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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 22:32

Réaliser un croquis est une épreuve qui apparaît toujours impressionnante parmi les épreuves du bac. Pourtant c’est un exercice beaucoup plus simple qu’on ne croit si on respecte un certain nombre de règles élémentaires.

Ce que dit le Bulletin Officiel:
"Réalisation d’un croquis de géographie :
À partir de ses connaissances et en réponse à un sujet donné, le candidat réalise un croquis de géographie accompagné d’une légende organisée.
Le sujet porte sur l’un des thèmes ou ensembles géographiques définis par le programme. Il ne comporte pas de document si ce n’est, éventuellement, quelques brèves données statistiques. Il est accompagné d’un fond de carte. "

 

Soyons clairs, le nombre de croquis qui peuvent tomber au bac est relativement limité et malgré des formulations qui peuvent parfois effrayer, on ne demande généralement qu’un nombre restreint de cartes à retenir, une douzaine pour les S. une grosse quinzaine pour les L./E.S. 

UEcroquis.jpg

Un exemple de croquis organisé, sur le site de l'académie de Versailles (cliquer pour agrandir)

C’est un exercice qui s’apparente à la composition dans le sens où il repose essentiellement sur vos connaissances et votre capacité à construire un plan logique et cohérent. Donc commencez par lire le sujet et vous poser les mêmes questions que me demande t-on ? Quelle en est la problématique ? Quelles en sont les limites géographiques (le fond de carte vous apporte normalement une aide indéniable pour les déterminer).

Au bac vous pouvez compter sur 1 h. à 1h30 pour faire cette épreuve. Bien sûr, on ne peut pas se passer de connaissances précises : les noms des villes ou des pays et leur localisation. Vous serez aussi jugé sur ce genre de connaissances de base…

Les logiques internes de la plupart des croquis reposent sur des notions de hiérarchisation (intensité du développement, taille des villes, dynamisme des espaces), de contacts (la notion d’interface montre particulièrement les espaces frontaliers ou maritime ou se font les échanges), de centres et de périphéries (le Nord-Est américain par rapport au reste du pays) et d’échanges (flux en tout genres).

 

Commencez par la légende au brouillon. Vous n’avez qu’un fond de carte et pas de rechange, ce n’est pas le moment de vous tromper en le massacrant d’entrée de jeu. Vous allez regrouper logiquement vos connaissances et construire le raisonnement interne de votre légende. Elle se découpe en grandes parties (4 maximum), parfois, mais pas toujours, découpées en sous-parties. On peut y placer une bonne douzaine d’informations logiques, guère plus, sous peine de devenir illisible.

 

Une fois que vous avez regroupé les informations au brouillon, vous pouvez passer à la légende au propre. Elle peut comporter 4 types de figurés.

 

- Les zones : désignant des espaces (pays/régions). Utilisez en priorité des couleurs. Des hachures peuvent en second lieu permettre de croiser deux informations sur le même espace. Si vous avez une hiérarchie entre ces zones, pensez toujours en terme de dégradé de couleur du plus important au moins important. La combinaison classique rouge/orange/jaune est un incontournable qui fait toujours son petit effet. L’équivalent du dégradé pour les hachures est de jouer sur l’espacement de celles-ci. Attention toutefois à rester lisible car les hachures ont vite tendance à surcharger un croquis.

 

-Les points : (villes/ lieux remarquables, centres de décisions et autres) Il s’agit là d’un lieu à dessiner. Des ronds, des carrés, des étoiles mais toujours des symboles abstraits. Faites varier leur taille pour en indiquer l’importance, leur couleur pour symboliser quelque chose.

 

-Les traits: symbolisent des coupures (limites Nord Sud, frontières, limites entre régions) ou au contraire des regroupements de pays (l’ALENA...)

 

-les flèches : symbolisent des flux. Echanges, migrations etc… Là encore leur grosseur peut permettre de montrer l’importance du phénomène. Faites-les simples et relativement droites.

 

Une fois équipé de tout ça, vous pouvez passer au croquis proprement dit. D’abord au crayon à papier (contour des zones, puis figurés ponctuels et flux), puis quand vous êtes sûrs de votre coup, faites-le au propre. Ne laissez pas d’espaces en blanc non expliqués. De même tout dessin doit se retrouver dans la légende.

 

Les noms ne se mettent qu’en dernier. Faites simple, écrivez horizontalement et de préférence en majuscule. Vous pouvez éventuellement faire varier la couleur du nom pour indiquer une information supplémentaire mais celle-ci doit se retrouver dans la légende. Seule exception, les fleuves qui peuvent être en bleu (tout comme les mers et les lacs) et suivre le cours d’eau.

Si vous craignez de surcharger votre travail, vous avez parfaitement le droit de faire une nomenclature, c'est-à-dire de remplacer les noms par des numéros que vous listez dans un coin de votre croquis.

 

N’oubliez pas le titre ! Et soignez l’esthétique. Utilisez des crayons de couleurs, proscrivez les cartes faites au feutre ou au stylo. Dans l’idéal, un croquis parfait doit pouvoir être compris sans sa légende : les phénomènes les plus importants doivent vous sauter aux yeux rien qu’en regardant la carte et la logique interne du raisonnement doit apparaître d'elle-même.

jpg_DP_8056_Organisation_territoire_usa.jpg(cliquer pour agrandir)

Pour approfondir : des propositions de croquis de terminales
sur Clioweb
Sur le site Annejo

Les animations powerpoint d'Educreuse

 

 

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Published by Mr Tribouilloy - dans Méthodologie
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