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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 02:37

Une nouvelle rubrique dans les indispensables sur le côté du blog : La salle des cartes qui va regrouper les croquis que nous allons faire pendant l'année.

  
                       (Cliquez sur l'image pour y accéder)

Elle est encore pour l'instant peu achalandée ( 2 présentations powerpoint pour l'instant), mais elle va, je l'espère,  prendre du volume au fur et à mesure.

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 01:16

Voici la présentation Powerpoint que nous avons vu en cours.
J'ai privilégié autant que possible la lisibilité d'un croquis dont le principal problème demeure justement la multiplicité des informations (notamment les flux)  et donc le risque de surcharge.

Pour retrouver et télécharger le fond de carte correspondant sur le site de l'académie d'Aix -Marseille.


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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 20:58
Cette fois ça y est, les américains font la queue devant les bureaux de vote, la particpation semble élevée. Pas la peine de veiller toute la nuit pour connaître les résultats, les premières estimations devraient arriver vers 03h00 heure française, mais sauf écart colossal entre les deux candidats,  les premières véritablement fiables devraient être effectives plutôt vers 06h00

Radio France Internationale tient le compte des sondages en sortie des urnes et permet de suivre de façon assez précise le déroulement du scrutin, pour l'instant plutôt en faveur d'Obama.

Un lien très interessant vu sur le blog de Mr Auger qui renvoie à un article interactif de Libération qui présente les programmes des 2 candidats.

Enfin, joie de la technologie web 2.0 on peut même avoir sur sa page un compteur en temps réel des estimations de vote.
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 22:39

Les élections américaines approchent et bien entendu nous reviendrons tant en cours que sur le blog sur leurs résultats et sur les perspectives qu'elles ouvrent pour comprendre la puissance de ce pays.

Je vous  renvoie au passage à un article, composé par mes TS de l'année dernière, sur le fonctionnement des élections américaines et qui a visiblement beaucoup de succès en terme de fréquentation puisqu'il est le plus lu du blog à l'heure actuelle. Bien que posté en janvier dernier, il reçoit encore de nombreux commentaires ces derniers temps. 


On pourra avec profit suivre les passionnants articles de Bruno Sentier sur l'élection américaine au jour le jour. sur son blog "les échos d'une heure"


Au passage, si vous avez des questions sur le déroulement ou le fonctionnement de cette élection, n'hésitez pas à les laisser dans les commentaires pour que je puisse essayer d'y repondre.

Une des grandes particularité du système américain est le fait qu'on élise le président indirectement au travers des grands électeurs. En effet, même s'il met un bulletin avec le nom de son candidat dans l'urne (à moins qu'il n'appuie sur la manette correspondante face à une machine electronique ou qu'il ne troue la bonne case sur une fiche perforée, selon le mode de vote en vigueur dans son comté), le citoyen américain n'élit que le grand électeur de son état. Le candidat arrivé en tête même de quelques voix seulement remporte tous les grands électeurs de l'état.

Or le nombre de ceux-ci est proportionnel à la population de chaque état : mieux vaut faire 50,1% en Californie (55 grands électeurs) que 99 % au Nouveau Mexique (5 grands électeurs).

Ce système ne laisse rigoureusement aucune chance aux "petits candidats". Vous pouvez faire 15 % dans tous les états, vous n'aurez toujours que 0 grands électeurs. C'est même à tel point qu'on oublie qu'à côté des deux mastodontes républicains et démocrates existent 7 autres candidats dont on ne parle quasiment jamais.

Alors présentons les, car si nous les aurons oublié dès le 4 novembre (Comment ça pour les oublier, il faudrait déjà les connaître ? Vous êtes dur quand même !), ils donnent un bon aperçu de l'éventail politique existant aux States et illustrent parfois des modes de pensée assez déroutants de notre point de vue européen... 

Je les ai classé pour simplifier en deux familles assez floues. A gauche (et donc plutôt aptes à piquer des voix aux démocrates) ou à droite (cette fois-ci plutôt aux républicains). Le nom du candidat renvoie à son site de campagne (en anglais)

Plutôt "à gauche"

Ralph Nader : Indépendant
L'éternel 3ème homme n'en est pas à sa première tentative mais à sa cinquiéme candidature. C'est le "petit candidat" le plus connu et le plus médiatique. Son 0,3% aux élections de 2000 est même rendu coupable par les démocrates d'avoir fait échouer Al Gore face à George Bush. Avocat de formation, il se présente comme un candidat des petits, ouvriers, commerçants, paysans face au puissances de la politiques et de l'argent.  Il est  proche de l'altermondialisme, et se présente comme une alternative aux grands partis traditionnels accusé d'étouffer la pluralité démocratique.


Cynthia McKinley: Parti Vert américain
Ancienne représentante démocrate de Georgie, elle défend les couleurs (vertes) du parti écologiste. Un rôle qu'elle a ravi au passage à Ralph Nader. Le Green Party est un parti vert relativement bien organisé et implanté dans le pays qui ne se préoccupe pas que d'écologie mais qui se place résolument à gauche avec une volonté de renforcer l'aide sociale et de lutter pour les droits des minorités .Très critique envers le parti républicain, elle veut le retrait immédiat des troupes d'Irak et reproche aux démocrates leur molesse face à George Bush.


Brian Moore : Parti Socialiste
Brian Moore, militant syndical et associatif se revendique comme un marxiste militant ce qui n'est pas évident dans un pays où, souvenir de la guerre froide oblige, le terme de socialiste est aussi injurieux que fachiste. Moore, altermondialiste, partisan d'un état entre les mains des travailleurs est plus proche politiquement d'un Besancenot en France que de notre parti socialiste. Son parti est vraiment groupusculaire aux Etats-Unis.










Roger Colero : Parti Socialiste des Travailleurs
Autre candidat marxiste (en chemise bleue sur la photo), ce journaliste né au Nicaragua (ce qui au passage l'empéche en théorie d'être élu puisqu'il faut pour cela être né américain) dénonce l'oppression capitaliste et se présente clairement comme l'héritier du parti communiste américain. Là encore un parti minuscule (7000 voix environs aux elections de 2004) qui se réclame ouvertement de Trotsky et ne serait pas contre la dictature du prolétariat sur le modèle cubain. Il est d'ailleurs très proche de Castro ou Chavez.




Plutôt "à droite" :

Bob Barr : Parti Libertarien
Ce procureur et ancien representant républicain est le leader d'un courant bien implanté qui se méfie de l'état comme de la peste et prône un ultralibéralisme dans tous les domaines. Economique et social bien sûr mais aussi dans la vie de tous les jours et  dans les moeurs. Ils sont pour le mariage homosexuel, le droit de port d'arme et contre la sécurité sociale et l'existence d'une police fédérale. Liberté personnelle et responsabilité individuelle d'abord. A chacun de se débrouiller sans compter sur un état trop écrasant. Son électorat est plutôt proche des républicains mais il séduit aussi des démocrates.



Chuck Baldwin : Parti Constitutionnaliste
Conservateur et fier de l'être, ce pasteur baptiste se reclame d'une tendance très réactionnaire qui milite pour que les Etats-Unis ferment leurs frontières et sortent des institutions internationales comme l'ONU (mais aussi l'OTAN) pour se replier sur elle même et ses "vraies valeurs" du temps des pionniers : religion, famille, peine de mort ,droit de porter des armes à feu. Ils sont aussi très méfiant envers les multinationales et l'économie libérale, révant d'une Amérique de petits propriétaires. Leur nom vient du fait qu'il prétendent vouloir appliquer la Constitution de 1787 à la lettre, comme si nous étions toujours au XVIIIème siècle.

Alan Keyes : Indépendant
Ancien ambassadeur auprès de l'ONU sous Reagan, ce candidat malheureux à l'investiture républicaine est connu pour être un néoconservateur militant qui trouve McCain trop progressiste à son goût. Partisan d'un retour aux valeurs morales et ultra religieuses (condamnation de l'avortement, recommendation de l'abstinence avant le mariage, suppression de discrimation positive) et partisan d'une politique internationale agressive et d'une guerre radicale contre le terrorisme calqué sur les positions de l'extrême droite israélienne dont il est un lobbyiste acharné.

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26 octobre 2008 7 26 /10 /octobre /2008 18:27
Comme le titre l'indique et comme je l'ai rapporté à mes TL, je suis absent loin de mon ordinateur toute cette première semaine de vacances. Mais rendez-vous la semaine prochaine pour des nouveautés qui murissent tranquillement dans mon esprit tortueux.
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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 21:07

La mondialisation , c'est aussi la possibilité d'avoir la planète à portée de main.

"14 months in the making, 42 countries, and a cast of thousands. Thanks to everyone who danced with me."

 Voilà de quoi se mettre en joie pour commencer notre étude de ce nouveau chapitre de géographie.


Where the Hell is Matt? (2008)


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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 20:14
Petit rappel. Lundi 10 novembre 2008, nous allons voir, avec toutes les classes de terminales, "Bataille à Seattle"  au cinéma "le Jeu de Paume."  N'oubliez pas de confier vos cartes M'RA ( ou 3,20 €) à nos déléguées, Hayette et Maeva

BATAILLE A SEATTLE
Un film de Stuart Townsend
Avec Andre Benjamin, Woody Harrelson, Martin Henderson, Ray Liotta, Michelle Rodriguez, Channing Tatum, Charlize Theron, Connie Nielsen, Jennifer Carpenter
Durée : 1h38
Date de sortie : 07 mai 2008

En 1999, de gigantesques manifestations se sont opposées à la tenue de la conférence de la toute-puissante Organisation Mondiale du Commerce à Seattle. Jamais l'opposition n'avait été aussi forte, aussi frontale et aussi violente...
Bataille à Seattle nous plonge au coeur de ces événements à travers le point de vue de plusieurs personnes, manifestants, policiers, délégués de l'OMC, médecins. Ces cinq jours qui ébranlèrent le monde et marquèrent spectaculairement la naissance d'un alter-mondialisme planétaire livrent enfin leurs secrets et leurs enjeux...






La bande annonce :


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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 23:06

D'après un article du Monde paru le 11 octobre, nous devrions être 7 milliards d'humains sur notre petite planète bleue en 2011-2012. L'accroissement devrait se continuer comme prévu jusque vers 2050 "

La tendance va se poursuivre en s'accentuant prédisent les démographes, qui estiment qu'entre 2008 et 2050, l'augmentation de la population sera entièrement due aux pays en développement."

"Tout au long du XXe siècle, la chute du taux de mortalité a été la cause principale de la croissance démographique des pays en développement. Des progrès supplémentaires sont possibles sur des populations ou des causes de décès spécifiques, note le PRB. En Afrique subsaharienne, par exemple, une femme sur 22 meurt du fait d'une grossesse mal conduite. Dans les pays riches, le taux est d'un décès pour 6 000 cas."


Et puis si vous voulez suivre en temps réel l'évolution du monde allez voir le
Worldometer qui calcule, entre autre, l'accroissement de la population mondiale, ainsi que plein d'autres données démographiques, économiques ou écologiques...



Et pour terminer sur ce sujet une carte en anamorphose de la population mondiale en 2002  parue sur le site de la revue de géographie Mappemonde. Les géants démographiques ressortent fort logiquement.

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 22:51

Véritable tournant dans la guerre froide l’affaire des missiles de Cuba fut peut-être le moment où le monde est passé au plus près d’un conflit nucléaire généralisé.

 

En 1957, à Cuba dans les Caraïbes une révolution d’inspiration socialiste balaye la vieille dictature corrompue de Fulgencio Batista. Fidel Castro, Ernesto « Che » Guevara et leurs guérilleros s’emparent de la capitale La Havane et après avoir tenté en vain d’obtenir un accord avec le gouvernement américain se tournent rapidement vers l’URSS et la Chine.

 

                 Fidel Castro et ses companeros au moment de la révolution

Les relations cubano-américaine s’enveniment, d’autant que des milliers de réfugiés anticastristes poussent les Etats-Unis à intervenir sur l’île. Cuba nationalise les propriétés des grandes compagnies américaines, en retour l’Amérique décrète un embargo sur les produits agricoles cubains.  La désastreuse tentative de débarquement de cubains anticastristes de « la baie des cochons » soutenus par l’armée américaine creuse davantage fossé entre les deux pays. De simplement révolutionnaire et populiste, le régime castriste devient officiellement communiste.

 

La présence d’une île communiste à moins de cinquante kilomètres du sud des Etats-Unis est une aubaine inespérée pour l’URSS. Celle-ci est en effet est sous la menace directe des fusées et des bombardiers nucléaires américains stationnés en Europe grâce à l’OTAN, ou en Asie avec l’OTASE. Le territoire même des Etats-Unis est à l’abri de par sa situation géographique. Ils sont trop loin pour être atteint par les missiles ou les avions russes dont le rayon d’action ne dépassent pas 2500 kilomètres.

 

C’est pourquoi Khrouchtchev négocie un accord secret avec Castro pour l’installation de bases militaires dotées d’armement nucléaires, bombardiers tactiques et missiles SS-4 directement pointés vers les Etats-Unis. Accords secrets… mais pas suffisamment pour que les services de renseignements occidentaux n’aient vent du projet. Les services secrets français notamment, bien implantés à Cuba, fournissent au passage un précieux coup de main en signalant aux américains l’arrivée de soldats soviétiques déguisés en cubains et le début de travaux de terrassements importants dans des bases militaires du pays. Le doute se transforme en certitude lorsque des avions espions américains survolant l’île photographient la création d’aéroports militaires nouveaux et les allées et venues de lourds cargos soviétiques chargés de long cylindres suspects.

 

Le président Kennedy est prévenu de la situation en urgence et décide de réagir avec force. C’est pour lui une pure trahison de la part de Mr K. qui ne respecte pas les principes de la coexistence pacifique. Il convoque les télévisions et annonce, photo à l’appui que les soviétiques ont installé des bases nucléaires à Cuba et que cela est un acte de guerre pour les Etats-Unis. Ceux-ci riposteront. Et n’hésiterons pas à utiliser la bombe s’il le faut.

 


Les 2 K. a Vienne en 1961

"... Chacun de ces missiles peut être dirigé sur Washington, sur le canal de Panama, sur Cap Canaveral, sur Mexico ou toute autre ville située dans le sud-est des Etats-Unis, en Amérique Centrale ou dans la région des Caraïbes...

Les années 30 nous ont enseigné une leçon évidente : une conduite agressive, dans la mesure où l'on ne fait rien pour la contrôler ni l'empêcher, mène en fin de compte à la guerre...

J'ai donné des instructions pour que soient prises immédiatement les mesures initiales suivantes :

1.... Une stricte "quarantaine" sera appliquée sur tout l'équipement militaire offensif à destination de Cuba...

2. J'ai donné des ordres pour que l'on établisse une surveillance étroite, permanente, de Cuba, et la mise en place d'un dispositif militaire...

3. Les Etats-Unis auront pour politique de considérer tout lancement d'un engin nucléaire à partir de Cuba contre une nation quelconque du continent américain comme une attaque de l'Union soviétique contre les Etats-Unis, attaque exigeant une riposte sur une grande échelle contre l'Union soviétique...

4. Nous avons demandé ce soir la convocation immédiate de l'organisme de consultation de l'Organisation des Etats américains...

5. Conformément à la charte des Nations Unies, nous demandons ce soir une réunion d'urgence du Conseil de sécurité...

6. Je fais appel à M. Khrouchtchev afin qu'il mette fin à cette menace... Je lui demande d'abandonner cette politique de domination mondiale et de participer à un effort historique en vue de mettre fin à une périlleuse course aux armements et de transformer l'histoire de l'homme..."
Extraits du discours télévisé de J.F. Kennedy, 22 octobre 1962 (Origine
Cliotexte : )

 

Des deux côtés on mobilise. Des manœuvres militaires sont organisées en Floride par l’U.S. Navy alors que de son côté l’Armée Rouge est mise en alerte. Flottes et sous-marins des deux camps se retrouvent face à face au large de Cuba. Le monde entier suit la situation avec épouvante. L’ONU par l’intermédiaire de son secrétaire général le birman U Thant tente une médiation qui n’aboutit pas. La troisième guerre mondiale est imminente.

 

 L'une des photos présentée au public



Mais on continue heureusement à négocier entre la Maison Blanche et le Kremlin. Pas directement car il n’y a pas encore de ligne directe entre les deux lieux de pouvoirs mais par l’intermédiaire des ambassadeurs et des ministres des affaires étrangères qui font la navette entre Kennedy et Khrouchtchev.

 

Au final les deux hommes malgré les conseils de ceux qui poussent à la guerre (comme Castro qui envoie une lettre en ce sens à Khrouchtchev),  préfèrent arriver à un accord qui permet aux deux camps d’éviter la guerre sans perdre la face. L’URSS retire ses fusées, alors que les Etats-Unis s’engagent à ne pas intervenir directement contre Cuba. De plus ils enlèvent des missiles installés en Turquie. L’Union Soviétique sort néanmoins affaiblie de cette affaire, cela contribuera au futur remplacement de Khrouchtchev, deux ans plus tard. Cuba reste jusqu’à nos jours sous un embargo très strict des Etats-Unis.

                    " D’accord monsieur le président nous sommes prêts à négocier". Daily Mail 1962



Mais on n’est vraiment passé à deux doigts de l’affrontement nucléaire. Les deux dirigeants comprennent qu’ils doivent désormais dialoguer directement pour éviter à l’avenir de frôler à nouveau l’abîme. Une ligne spéciale est posée entre les bureaux des deux chefs d’état : le téléphone rouge (en fait un gros télex gris mais la presse américaine fantasme sur cette ligne directe avec les "rouges" et le nom va rester). Désormais le monde entre dans une phase de détente.

Pour compléter :
Le site du mémorial de Caen propose une
musée interactif sur cette crise.
Un reportage d'époque de Radio Canada qui illustre bien la tension palpable.

 
Enfin pour détailler cela plus en image, un documentaire qui revient sur la crise plus en profondeur. Attention il dure une heure mais il est prenant.

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 23:48

Après le primaire et le collège, Mr Xavier Darcos, notre ministre, continue son œuvre de démolit… euh de reforme du système scolaire en lançant quelques ballons d’essais autour de la future réforme des lycées qui doit être entamée dès la rentrée prochaine. Comme d’habitude, rien n’est officiel mais on laisse fuiter les informations de manière à tester les réactions sur ces projets.

 

Le mot d’ordre de cette reforme semble être "assouplissement". Moins d’heures, plus de choix dans les matières et les options, la possibilité pour l’élève de construire un enseignement à la carte.

Hélas, sous l’apparence de l’assouplissement se cache surtout une réduction des horaires et donc de postes (car les économies dans la fonction publique sont la priorité absolue de ce gouvernement et il y a fort à parier qu'avec la crise financière où l’on doit renflouer notre système bancaire ne va pas arranger les caisses) avec au passage forcément une simplification des programmes

 

La réforme du lycée, prétend donc permettre l'émergence d'un lycée plus souple et une plus grande autonomie des lycéens. Le volume horaire par semaine doit tomber à 27 heures mais par contre on ne touche pas au calendrier général parfaitement aberrant (notamment ces deux mois d’été) et davantage dictés par les impératifs du ministère du tourisme que par le bien être des élèves.

 

Autre nouveauté: l'année se divisera en semestres et non plus en trimestres. Comme en université, le lycéen devra choisir dix-huit modules par an. Un bien beau casse tête à mettre en place en moins d’un an. En seconde, les matières dureront trois heures chacune (soit donc pour l’histoire –géo 1h élève en moins et 2 heures profs en moins): les mathématiques, le français, deux langues vivantes, l'éducation sportive et l'histoire géographie resteront indispensables. Physique, SVT, Education civiques deviennent facultatives. L'élève devra compléter ce tronc commun par des modules "d'exploration" (matières artistiques, scientifiques ou technologiques) et d’accompagnement (soutien individualisée).

 

Puis en 2010 et 2011 ce sera la reforme des premières et les terminales avec là encore un tronc commun  et des modules d’exploration et d’accompagnement. Surprise, l’histoire géo et les maths ne sont pas dans le premier projet de tronc commun. On parle par contre du droit et de la philo dès la première. Les filières actuelles (L/ES/S/STI/STT) jugées trop contraignantes sont remplacées par des dominantes humanité et arts, sciences de la société, sciences, technologies. Comment ça, on dirait les anciennes filières dont on aurait juste changé le nom. Mais puisqu’on vous dit que ça change !

 

Ce n’est pas que les professeurs soient hostiles par principe aux reformes, il y a pas mal de choses intéressantes dans ce projet notamment autour de l’accompagnement et de l’autonomie des élèves.

 

Mais annoncée dans une telle précipitation et dans un flou aussi artistique, cette réforme a de quoi faire peur. Certains syndicats ont déjà quittés la table de négociation. De plus, malgré les dénégations et les paroles bienveillantes, les postes de professeurs vont continuer à se réduire comme c’est déjà le cas à Vizille (notamment 1/2 poste en histoire) et comme dans toute la France. 11200 postes en moins l’année dernière, 13500 annoncés à la rentrée prochaine. Et puis on charge encore la barque pour les professeurs. Beaucoup de classes à petits horaires ou à la carte donc pleins de programmes différents et d’aides individualisées à préparer dans l’urgence (on ne les connaît pas encore) des tas de copies et d’heures de conseils de classe en plus. Surcharge de travail non payée bien entendu puisque ce n’est qu’un réaménagement de notre service.

Le Journal du dimanche rapporte cette phrase révélatrice d’un conseiller du ministre :
"La réforme se veut au service des élèves, elle n'est pas motivée par des questions budgétaires, réplique un proche de Xavier Darcos. Cela dit, si l'on peut en même temps réformer et réduire les coûts..."

L'avis très drôle de Jean-Christophe Diedrich sur la question.

Pour ma part j’en profite au passage pour saluer et souhaiter un prompt rétablissement au proviseur du lycée Louise Michel de Grenoble, violemment frappé par une bande de jeunes imbéciles, extérieurs à l’établissement qui s’était lancé le pari idiot de le traverser en mobylette. En voulant empêcher cela, il a été roué de coup par une poignée d’individus et a du être conduit à l’hôpital. Mr Darcos a fait le déplacement ce matin pour apporter son soutien à la communauté scolaire de Louise Michel.

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