Un travail de Hayette Kouadri
(TL)
Mardi 11 septembre 2001, un Boeing de la compagnie American Airlines heurte l’une des deux tours du World Trade Center à New York. Dix minutes plus tard, un deuxième avion arrive droit sur
l’autre tour. Une demie heure plus tard, un troisième avion s’écrase sur le Pentagone (ministère de la défense à Washington. Au total, on dénombre
plus de trois milles morts, les chaînes de télévisions du monde entier ont transmit l’attaque en direct et ne cesse depuis de repasser les images des deux tours qui s’effondrent. New York,
capitale économique, et Washington, capitale politique ont été frappés. Jamais les Etats-Unis n’avaient subi sur leur sol un attentat de cette ampleur, ce qui leur a fait réaliser que malgré la
victoire de la guerre du Golfe, ils restent un état vulnérable. Cet attentat est revendiqué par Ben Laden et son mouvement terroriste Al Qaïda. Voilà
que surgit un terrorisme nouveau, une guerre asymétrique encore mal connue, contre un état, voir une civilisation.
Le président, George W. Bush, élu en 2000, et son gouvernement préparent la riposte. Ce sera la guerre contre les Talibans, elle commencera deux semaines après les attentats et entraînera la chute du régime islamique en Afghanistan. En mars 2003, c’est au tour de l’Irak de Saddam Hussein d’être l’objet d’une offensive victorieuse des forces américaines. À l’étranger, la guerre en Afghanistan suscite l’adhésion d’une grande partie de l’opinion mondiale, contrairement à la guerre d’Irak qui creuse un fossé.
Pourquoi donc?
Que revendique le président en allant en Irak?
Son intervention était-elle justifiable?
Les deux tiers des américains croient que Saddam Hussein détient des armes de destruction massive et apporte son concours au terrorisme. Cette idée change la politique étrangère des
Etats-Unis : leur politique étrangère est centrée autour de la guerre au terrorisme. Elle vise à détruire les régimes jugés dangereux, les « états voyous » (rogue states), qui mettent en péril la paix dans le monde et la sécurité des Etats-Unis, à les remplacer par des démocraties, à livrer une guerre
totale aux pays, aux mouvements qui combattent les valeurs occidentales capitalistes. Pour éviter qu’un nouveau 11septembre ne se produise, il convient de déclarer lorsqu’elle est indispensable,
ce que Bush va appeler la « guerre préventive » ; c’est la justification que donne alors Bush de son offensive contre l’Irak, en dépit des réticences de bon nombre de ses alliés,
Français et Allemands notamment.
Ce néo-conservatisme américain souhaite exporter les idées et les pratiques qui fondent la culture américaine.
Combien cela va coûter au monde ?
Des raisons officieuses doivent être prises en compte. Des enjeux politiques, religieux, économiques et militaires.
Le premier enjeu est politique, les Etats-Unis souhaite exporter leurs idées, leur mode de vie, leur occidentalisme et leur capitalisme afin de contrôler les régimes islamiques.
La raison religieuse est la lutte contre les extrémistes radicaux musulmans qui soutiennent le terrorisme, Bush, se prenant pour un justicier, souhaite rétablir une liberté religieuse dans des pays où musulmans, juifs et chrétiens cohabitent depuis des siècles (…)
Troisième raison. Le pétrole. L’Irak étant le deuxième exportateur mondial de pétrole, les Etats-Unis souhaite s’emparer des puits afin de payer l’armement américain grâce à l’Irak, et ainsi faire d’énormes économies.
Les enjeux militaires existent grâce à la position géographique de l’Irak, en plein milieu de Moyen-Orient, là où l’Iran doit se tenir à carreaux, là où les palestiniens vivent sous la menace d’une offensive américaine en faveur d’Israël .
Cette guerre n’était pas
justifiable car premièrement, aucune arme de destruction massive n’a été découverte, à tel point que les Etats-Unis et les Royaume-Uni ont abandonné les recherches, l’occupation existe toujours à
tel point aussi, ne l’oublions pas qu’ils exploitent les ressources irakiennes notamment le pétrole qui a fait l’objet d’importantes installations de
firmes américaines en Irak, une guerre civile opposant musulmans chiite et sunnite a éclaté, pour la prise du pouvoir, afin de rétablir un régime religieux, les estimations disent le nombres de
morts à 150 000, 4000 soldats morts au combats, ce qui déclencha un retournement de situation du peuple américain qui devient peu à peu anti-guerre.
L’Europe fut divisé en deux, entre états pour et états contre l’intervention, 2.5 millions d’irakiens on fuit le pays pour aller en Syrie, Turquie,
Jordanie. Une augmentation des dépenses militaires, un mensonge sur les raisons officiels de l’offensive, ainsi que la démission de plusieurs membres de la Maison Blanche ont remis en cause la
politique de Bush dans le monde entier.
De nombreuses raisons comme celle-ci ont fait ressortir les raisons officieuses de Bush pour « coloniser » l’Irak.
Aujourd’hui, 65% des américains pensent que cette guerre n’était qu’une erreur, 25% des anciens soldats sont aujourd’hui sans abris et non pris en charge par l’état.
Aujourd’hui, Barack Obama, nouveau président des Etats-Unis, à promis un retrait des troupes américaines qui se
fera progressivement en 16mois, mais tout en gardant un certain contrôle afin d’éviter que ce pays nouveau désormais, tombe aux mains de n’importe qui.
L'explication la plus probable de l'invasion de
l'Irak est l'engagement du Régime "néoconservateur" de Bush à la défense de l'expansion territoriale israélienne (une pensée pour la Palestine). Il n'existe pas un seul néoconservateur qui ne
soit allié à Israël. Israël espère voler toute la Cisjordanie et le Sud du Liban pour son expansion territoriale. Un régime colonial américain en Irak ne protège pas seulement Israël contre des
attaques, mais exerce aussi pression contre la Syrie et l'Iran pour qu'ils ne soutiennent pas les Palestiniens et les Libanais. La guerre d'Irak est une guerre pour l'expansion territoriale
d'Israël. La "guerre contre la terreur" de Bush est un bobard qui sert à couvrir l'intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient pour le compte du "grand Israël".
Je rajoute à ma dernière opinion sur la guerre trois liens vidéos dailymotion, "envoyé spécial, mai 2008", sur le mensonge de la guerre, afin de justifier ma décision finale.
Première partie - Deuxième partie - Troisième
partie
J'aimerais terminer par cette vidéo du clip de Médine, "11 septembre", j'ai eu la chance de connaitre ce rappeur l'an dernier lors d'un concert à bourg en bresse et
petit à petit j'ai lu entre les lignes de ses paroles cette chanson retrace le monde depuis le 11/09/01.
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Tout arrive à qui sait attendre (bon, un peu longtemps, mais quand même), puisque
paradoxalement alors que ton travail fut l'un des premiers à m'être parvenu, c'est celui qui chronologiquement s'insére en dernier, avec plusieurs ajouts successifs. Un sujet récent où les
polémiques et les prises de positions parfois radicales ne manquent pas. Il y a pas mal de bonne choses dans ce travail notamment dans toute sa première partie. J'ai rajouté quelques
illustrations pour compléter un peu l'ensemble. Mais comme toujours dans les affaires de géopolitique internationale il faut aussi savoir se méfier des manipulations et des raccourcis
faciles. Des méchants et des gentils, des musulmans forcément tous terroristes assoiffés de sang et du grand complot israélien qui manipule les Etats-Unis pour dépecer la Palestine. Autant
de thèmes politiquement porteurs qu'on se renvoie à la figure, qui permettent de manipuler le bon peuple et qui laissent le champ libre à tout ceux, politiciens nationalistes, religieux
fanatiques et marchands d'armes qui prospèrent sur ce terreau.
Comme souvent il n' y a pas de raisons uniques à cette intervention. La politique américaine menée par le président Bush s'inspire fortement du thème du choc des civilisations développé par Samuel Huntington. Les attentats du 11 septembre comme tu le rappelle ont traumatisé les Etats-Unis, frappés sur leur sol pour la
première fois depuis Pearl Harbor en 1941. Pour l'opinion publique, les pays musulmans ont été montré du doigt comme des responsables collectifs sur le thème. Les Etats-Unis ont décidé
d'intervenir dans cette région pour non seulement combattre le terrorisme, nouvelle obsession américaine mais aussi parce que l'idée de la "guerre préventive" est devenue le modèle militaire
américain : Ne plus attendre d'être attaqué les premiers mais prendre les devants. Après avoir renversé le gouvernement taliban en Afghanistan, le gouvernement républicain a voulu faire un
exemple pour montrer aux "états voyous" que s'en prendre à eux était une très mauvaise idée. Jusqu'à l'aveuglement semble t-il.
Le président Bush : "C'était marrant, maintant voyons si nos services de renseignement avaient bon."
Sur le paperboard de Condeleeza Rice (secrétaire aux affaires étrangères) : "Doctrine Bush : 1 -Tirer 2- Poser des questions."
L'Irak de Saddam Hussein constituait une cible privilégiée en effet le pays était soupçonnée par les experts américains (semblent-ils largement intoxiqués par des opposants irakiens désireux
de se débarasser de Saddam Hussein pour prendre le pouvoir) de vouloir developper des armes de destructions massives depuis sa défaite lors de la guerre du Golfe. Les raisons que tu avances au
début de ton texte sont réels dans l'esprit des stratéges du Pentagone, pour lutter contre le terrorisme et assurer l'approvisionnement pétrolier dans la région, établir par la force un
gouvernement démocratique pro-américain était dans leur optique logique. On peut aussi retrouver une raison plus personnelle de l'administration Bush de venger l'affront fait au père du
président, Georges H. Bush qui avait mené la guerre du Golfe mais n'avait pu déloger Saddam Hussein du pouvoir. Un echec qui lui avait coûté sa réelection .
Le principal ratage des américains lors de la préparation de cette guerre en 2003 est de n'avoir pu
entraîner l'ONU dans cette aventure. La France, l'Allemagne et la Russie qui avaient soutenu l'intervention en Afghanistan sont cette fois-ci beaucoup plus critiques, remettant en cause les
arguments américains et faisant valoir une position multilatéraliste dans cette affaire.
Cela va créer un fort ressentiment aux Etats-Unis, les conservateurs
américains dénonçant pour l'occasion la "trahison" française dans la guerre contre le terrorisme en appelant au boycott des produits français. Dans le même temps de grande
manifestations anti-guerre se déroulent dans les grandes capitales du monde. Dans le même l'anti-américanisme se développe.
Le secrétaire d'état à la défense Colin Powell présentant à lONU des germes du virus de l'anthrax prétendument fabriqués en Irak. Une information mensongère apprendra t-on plus tard
qui poussera Powell qui s'estima trompé par les services de renseignements à démissioner du gouvernement Bush.
Au final, l'intervention américaine partit en Irak sans accord international. Malgré l'arrestation et l'exécution de Saddam Hussein, l'intervention américaine se solda par un semi-échec, les
divisions internes notamment entre les communautés chiites, sunnites et kurdes ont transformé le conflit en guerre civile et le nouveau gouvernement élu s'avéra assez vite corrompu et
paralysé. Après 6 ans de présence américaine, les attentats déchirent toujours le pays. L'image des Etats-Unis fut passablement salie par les révélations de tortures pratiquées
dans les prisons américaines en Irak .
Avec le recul, les observateurs internationaux estiment que les années Bush sont probablement parmi les plus catastrophiques pour le rayonnement des Etats-Unis dans le monde et pour la stabilité
internationale. Le nouveau président Obama doit gerer un héritage compliqué.
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Sous la conduite de Tito, le pays semble trouver son unité et une voie originale entre les blocs
occidentaux et soviétiques. "La Yougoslavie a six Républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un seul parti." déclare le Maréchal Tito dont la forte
personnalité fédére le pays. Si le régime est bien communiste, les européens peuvent sans problème venir faire du tourisme sur les superbes plages de Croatie.
Poutine marque diplomatiquement une certaine
rupture avec l'Occident, contrairement à son prédécesseur Eltsine qui passait les intérêts du pays parfois en second plan. Avant la fin de son mandat, il met en place deux lois, l’une qui
considère comme valide le scrutin quelque soit la participation et l'une pour interdire les manifestations le jour des élections.
La situation de la Russie s'était nettement dégradée: l'économie socialiste s'étant effondrée face au modèle capitaliste. Le puissant état soviétique n'était
plus là pour assurer emplois à vie , logements et système de santé gratuit pour tous. Au contraire, la corruption et la criminalité explosent, les sous-marins nucléaires rouillent dans les ports
faute d'entretien, soldats et fonctionnaires ne sont plus payés, l'espérance de vie recule et un certain nombre de fortunes se bâtissent très vite sur les ruines du système sans qu'on
sache toujours avec certitude d'où vient l'argent. Les soupçons s'accumulent sur Boris Eltsine lui même qui doit faire face à des soupçons grandisssants de corruption. (photo: Eltsine
et Poutine au moment de la passassion de pouvoir)
Lorsqu'il arrive au pouvoir en décembre 1999, Poutine est un
inconnu en Occident. Par son parcours dans l'ancien KGB, il représente en fait les anciens responsables du parti communiste qui veulent reprendre les rênes du pouvoir pour mettre en place un
régime fort qui doit permettre à la Russie de reprendre sa place de grande puissance face aux Etats-Unis. En septembre 99, une vague d'attentats extrémement violents ensanglantent les grandes
villes du pays. Attribuée aux séparatistes tchétchénes, un petit état autonome de la Fédération de Russie dans le Caucase, elle est l'occasion pour Vladimir Poutine d'envoyer l'armée mater
dans le sang la revolte tchétchéne et par là même de jouer sur la fibre nationaliste toujours très forte en Russie. Il faudra "buter les terroristes jusque dans les toilettes" déclare t-il. Des
déclarations martiales qui font forte impression et contribuent à changer l'image de l'obscur fonctionnaire en un chef charismatique, ceinture noire de judo et combattant émérite.
Mr Xavier Darcos, notre ministre l'a confirmé avec un certain fatalisme dans
un entretien accordé hier soir à France 2 : il va être impossible de conserver un taux de réussite global d'environ 85 % à l'examen.
C’est principalement avec la candidature de la Turquie que la question s’est
posée de savoir si, oui ou non, cet Etat pouvait être inclus dans l’UE malgré le fait de son éloignement. En effet, la Turquie n’est pas un Etat au cœur de l’Europe, mais dans sa périphérie. Mais
dans les faits, l’UE n’est qu’une construction mentale, qui n’est délimitée par aucune frontière concrète de l’Asie. Et du fait de ce flou autour de l’UE, des pays africains méditerranéens
déposent eux aussi leur candidature. Dans ce cas, il est clair que ces Etats font partie du continent africain, mais pour la Turquie, cette question reste incertaine. De plus, la Turquie est un
point stratégique, qui s’ouvre directement sur le Moyen Orient et ses mines de pétroles.
Un bon travail qui analyse assez bien la situation
actuelle de l'euro, monnaie volontairement maintenue à un cours élevé pour éviter l'inflation par la Banque Centrale Européenne de Francfort, institution dont l'indépendance est garantie dans les
textes européens. J'ai juste changé le graphique pour en mettre à long terme un plus parlant.
Nadège Chambon est chargée d'études à « Notre Europe », laboratoire
d'analyse et de proposition politique fondé par Jacques Delors qui se consacre à penser l'unité européenne, où elle est responsable du programme de recherche PAC 2013. Elle déclare au cours d’un
dialogue avec une chaîne de télévision agricole qu’« il y a un désaccord historique entre la France, qui est le premier bénéficiaire des aides de la PAC, et la Grande-Bretagne, qui est un
pays moins agricole. La Grande-Bretagne est très précautionneuse par rapport à la question du rabais britannique et de la question de sa contribution au budget communautaire. Ces deux pays
s’affrontent depuis des années sur le niveau du budget de la PAC ». Ces divergences entre la Commission européenne et la France, ont surgi dès le milieu des années 60, quand le président de
Gaulle refusa par deux fois l’entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE, craignant notamment une remise en cause des intérêts agricoles. Un autre problème majeur se pose dans les relations
complexes de l’Europe et la Grande-Bretagne, étant cette fois-ci géographique, et pas des moindres.
D’autre part, d’un point de vue géographie, la frontière qui sépare la
Grande-Bretagne et la France est de moins en moins distincte. La notion de frontière est, aujourd'hui, en pleine redéfinition. Autrefois ligne de séparation, quasi physique dans certains cas à
l'image du rideau de fer, la frontière représente désormais une ligne beaucoup plus floue. Elle est de nos jours à la fois une frontière administrative et un espace d’échanges économiques. En
effet, la Manche connaît un trafic maritime dense pour les marchandises et y compris pour les personnes et les clandestins. La frontière entre la Grande-Bretagne et la France est désormais moins
un espace d'opposition, de séparation, qu'un espace d'échanges qui connaît de multiples relations plus ou moins compliquées. Aujourd'hui, la Grande-Bretagne est arrimée à l'Europe, ne serait-ce
que par l'intermédiaire du tunnel sous la Manche. On évoque désormais, à l'heure de l'Europe, la notion d'« eurorégions » où les frontières, héritages de l'Histoire, n'ont plus vraiment
de réalité. Autre conséquence de cette séparation, le détroit du Pas-de-Calais, un lieu de commerce, de transit,
La fluctuation des cours entre la livre et
l'euro.







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