Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 06:55

Un travail de Maeva Martel


Le 11 Mars 1985: Gorbatchev est le numéro 1 de l'URSS. Il devient à 55 ans le nouveau secrétaire du Parti Communiste d'Union Soviétique (PCUS), c'est lui qui engage l'URSS dans une série de réformes radicales au nom de la « perestroïka » (restructuration) et la « glasnost » (transparence).

Gorbatchev démissionnera en décembre 1991 après l'effondrement du bloc communiste et il sera donc le dernier chef communiste de l'URSS.

 

« Glasnost » et « perestroïka »: l'URSS entre 1985 et 1991.

 Quelles furent les limites et les contradictions de la politique de Gorbatchev?

 

1.      Des réformes impulsées d'en haut qui ne remettent pas en question les valeurs soviétiques.

 

A) Gorbatchev, secrétaire général du PCUS. (mars 1985).

 

Gorbatchev va dénoncer l'immobilisme politique et constate que la situation économique est désastreuse, il y a beaucoup de gaspillage, de pénurie, de faiblesse de la productivité et de corruption.

 

B) Il veut sauver le pays et régénérer le communisme.

 

Dans ce but, Gorbatchev va chercher à rendre le système plus efficace:

o        il fait appel à la « glasnost » (transparence, c'est-à-dire liberté de parole, suppression de la censure, rétablissement de la vérité historique).

o        Il propose la « perestroïka » (moderniser les structures économiques, permettre le développement de la libre entreprise).

 

C) Mais l'économie est toujours administrée.

 

La réforme que Gorbatchev veut mettre en place n'ouvre pas sur une économie de marché.

 

2.      Gorbatchev a mal mesuré la profondeur de la crise du système soviétique...

 

A) L'échec des réformes.

 

La liberté d'entreprise et l'initiative ne font pas partie de la culture soviétique.

 

B) Le rôle corrosif de la dissidence.

 

En URSS et dans les démocraties populaires, la dissidence, la nouvelle forme de contestation qui s'appuie sur l'exigence du respect des accords d'Helsinki, impose au pouvoir soviétique de se justifier sur la scène internationale.

 

3.      … ni prévu la force du mouvement social.

 

A) La « glasnost » favorise la démocratisation politique.

 

Les réformes constitutionnelles ouvrent la voie au multipartisme et à un régime présidentiel. Le rôle dirigeant du Parti est aboli en 1990.

Gorbatchev trouve une légitimité dans son élection de président de l'URSS par le congrès des députés du peuple le 15 Mars 1990.

Cette démarche est critiquée par ceux qui souhaitent l'ouverture libérale de l'URSS, tel Eltsine.

 

B) Gorbatchev face au mouvement social.

 

Le mécontentement social dû à la pénurie s'amplifie. Pour contrer ce mouvement, Gorbatchev durcit son attitude: il interdit la grève, rejette le programme de transition accélérée vers l'économie de marché, tout cela dans les années 1990.

 

C) La contagion révolutionnaire gagne l'URSS.

 

A parti de 1989, la contestation du modèle soviétique se développe dans les démocraties populaires et se propage dans les républiques baltes.

Elle résulte d'une convergence de facteurs:

La politique de désarmement destinée à réduire les dépenses militaires allège la pression soviétique.

L'abandon de la doctrine de la souveraineté limitée, dès 1987, laisse espérer un retour à la liberté politique pour chacune des démocraties.

Le réveil des populations civiles (qui osent manifester leur soif de liberté et leur rejet du système économique et social) déborde les dirigeants communistes.


L'opposition des Eglises (catholique en Pologne, protestante en RDA) canalise et donne force au mécontentement général des populations.

                                        _____________________________________

Un travail intéréssant bâti sur un plan ordonné mais qui m'arrive très tard, sans sources ni iconographie. D'autant qu'il s'inspire vraiment beaucoup d'un article paru sur le site operavenir.com

Quelques compléments pour comprendre pourquoi les réformes de "Gorby" vont  à la fois réchauffer les relations devenues très tendues avec les Etats-Unis et précipiter l'effondrement de l'URSS.

M. Gorbatchev rencontre le président américain Ronald Reagan pour s'accorder sur la réduction de l'armement nucléaire

Lorsqu'il arrive au pouvoir en 1984, l'URSS sort d'une crise de succession infernale : Leonid Brejnev, vieux et malade d'un cancer depuis des années meurt en 82,  ses successeurs Youri Andropov puis Konstantin Thernenko sont tout aussi vieux et meurent dans l'année qui suit leur élection.  A 54 ans Gorbatchev  incarne une nouvelle génération de dirigeants soviétiques et une volonté de changement dans le pays. C'est un économiste réaliste qui a dans les années 70 réalisé une étude montrant que l'économie soviétique se faisait distancer par toutes les économies occidentales. Mais c'est aussi un pur produit du système soviétique et un communiste convaincu. Il est l'homme qui doit permettre non pas de supprimer le communisme mais de l'améliorer.

 

En effet plus rien ne va en URSS, la guerre d'Afghanistan s'avére être un bourbier, les contestations dans les pays d'Europe de l'Est comme à l'interieur de l'état soviétique  ne cessent de se développer. Technologiquement l'URSS peine à rattraper l'avance des Etats-Unis comme leprouvera la catastrophe de Tchernobyl . Mais c'est surtout dans le domaine économique que les difficultés s'accumulent.

Les magasins sont vides, la production insuffisante, la corruption gangrène les plus haut sommets de l'état (la propre famille de Brejnev a été mise en accusation). Les difficultés sont telles que l'URSS doit importer des céréales occidentales pour nourrir sa population. Presque 25 % du budget  passe dans les dépenses militaires. Soit à cause de la guerre afghane, soit pour essayer de suivre la course à l'armement imposée par les Etats-Unis (notamment le projet d'Initaitive de Defense Statégique, alias projet "guerre des étoiles"  autour d'un hypothétique réseau de satelittes capables d'abbattre des missiles nucléaires en plein vol).

Les réformes "glastnost" et "perestroika" tentent de remettre de l'ordre dans le pays et de relancer l'économie mais ce faisant elles placent Gorbatchev dans la nécessité de négocier une nouvelle détente et un désarmement avec les Etats-Unis. Notamment pour obtenir une aide financière et technologique de l'Ouest. Les entreprises occidentales arrivent à l'Est mais en contrepartie, Gorbatchev doit lacher du lest sur les droits de l'Homme. Ces rencontres avec Reagan permettent de faire retomber l'atmosphère de tension de la guerre froide, Gorbatchev et sa caractéritique tache de naissance sur le front devenant très populaire à l'Ouest (on le voit ici caricaturé dans le dessin animé les Simpson au début des années 90). Il recevra le prix Nobel de la paix en 1990 pour son action en faveur du désarmement.

La politique de transparence permettant la contestation du régime, les opposants vont s'engouffrer dans la brêche. Les nationalistes baltes ou ukrainiens, mais aussi les réformateurs qui entendent rapidement se débarasser du système soviétique et qui vont se regrouper autour de la figure de Boris Eltsine, pourtant membre important du parti en Russie. Les contestations sont de plus en plus fortes et Gorbatchev ne veut plus utiliser la force comme ses prédécesseurs pour les mater.


C'est dans cette atmosphère de fronde qu'éclate en novembre 89, la crise qui va précipiter la chute de l'URSS . L'ouverture du mur de Berlin. Gorbatchev la souhaitait mais n'imaginait pas qu'en laissant détruire ce symbole du système soviétique, c'est tout le communisme qui allait tomber avec. Gorbatchev est de plus en plus fragilisé. Les communistes traditionnels l'accusent d'avoir précipité la chute du système, les réformateurs groupés autour d'Eltsine l'accusant de ne pas aller assez loin dans les réformes.

                            Eltsine et Gorbatchev

Il est définitivement décrédibilisé lorsqu'en août 91, des militaires tentent un coup d'état pour rétablir le communisme pur et dur. Enfermé par les putchistes dans sa résidence secondaire, il voit Eltsine devenir le symbole de la résistance contre le coup d'état, ce dernier ralliant les soldats à sa cause et faiusant échouer la tentative. Le 25 decembre 91, n'ayant plus guère de crédit auprès de l'opinion,  il démissionne. Dans la foulée la dissolution de l'URSS est prononcée par les partisans d'Eltsine qui devient président de la Russie nouvellement redevenue indépendante alors que de l'Ukraine au Kazakhstan, des républiques autonomes se forment. Gorbatchev se retire alors de la vie politique, se consacrant depuis à des conférences, notamment en occident. Il a tenté sans succès de fonder un parti néo-communisteen Russie en 2001.

Gorbatchev ne voulait pas la fin du système soviétique mais telle une cocotte minute, dès qu'il a relaché la pression qui maintenait le couvercle sur le pays, c'est tout l'URSS et son  modèle communiste qui a été emporté.

                               

Partager cet article

Repost 0
Published by Mr Tribouilloy - dans Le système soviétique
commenter cet article

commentaires

lolodu85 17/01/2017 09:54

je surf sur le net et toa ? xd

lilipoune 17/01/2017 09:53

oui lol tu fais koi

lolodu85 17/01/2017 09:52

Merci lilipoune, je me coucherais moins bête ce soir. lol

lilipoune 17/01/2017 09:51

*vigoureux lolodu85

lolodu85 17/01/2017 09:50

Bonjour je trouve cela très rigoureux comme texte, je suis actuellement en bac professionnelle commerce et j'ai 18 ans. Bonne journée