède à une première tentative d'organisme international, la "Société des Nations", basée à Genève et créee à la fin de la 1ère guerre mondiale par le président américain Wilson pour régler les conflits par la discussion plutôt que par la force. Hélas, ne disposant d'aucun moyen pour faire respecter son autorité et ses décisions, il fut vite impuissants face aux provocations guerrières d'un Mussolini ou d'un Hitler.

Avec la seconde guerre mondiale, l'idée de refaire une grande assemblée mondiale permettant de faire respecter le droit international mais disposant cette fois-ci d'un peu plus de moyens fait son chemin chez les alliés, notamment Roosevelt et Churchill qui se rencontrent en 1941 et signent la" Charte de l'Atlantique" dont les principes fondamentaux sont de condamner nommément le nazisme ainsi que toute politique d'expansion militaire, tout en garantissant aux peuples le droit de disposer d'eux même et en favorisant à la fois la liberté des échanges et le partage des matières premières.

Cette charte sert de base à l'établissement en 42 d'un nouveau texte, la "Déclaration des Nations Unies" où les pays alliés, et notamment l'URSS et la Chine, s'engagent non seulement à rester unis dans l'effort de guerre mais aussi à garantir la paix une fois l'Allemagne et le Japon vaincus.

Dès lors l'idée d'une grande assemblée commune fait  son chemin et lors d'une conférence à Dumbarton Oaks dans la banlieue de Washington à l'automne 44, les representants des Etats-Unis, du Royaume Uni, de l'URSS et de la Chine mettent en place les grandes lignes de ce que sera cette future assemblée et notamment le Conseil de Securité qui doit pouvoir agir vite et permettre aux grandes puissances vainqueurs de conserver un poids prépondérant. La France bien que battue par l'Allemagne et non invitée à Dumbarton Oaks finit par obtenir, grace à l'action de Georges Bidault ministre des affaires étrangères du Gouvernement Provisoire de la République Française, un siège de membre permanent à ce conseil de Sécurité.

Cette conférence fait l'objet d'une vaste campagne de publicité en Grande Bretagne et aux Etats-Unis pour vendre le projet aux électeurs, notamment américains pas toujours très favorables à l'idée d'un grand "gouvernement mondial".

Dès lors que la victoire des alliés est certaine peut commencer la Conférence de San Francisco en avril 45 où se réunissent 51 pays pour débattre et enteriner (non sans de nombreuses discussions et modifications) du projet de la charte des Nations Unies.

"Nous, peuples des Nations Unies, résolus,

 à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances,

 à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites,

 à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international,

 à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,

et à ces fins

 à pratiquer la tolérance, à vivre en paix l’un avec l’autre dans un esprit de bon voisinage,

à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales,

à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun,

à recourir aux institutions internationales pour favoriser le progrès économique et social de tous les peuples,

avons décidé d’associer nos efforts pour réaliser ces desseins

En conséquence, nos gouvernements respectifs, par l’intermédiaire de leurs représentants, réunis en la ville de San Francisco, et munis de pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, ont adopté la présente Charte des Nations Unies et établissent par les présentes une organisation internationale qui prendra le nom de Nations Unies." (Préambule de la charte, source Cliotexte)

On le voit les buts de l'ONU sont simples : maintenir la paix par la diplomatie et si c'est nécéssaire par la contrainte voire la force, développer des relations amicales entre les nations basées sur le respect et l'égalité, favoriser une coopération internationale pour résoudre les problèmes économiques ou sociaux et enfin encourager le respect des droits de l'homme (notamment avec la rédaction d'une Déclaration Universelle des Droits de l'Homme en 1948)


Toutefois l'ONU n'est pas un gouvernement mondial. il ne fait pas de lois, il ne se substitue pas aux gouvernements locaux. L'Etat qui veut y rentrer doit signer la Charte et s'engager à respecter ses principes.

L'Union Soviétique est un peu méfiante envers ce projet qui lui semble un peu trop favoriser le libre échange capitaliste à son goût, le principe de 5 membres permanents du conseil de sécurité possédant un droit de veto fait grincer des dents, l'Afrique et une bonne partie de l'Asie, encore colonisés ne sont pas invités, mais au final après débats et tractations, le vote définitif de la charte et de ses 111 articles  se fait dans l'enthousiasme dans l'enceinte de l'opéra de San Francisco.

                                  Organigramme fait à partir de celui de Wikipedia


Les institutions de l'ONU sont les suivantes:

Une assemblée générale réunissant un représentant de tous les pays signataires sur la base: 1 pays (quelque soit sa taille) vaut 1 voix. Elle délibère et établit des recommandations. Elle élit des organes spécialisés qui vont traiter de questions spécifiques comme le conseil économique et social qui travaille comme son nom l'indique sur les questions touchant à l'économie et au developpement ou la Cour Internationale de Justice (établi à La Haye au Pays Bas) qui doit régler les litiges entre états. C'est aussi une tribune où hommes d'états et représenatnts de mouvements politiques, religieux  ou sociaux peuvent s'exprimer devant le monde entier.

Elle élit pour 5 ans un Secrétaire Général, (de nos jours le sud-coréen Ban Ki Moon), généralement un diplomate chevroné, qui n'a aucun pouvoir de décision mais va être son porte-parole et la représenter sur le terrain.

Mais le vrai pouvoir est entre les mains du Conseil de Sécurité qui décide des sanctions à appliquer contre ceux qui ne respectent pas les régles internationales: avertissements, embargos économiques voir l'envoi d'une force armée qu'à partir de 1956 et
de la Crise de Suez on appelera "les casques bleus". Entorse évidente au principe d'égalité prôné par l'ONU, au sein de ce conseil les 5 grands vainqueurs (Etats-Unis, URSS (puis Russie à partir de 1991), Chine, Royaume Uni et France) disposent d'un siège permanent et surtout d'un droit de veto qui peut permettre de bloquer toute décision de l'ONU.

A cela il faut ajouter un grand nombre d'institutions spécialisées, dépendant de l'ONU, qui vont mener des missions précises autour d'un thème. Citons l'Organisation Mondiale de la Santé, qui developpe campagnes de vaccination et accés aux soins pour les pays pauvres,
l'Organisation Mondiale du Commerce, qui cherche à promouvoir le libre-échange économique, l'Organisation des Nations Unis pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) qui aide au développement ou encore la méconnue Organisation de l'Aviation Civile Internationale qui va mettre en place de régles communes pour harmoniser le transport aérien.

L'ONU s'installe à New York à partir de 1950 sur un territoire de 7 hectares qui devient neutre et international. C'est une énorme "ruche" remplie de diplomates et de traducteurs. Mais si son action est importante d'un point de vue économique et social, son action politique est rapidement paralysée par la guerre froide.

En effet à partir de 1947, la grande alliance issue de la guerre est bien morte. URSS et Etats-Unis vont régulièrement utiliser leur droit de veto pour protéger leurs intêrets. de même dès qu'on commence à parler de décolonisation, la France et la Grande Bretagne menacent de dégainer le leur.

Le texte intégral de la Charte peut se retrouver sur le site de l'ONU, même sans lire les 111 articles, le reclassement par thématique permet de comprendre les grands axes du projet onusien.

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Published by Mr Tribouilloy - dans Le monde en 45
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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 20:50

 

1er septembre, le rituel de la pré-rentrée vient nous rappeler qu'il est temps de retourner sur les bancs de l'école pour une nouvelle année scolaire. Finies les vacances dans l'Ouest américain, l'insouciance des beaux jours et les effluves de crême solaire.

C'est aussi le moment où le blog sort de sa léthargie estivale pour reprendre gaillardement du service. Déjà il a récupéré quelques couleurs avec le retour de l'image animée dans sa bannière. Rassurez vous, l'armée chinoise est toujours là  pour surveiller que tout se passe bien sur ce site, mais elle est accompagnée de toute une galerie de photos symboliques du programme de terminale...
                                                                                                       Robert Doisneau, 1956

C'est aussi le moment où j'ai appris que je n'aurai pas de classe de terminale cette année. La confection des emplois du temps a fait sauter ma demande pour les terminales E.S. et je me retrouve à la place avec 3 premières et une seconde. Argh, mon expérimentation pédagogique tombe à l'eau cette année et je reste avec sur les bras un blog sans élève !

Certes je voulais commencer l'expérimentation avec un blog pour les premières mais là je me retrouve fort dépourvu, lorsque la rentrée fut venue. Cela ne veut pas dire pour autant que je vais laisser tomber celui-ci malgré l'absence des premiers intéressés, c'est à dire mes élèves. En effet il a désormais pris son essor et dispose de lecteurs réguliers ou occasionnels qui peuvent venir y piocher des choses intéréssantes pour le bac ou par simple curiosité intellectuelle. Le blog va continuer à fonctionner mais fatalement un peu déconnecté du cours normal de l'année scolaire...

En tout cas bonne année à tous !

Bonne année scolaire à tous

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Published by Mr Tribouilloy - dans Vie de classe
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